‹ Elliott's tales for girlsChapitre 4 sur 5 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Londres: W. DaitoiJ, 58, IJolborn Hill.

vrai

oaadf

ANNS PAREîSSîsnsi:;

L'INDOLENTE CORRIGEE.

Il y avait une petite fille, nommée Anne, que ses parens avaient fait tout leur possible pour rendre habile.

Ils n'étaient point riches et ne pouvaient lui donner de maîtres de musique9de dessin ni pour aucune autre branche d'instruction ou d'agrément, mais ils désh^aient qu'elle connût plusieurs autres choses qui a2

pussent lui donner la vraie eonnaissanee du monde et la rendre une femme utile, et à cet effet son père se donnait beaucoup de peine dans son état, afin de pouvoir payer son école et l'élever d'une manière convenable,

Anne ne manquoit pas de bon sens, car elle avait assez d esprit pour apprendre tout ce qu'il est nécessaire qu'une petite fille sache, mais, hélas, elle était paresseuse, et ne voulait pas se donner la peine de devenir savante.

Croire qu'un enfant puisse trouver de la peine à étudier,

étonnera sans doute, tous ceux qui In^ont cette histoire, car ils auront bu à la fontaine de la science, et ils savent qu'elle offre une source inépuisable de douceurs. Anne écoutait ce qu'on lui disait et se ressouvenait de ce qu'on lui avait expliqué, mais si on lui disait de chercher elle même la vérité, elle se mettait à crier et pensait qu'un livre contenait quelque mal qu'elle gagnerait, si elle l'ouvrait. Ses parens l'envovérent à une bonne école, ou l'on prit beaucoup de peine à l'instruire ; mais le nom d'une leçon ou la vue

d'un livre, la mettait hors d'elle même, leffrayait ou la faisait pleurer jusqu'à la rendre malade.

Un jour elle eut beaucoup de mal aux yeux à force de pleurer sur ses leçons, et elle fut obligée de porter pendant quelque tems une visière verte devant les yeux ; quand elle se trouva un peu mieux, ses parens ne voulurent pas la forcer d'étudier dans la crainte de l'affliger de nouveau et de renouveler sa maladie.

Anne n'aimait pas le mal, cependant son dégoût pour letude était si grand, qu elle

ne se plaignit point d'être retenue à la maison, tandis que c'était la faute de sa seule paresse.

Comme cette jeune indolente était vraiment d'un bon caractère, et qu elle partageait volontiers ses fruits et ses gâteaux avec ses compagnes, plusieurs d'elles vinrent la voir pendant ce tems et cherchèrent à l'amuser et à la divertir, mais il n'y avait aucune d'elles dont la présence lui fit plus de plaisir, que Jenny Bell, petite fille gentille et habile qui demeurait dans la même rue, et elle ne

manquait jamais à venir lui faire visite en revenant de l'école.

Anne apprit de Jenny tout ce qui se passait et pouvait l'amuser, et elle entendit lire plusieurs jolis petits livres dont le contenu lui plaisait beaucoup, quoi qu'elle n'eût pas l'amour- propre de désirer pouvoir les lire elle-même.

Jenny l'aimait beaucoup et ne voulait pas lui faire de peine, sans quoi elle lui aurait répété les remarques malignes mais justes faites par les jeunes écoliéres sur la longue absence d' A une, de l'école d'au-

tant plus qu'elle était moins avancée que plusieurs de ses compagnes plusjeunes qu'elle; et que par conséquent, comme elles le disaient, elle n'avait pas de temps à perdre.

Un jour, après que Jenny eut lu l'aventure de Joseph et de ses frères, Anne exprima le plaisir que cette histoire lui avait fait et manifesta le désir d'avoir pu la lire aussi bien.

'^ Et pourquoi ne le faitesvous pas? (dit Jenny;) Je suis sûre, ma chère Anne, que vous êtes aussi habile que moi, et que si vous vouliez essayer,

vous nous devanceriez bientôt toutes."

