SCÈNE XI
Lady AJSNA, puisYOLLACK.
LADY' ANNA. Elle est tombée appuyée contre une chaise. Harleigh ! il ne m'entend plus !
TOLLACK, paraissant au fond et courant à elle. Laàv Anna! que s'est-it donc passé?
LADY ANNA, en larmes.
Ah ! docteur ! je sais tout! il me croit coupable ! moi, moi! qui ne vis, qui ne respire que pour lui , qui donnerais mes jours... !
TOLLACK.
Eh ! qu'importe une opinion qui ne tient qu'à sa folie ?... Une fois sa raison revenue , nous en triompherons.
LADT ANNA, abattue.
Sa raison ! qui pourra la lui rendre?
TOLLACK.
Ce qui la lui a fait perdre... une secousse violente ! une révolution subite, que je ne puis amener, que je ne puis prévoir ! mais qu'il laut que je saisisse... quand elle se présente et que les forces du malade me permettent d'espérer une chance favorable ! c'est un moment terrible ! Moi-même, alors, je l'a voue, j'ai besoin de tout mon courage! (Voyant l'effroi de lady .4nna.) Mais, Dieu merci ! nous n'en sommes
^iTK:
ELLE EST EOLLE.
pas 1;'!... lo plus pressé, c'est de partir d'ici à l'instant mènie.
l.ADY ANNA.
Comment ?
YOLI.ACK.
Ce Wilkins... C'est lui qui a envoyé tout-à- 1 heure !...
LADY ANNA
O ciel I...
YOLLACK.
Il faut lui cehap[)er... J'ai couru dans les environs , j'ai obtenu des chevaux; et dès qu'ils seront arrivés... (Prêtant l'oreille (lu côté de la fenêtre.) Je crois les entendre, ils s'arrêtent à la porte de la cour... Eh ! vite, milady, ce chapeau , ce schall.
LADY ANNA, les mettant précipitamment.
Et Nelly , ou est-elle?
YOLLACK.
Elle part avec nous ! Pauvre enfant ! elle vient enfin de me faire cette confidence qui la rendait si malheureuse... Elle est encore plus à plaindre que vous.
LAnv ANNA.
Que dites-vous?
YOLLACK
Ce jeune homme, ce sir Henri... La voici! pas un mot devant elle ! Je cours chercher votre mari.
(11 fait un pas et s'arrête en voyant accourir Nclly tout effrayée. )
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