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Eloge d'Emile Zola

Trois ans ont passé sur le jour de deuil où, devant la traîtrise de la destinée, nous avons uni notre douleur à la vôtre. Aujourd'liui comme alors, c'est vers vous ({ue va tout d'abord notre pensée dans l'hommage que nous rendons à Emile Zola : car vous avez été la compagne admirable de sa vie, de ses luttes, de son labeur, de son effort jamais lassé. Vous l'avez assisté à tous les instants de sa montée héroïque vers la gloire, et vous l'avez accompagné jusqu'au seuil même de la mort.

* et je «lis ^'*" ''''

Aussi, Madame '''ae tous les jeunes

^■êtreencela'merprète ^^^^^

hommes ^^ ^^tcit P-^o^«' ' '^ '"'"', si fier de P-^^"^.^^ ^^ ^ Jre toute notre adnou. gardons a son «u,^^

iniration et toute notre ^^ ^^^^^ ^^^^^

nous croyons obe^ a Bon,^ votre en vous demandant le r P ^^spi.

P---tcrdr^o:nentetd'a«ecrait de respect, ae tion-

saOi

^LOGE D'éMILE ZOIA

Mesdames, Messieurs,

Pourrions- nous l'oublier jamais, ce g

jour (le douleur où tous nos cœurs se sont I

serrés à l'unisson? La terrible nouvelle éclata, et vint nous frapper d'épouvante ; tous, en cet instant, nous nous sommes trouvés réunis par une commune tlé^olation : l'angoisse qui nous étreignait ensemble nous rapprocha davantage, et un lien fraternel et sacré parut s'établir entre nous, autour du grand mort que nous vénérions comme un père intellectuel, et comme le plus puissant, le plus vaillant, l|

le plus digne des maîtres de notre pensée.

Nous nous retrouvons ici, fervents et fidèles, sans que le temps écoulé ait en rien atténué notre deuil ni notre découragement de ne plus voir au milieu de nous celui qui, dans la lutte des idées, nous entraînait par sa bravoure autant que par

ELUor. - -

septembre veste pour ^^ ^^,,.,

3i poignant, q'ul«« «° ^^„p3 les plus

rr:;:ern:o::::tpu.a.per.ansnotre

^^^-^^'^ '' 1 convenait à notre tr.sconsolation qui con ^^ ^.^^^ ^^^1-

tesse : car il «-^"^^^^'t profonde et grave ciues heures ouunejo^eP

^intseméleranotreaffl ^.^^^^^^^,.

Je veu. parler dejap^^^^, fils, servait Paris au plnj J .^^^^ ^^.^e

Vous vous la rappelé^' ^,^^ ^^^.^^^

apothéose telle que lb^^^^^^^^,He point de sevnhh^le paris. ^^ ^ ^,.^^^

des lettres et des art . ^.^^ ^^^, hommage et aussi dans^ ^^^ j^

de justice et de repaatin.^^^^^

plus sereine io^'"^' , et recueillie,

U:«ne^^«^°^^Xrriè"e-saisonrayon-

^\'T^:TZ^^i^^'^'''' ^- roses

offertes Le ciel {^anluit assez d'écliit pour prêter toute sa magriificence à cette fête de la mort et assez de douceur voilée pour n'en point troubler la douloureuse splendeur. Jamais la nature, en deuil de son plus fervent poète, ne s'était faite aussi belle pour le couronnement d'un héros.

Alors, Messieurs, nous avons vu s'écouler d'innombrables légions d'hommes, (jui pleuraient avec nous celui que le monde venait de perdre : et notre désespoir put un instant nous semljjer moins lourd, d'être partagé par une telle multitude.

Il se pressait là des ouvriers, des artisans et des hommes d'étude; les uns étaient venus du cœur de Paris, ou des faubourgs que Zola avait ardemment glorifiés; les autres accouraient des usines lointaines ou des provinces reculées ; d'autres avaient franchi les frontières pour apportera notre maître un suprême salut. Et, tandis que chacun détilait devant lui, les fleurs s'entassaient à ses pieds, les fleurs déposées une à une par des mains

ÉLOGE DKMILE ZOt^

. .. les humbles fleurs dont U laborieuses, les ^hommage . . •

eût préféré à tout a^^^^^,,,ieurs, Trois années on pu p ^.^^^^^,3

,, couronne de^g^^reH^%^^,^p,,,tounait alors a E^''^ ^ ^^^ ^uvre.

ÉLOGE d'l'MILR ZOLA H

Mesdames, Messieurs,

Les jardins, eux aussi, ont leur douleur comme ils ont leur allégresse. Et j'imagine qu'il y a trois ans la détresse ne l'ut en aucun lieu du monde auî>si poignante qu'en ce jardin de Médan, où la veille même le poète avait donné à ses roses d'automne un dernier souriie de tendresse, un souiire d'au-revoir qui, hélas, était un adieu. Ailleurs, les hommes s'agitaient, dans l'émoi de la catastrophe, et le monde retentissait une fois encore de son nom illustre. Ici, toutes les choses gardaient l'empreinte de sa volonté ou de sa rêverie ; mais personne ne foulait plus les allées silencieuses, et le cabinet de travail, dressé lù-haut en pleine lumière, était vide pour jamais.

Qu'il dut paraître morne et charg»'» d'an-

goisse,cepur-l..leia..n^sertoùJe^^ lurs tardives s'ép ora nt e m^^^^ ^^ lentement au. P em.e ^^ ^^ ^^,,,, u

l'^"^«-"f'^rde sa pensée; les Pl>^s a^altétélasledesap ^.^^^^p^,^

puissantescreat.onsdesoJ^.^.^^^.^^^^^

naissance en ce lieu, lorsque

furent façonnées pour ^^^. ^..^

^°''""* '; de ses personnages immorquelques-uns de ses p ^^^^ pennes tels, tragiques ûg'^'^^,^ , __ Thérèse

ou tendres fig'?-^^ J^ f^Jette enthou- BaquinetBeaeeSaccard^ ^^^^ ^^ p^^.

^^^^^^^^Touts't autres, depuis la

sionnee. ^^'^f ^ .^ Marianne Froment triste Gervaisejusqu a ^^ ^^^^^^

se sont éveillées ICI a la clan vivante. Abl Messieurs. sUj^^^^^^^ etlescentainesdecreatur '^ ^^^,,

féconde i"«P-^X,;rer autour de ces 30irde détresse sevoq^^^^^^^^.^

Sm:n!ï:ur?Unité aveugle et

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