Anne sourit et remua la tête ; mais elle dit que quand ses yeux seraient tout à fait guéris, elle lui demanderait son livre.

Ses yeux se guérirent bientôt, et sa mère parla de retourner à l'école ; mais Anne, dont l'amour pour l'étude était passé, l'a pria d'attendre un peu plus long-tems afin qu'elle pût revoir ses livres et rattraper quelque chose de ce qu'elle avait perdu.

Cette demande parut juste et son indulgente méré y

consentit, mais les jours s'écoulaient et Anne demandait toujours un nouveau délai.

jenny eut la complaisance de lui offrir de lui aider à se rappeler des dernières leçons ; Anne ne refusa pas l'offre, mais elles n'étaient pas plustôt assises et le livre ouvert, que la petite paresseuse commençait à bailler et à croire que les caractères lui faisaient mal aux yeux, et alors elle priait Jenny de faire la lecture et de remettre la leçon jusqu'au jour suivant. En vam Jenny lui représentait qu'il valait mieux commencer sur a6

le champ, puisque chaque jour l'avancerait davantage.

Anne était toujours aussi paresseuse, et enfin ses parens trouvant que ses résolutions étaient si faibles, ne voulurent pas attendre plus longtems, mais ils l'obligèrent de retourner à l'école.

Et comment y retourna-telle ? les larmes aux yeux et la pâleur sur le visage. Les plus jeunes enfans présens riaient de voir comme elle paraissait sotte, et apprenaient leurs leçons tout haut, en regardant la paresseuse, comme pour dire — " Quand en ap- ])rendez-vous autant ?"

"Do not (said. her father) , do not say you love and. respect me, ^vh-en. vou. wilL not even improve yourself , to gire me pleasiirejyet lam never idle on.your account ,

aad , " -f^ P^9^ ^^■

Z(5i//«!r^« : William. Dartou; al the Kepertory of Çrexâsxs-, âS.Hi'lborn HiU.

L*on doit bien penser que ses parens étaient profondément affligés de sa conduite et qu'ils lui reprochaient de manquer à son devoir envers eux. " Ne dites pas (dit son père), ne dites pas que vous m'aimez et me respectez, quand vous ne voulez pas même profiter, pour me faire plaisir ; cependant je ne suis jamais paresseux pour vous, et, si je pouvais voir mon enfant prendre plaisir à étudier, je ne me soucierais pas de la fatigue des affaires, car le travail me paraîtrait doux, s'il répondait à un tel désir.

Anne écouta ce reproche et pensa qu'elle était fâchée de le causer, mais son regret s'évanouit aussitôt que son père eut quitté la chambre.

Elle prit son syllabaire pendant quelques minutes, mais comment aurait-elle pu lire des mots si difficiles à moins que de les avoir étudiés jour et nuit, et pour le certain cela aurait rendu ses yeux pires que jamais ; c'était à la vérité bien mal de la part de ses parens de s'attendre à la voir pâlir sur un livre, quand ils avaient vu le mauvais effet que ses preoiiéres études avaient produit sur ses 3 eux.

Mais ici Arme s'était trompée, car ce n'était pas l'étude, mais un caprice d'enfantjparce qu'on lui avait dit d'étudier, qui lui avait fait du mal.

Anne était une très jolie petite fille, et c'est pourquoi elle attirait souvent l'attention des étrangers qui croyaient qu'elle était aussi bonne que gentille.

Un jour une dame vint dans la boutique de son père, et vit Anne sourire derrière le comptoir, elle demanda si c'était la fille de Monsieur Ward, et ayant appris que oui, elle se mit à converser avec elle.

