NARCISSE MICHAUT. XIX
cris ne troublent les matelots. J'ajoute enfin que cetuy-là nest pas un citoyen inutile qui donne V exemple d'une vie paisible, d'un esprit calme et d'une innocente rêverie. »
Les dieux jaloux réservaient h cette jolie bluette un épilogue singulier. L'histoire en est contée par Narcisse lui-même dans une seconde publication intitulée : La Lune et M. Sarcey, ou les Dangers de la précipitation '.
M. Sarcey avait été charmé qu'on eût tant d'esprit en province. « C'est la plus aimable et la plus légère des fantaisies », écrivait-il dans le XIX^ Siècle du 20 août 1874. ^^f ^^^^ ^^ relevant quelques oublis dans les citations de l'auteur, il en citait avec un réel plaisir plusieurs passages, et entre autres les lignes sur les passagers qui restent sagement dans leurs cabines. Deux jours après, c'était une autre note. M. Sarcey avait d'abord jugé l'œuvre par le portrait qu'il s'était fait de l'auteur. « C'est probablement, me disais-je, quelque ancien magistrat, homme d'esprit comme il y en a tant dans nos tribunaux de province, et grand amateur de l'antiquité grecque et Jatine. Il a pris sa retraite, et au lieu d'occuper ses
' Paris, Berger-Leirault.