‹ ELLENOREChapitre 9 sur 11 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

M. de la Menneraye était jeune, généreux, dans toute la ferveur d'un premier amour. Ses regrets furent sincères. Mais sa famille lui ayant persuadé qu'en laissant mourir EUénore avec le titre légitime de comtesse de la Menneraye, il avait €ssez fait pour elle, les billets de faire part ne furent point envoyés. Frederick retourna en Angleterre, où son éducation et sa fortune lui fournirent une très-honorable existence.

Adolphe, dont madame de Seldorf ne pouvait point se passer comme adorateur, ne fut pas accueilli pour époux. Dans son dépit, ilépousa une fille d*une grande maison, plus spirituelle que jeune et jolie.

Les regrets qu'Ellénore laissa dans le souvenir d'Adolphe, le besoin de parler de son amour, en le flattant, et de celle qu'il avait aimée, sans la faire reconnaître, nous a valu un délicieux roman, écrit par lui, et b^en supérieur à son histoire. Cela est tout simple : l'esprit choisit, l'amitié raconte.

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