Les réponses d'Anne prouvèrent quelle n'était point ignorante, et la dame ne douta pas qu'elle ne fût une bonne écoliére ; ainsi elle lui fît plusieurs questions sur l'école et les livres, telles qu'elles convenaient à l'âge de sa petite amie. Anne fut muette à toutes ces questions, mais elle rougit beaucoup, ce qui fit croire à l'étrangère que son silence était occasionné par la timidité, et alors elle questionna la mère d'Anne.

11 était très pénible pour cette tendre mère d affliger sa fille, mais elle ne pouvait

en conscience dire un mensonge, c'est pourquoi, contre sa volonté, elle avoua que sa fille ne profitait pas de ses leçons comme elle le devait.

La dame fut bien fâchée et après avoir entendu qu' Anne avait bientôt sept ans, elle déclara qu'elle serait honteuse d'avoir une telle idiotte.

Anne se glissa dans un appartement derrière la boutique, très affectée de cette censure, et quand sa mère lui parla le soir à ce sujet, elle se sentit vraiment honteuse.

Lors qu'elle fut à l'école le lendemain. Anne dit sa leçon a9

beaucoup mieux qu'à Tordinaire^et même elle prit beaucoup de peine à sa lecture, ensorte que Ton disait tout bas à coté d'elle qu'elle s'était corrigée ; mais quand elle fut revenue à la maison et assise pour apprendre la nouvelle leçon qui lui avait été donnée^ il lui sembla qu'il y avait tant de mots et qu'ils étaient si difficiles à prononcer, qu'elle fut persuadée qu elle ne pourrait jamais apprendre une leçon aussi longue, et ainsi la science fut encore renvoyée.

Quelques jours après, comme elle jouait avec Jenny et

plusieurs autres dans un champ hors la ville, un monsieur traversa le sentier, et parut satisfait de leur bonne mine et de leur gaîté ; il s'arrêta pour regarder leurs jeux et à la fin il leur parla. Jenny étant la plus grande, il Ta prit pour l'aînée, et lui adressa quelques questions conformes à son âge ; ses réponses furent modestes et convenables, et il lui dit qu'elle était une petite fille très savante; de Jenny il fut vers les autres jeunes filles et leur promit à chacun un sou, si elles pouvaient épeler certains mots.

Une si belle récompense

les engagea toutes à faire attention, et pas une ne perdit le sou.

Lorsque l'étranger s'était avancé, Anne s'était écartée de Tagréable partie de peur qu'on ne lui demandât aussi à épeler.

D'abord l'éiranger ne l'apperçut pas, mais quand il eut jeté les yeux sur ses beaux traits, il observa, qu'une si jolie petite fille devait faire son devoir et obéir à ceux qui avaient la bonté de l'instruire, c'est pourquoi il ne douta pas qu'elle fut une bonne écoliére.

Il e^t inutile de dire corn-

ment Anne se trouvait pendant ce discours, car un enfant qui a des sentimenset du bon sens peut deviner et deviner juste ; mais si elle avait les joues rouges et les yeux baissés, elle parut encore plus coupable que sotte, lors qu'il lui dit son nom et la pria de l'épeler. Anne balbutia deux ou trois lettres, mais elles étaient toutes mal placées.

Cependant le monsieur ne pouvait croire qu'elle fut assez ignorante pour ne pas pouvoir épeler un simple mot, et pensant qu elle manquoit de courage pour parler, il la pria

doucement de prendre son tems et de réfléchir avant de parler; mais il vit qu'il était inutile d'attendre, ainsi tirant une carte de sa poche, il lui dit de la lire. L'impression de cette carte était unie et simple, pas de mots fleuris^ ni de changement dans les caractères, cependant Anne ne lut qu'un seul mot, et ce mot était — beurre.

'^ Pauvre enfant, (dit l'étranger,) je crois cju'elle n'a pas de parens pour l'envoyer à l'école."

Anne, quoique ignorante, était satisfaite de dire qu'elle

avait les meilleurs des parens, et quand elle fut obligée de dire leur nom, Tétranger fut tout étonné car il savait que son père était un digne homme, et adroit dans le commerce.

