ACTE II, SCÈNE III
sci<:ne III.
Li;S Mkmks, DAVID, enl'rouviant la porte du fond et tenant quelques journaux.
DAVID , h nii-voii.
Milatly?
LADV AKNA, tressaillant.
Que veux-tu?
YOFJ>ACK , vivement.
Est-ce; (|ite ton maifre?...
DAVID , s'approchant.
Oh! rien... il est tranquille... mais il m'a tleni.nnde ses journaux... ot je ne sais si je dois... d'autant (|u'il y a là dans le Mominij-fost un article...
LAPY ANNA.
Quoi donc?
YOLLACK..
Quel article?
DAVID, lui donnant le journal.
Lisez vou.s-même, monsieur le docteur!
YOLLACK , lisant.
« On assure que l'honorable sir Hernard Ilar- « lci{;h, qui a disparu de Londres depuis quel- « que teiiqis, vit seul, dans une maison du « comte d'Rissex, sous le nom deBridgett. »
LADY ANKA
O ciel !
YOLLACK, continuant.
« On attribue cette résolution sinf;ulièrc à « un desordre dans les idées... un affaiblisse- « ment... »
(Il n aclieve pas et froisse le jniirii.il dans ses mains.) LADY ANNA, avec douleur.
Ah!
YOLLACK.
Voilà donc à quoi servent les journaux chez nous !... divulguer le secret des familles!... faire du scandale!... ils appellent cela de la liberté!
LADY ANNA , en regardant David.
Ah! mon Dieu!... et si cet article tombait entre les mains de sir Wilkins!
YOLLACK.
SiiWUkins?
LADY ANNA
Je ne vous en ai pas parh'... le plus proche cousin de mon mari... un personnage ridicide fpii nous a long-temps poursuivis de ses procès, qui a voulu faire interdire sir Kernard... que sais-je? Nous nous moquions alors de son extravagance... mais aujourd'hui, s'il soupçonnait la vérité!...
Ah diable! le plus proche parent !... d'après nos lois, c'est .à lui que seraient confiés votre mari... sa fortune!
LADY ANNA, vivement.
Sa fortune!.. .ah! qu'il la preiuie!... la mienne aussi... pourvu «|ue l'on ne me sépare pas de mon mari... je lui abandonne tout.
rsib
YOLLACK, vivement.
Kt moi , je ne lui abandonne rien !... des collatéraux, dr-s gens avides, qui auraient intérêt ci prolonger sa démence. (A David.) David... des clievaux,une voiture!
LADY ANNA
Comment?
YOLLACK.
Je vous emmène tous.
LADY ANNA
Où cela?
YOLLACK.
Chez moi , dans ma maison de Blak-IIeath, près de Londres... un air pur, une vue ravissante!... vous y serez seuls, vousn'y verrez que moi... et là, du moins , nous pourrons nous occuper uniquement de lui , et des moyens de lui rendre la raison.
LADY ANNA
Quoi! vous voulez?...
YOLLACK, souriant.
Ah! c'est moi qui commande ici... vous le savez!... pas un mot... Je suis un peu despote de mon naturel.
LADY ANNA
Mais voudra-t-il (juitter cette maison?
YOLLACK.
Cela me regarde.
Air : Prenez bien garde à vous (de Rcauplan). Sans hésiter, soudain Qu'on lu'olicisse !
LADY ANNA
De son destin Soyez le maître enfin !
YOLLACK.
Le sort propice Sur SCS jours veille aussi...
ConqitL'z sur lui...
LADY ANNA, lui tendant la main.
Moins que sur un ami !...
Oui , ])our ap|)ui J'ainiu mieux un ami !
TOLS TliOIS.
Confiance, Espérance !
Nous verrons aujourd'hui Fuir d'avance Sa souffrance , A la voix d'ini ami!
( Lady Anna sort avec David. )
MesesdeeecoMeeeeâseswsvSi
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