Hélas ! dit-i]^ que je le plains de n'avoir qu un enfant, qui n'est pas assez savant pour lire le nom de son plus proche voisin ; car la carte que je vous ai montrée porte le nom et la profession de Jean Watson dont la boutique joint celle de votre père.

Anne pleura et baissa la tête, mais celui qui la réprimandait ne lui montra aucune pitié

parce que il n'y avait point d'excuse à sa faute.

En s en allant il promit aux enfans de les régaler de cerises la première fois qu'il passerait par là, et dit à Jenny qu'il lui apporterait un livre d'hymnes, parce qu'il était certain qu'un pareil présent lui plairait mieux que des friandises.

Toute reconnaissante que fût la bonne Jenny pour cette attention, elle sentit beaucoup pour son amie Anne, et les larmes lui vinrent aux yeux quand elle l'entendit pleurer haut,

Anne ne mentait jamais,

ainsi quand ses païens lui auraient demandé pourquoi elle avait pleuré^ elle le leur aurait dit, mais quoi qu'ils s'apperçussent que ses yeux étaient rouges, quoi qu'ils crussent que l'école en était cause, ils ne firent que soupirer et ne dirent rien.

L'étranger tint sa parole, les enfans furent traités avec des cerises, et Jenny eut un livre d'hymnes ; mais elle était trop sensée pour en faire parade . devant Anne, c'est pourquoi elle ne lui en parla pas ; mais les petites filles ne purent se taire, elles vantèrent

le présent, et encore plus quand elles scurent que l'étranger était un homme riche et bon qui était venu demeurer dans une belle maison prés de la ville.

Depuis ce jour Anne regarda dans ses livres plus qu'elle n'avait jamais fait ; mais ayant été si long-tems paresseuse, il n'était pas aisé de vaincre ses indolentes habitudes, et quand elle vit combien elle avançait lentement, ses forces l'abandonnèrent et elle désespéra d'être savante.

A ce moment Jenny vint la voir ; et la trouvant si oc-

ciipèe, elle fut très satisfaite, l'assura qu elle était bien corrigée, et que dans peu de tems elle ne penserait pas quil y eut un mot difficile dans le syllabaire. Anne contente de l'entendre parler ainsi, commença à prendre courage.

Pendant deux jours elle dit sa leçon sans fautes, et les louanges de sa maîtresse d'école lui firent un sensible plaisir.

Le second jour elle revint à la maison, la figure rayonnante de joie, ses parens n'étaient pas moins contents; ils em-

brassèrent et bénirent leur enfant, comme si elle leur eut fait une grande faveur et Anne fiére de leurs remereimens, se trouva si heureuse, qu'elle résolut de ne plus négliger Fétude à l'avenir.

Elle était un jour occupée à travailler à côté de sa mère, lorsque Jenny vint en hâte lui annoncer une grande et bonne nouvelle.

Anne, empressée d'apprendre la nature d une telle nouvelle, mit son ouvrage de côté et pria son amie de la lui dire promptement.

" Eh ! bien, vous allez en-

-She was one dav sitting' at >roTt bv tke side of lier motlier.wlieii Jenny came inliaste to teH great and.

o'ood- nevrs '.'

se^ page 28.

Z^^n.William Darton^at tiie Repertorr o£ C^,»xxs,S8BolbornmU.

tendre, (dit Jenny,) Madame Oakes est arrivée de Londres à son château et se propose de donner une fête à tous les en fans de la ville et de son village. Mes frères et moi sommes invités et vous le serez aussi ; car elle a dit qu'elle allait venir exprés chez vos parens."

Anne pensa que c'était vraiment une bonne nouvelle, car cette dame était une des meilleures femmes du pays et sa maison et son parc étaient si beaux, que c était une fête de les voir.

Avant le soir Anne fut comptée au nombre des con-

vives et comme les autres très impatiente de voir arriver le jour qui promettait tant de plaisir.

Madame Oakes dit qu'il faudrait une semaine pour préparer la tente qu elle voulait faire élever dans la grande prairie du parc, et pour faire les bons pâtés et les gâteaux, ensorte que si les jeunes gens trouvaient que la fête tardait à arriver, ils se flattaient que la joie qu elle leur donnerait, les dédommagerait complètement.

Les parens d'Anne étaient trop sages pour penser à lui donner de beaux habits, com-

me si e]le était aussi une grande dame; ils savaient qu'être bien propre suffisait pour un enfant de sa condition et le plus sûr moyen de s attirer le respect; et, pour rendre justice à Anne, elle n'avait pas les moindres notions d'orgueil; c'est pourquoi elle ne demanda rien autre chose qu'une robe simple et des souliers neufs.

Chaque jour amenait un nouveau détail des préparatifs de la fête. L'un avait vu le haut de la tente blanche sous la quelle on devait dîner : un second petit nouvelliste avait entendu qu'il y aurait vingt

tartes aux raisins de corintbe et beaucoup de veau rôti ; enfin chacun savait ou s'imaginait avoir deviné quelque chose de ce qui devait avoir lieu, et toutes les petites têtes du village étaient folles de plaisir.

Mardi vint, et alors il n'y avait plus qu'un jour pour que celui si désiré arrivât.

Anne, qui maintenant, s'était sérieusement appliquée à son livre, apprit sa leçon pour le lendemain, et alla dans le champ rejoindre ses compagnes d'école.

En chantant et en dançant, elle arriva à la place bien

connue, mais elle fut très surprise de voir un cercle de figures graves, aulieu d'être joyeuses. Avant de pouvoir exprimer la surprise qu'elle ressentit, Henry Jones s'écria, " O ! Anne, il y a de mauvaises nouvelles, pas de fête au parc de Madame Oakes, pas d'amusement Jeudi ; tout notre plaisir est évanoui." " Evanoui, (dit Anne,) d'un ton affligé ! comment cela?"

^' Venez avec moi, (dit Jenny,) je vais vous l'expliquer, car ma mère a entendu les raisons de la bouche de Madame Oakes elle-même."

Anne ne fit point de ré-

pHqoe, mais elle prit le bras de son amie, qui lui apprit que la maladie subite du fils de la bonne vieille dame l'avait promptement rappelée à la ville, mais que s'il se rétablissait, elle n'oublierait pas sa promesse ; et " J'espère, (ajouta Jenny,) qu'il se rétablira pour le bonheur de cette dame qui fait tant de bien aux pauvres et à nous enfans."

Anne le désira aussi, mais fut fâchée qu'il fallût attendre pour leur fête. "" Cependant, (dit Jenny,) je suis presque contente que cela soit différé, à cause de vous." Anne très-

saillit. " Oui, ma chère Anne, à cause de vous, car Madame Oakes a Fintention de nous entendre lire et épeler, nous les aînées, et de nous faire des questions sur ce que nous avons appris; et celles qui feront bien recevront de beaux prix. Ainsi, vous ne vous êtes pas beaucoup occupée de vos livres excepté depuis peu, et vous ne pouvezpeut-être pas lire aussi bien que vous le voudriez, et cela me ferait de la peine de vous voir renvoyer sans avoir un prix; mais je suis sûre que quand notre bonne amie reviendra le mois prochain,

vous aurez fait tant de progrés, qu'il n'y aura rien à craindre pour votre succès, et quand je vous entendrai louer, cela me donnera beaucoup de plaisir." Anne embrassa sa bonne Jenny, et l'assura qu'elle s applique rait entièrement à l'étude tous les jours, jusqu'à ce qu'elle pût paraître à la fête avec espérance de réussir, sinon à gagner un prix, au moins, à montrer qu'elle n'était plus une petite indolente.

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