APRIL
DISCOURS PRÉLrWlNAIRE:
C*£sx toujours au sein de la persécutioa qu'on a vu briller de l'éclat le plus pur la religion d'un Dieu mort sur la croix , et la sainteté de ses dignes ministres. Si l'on parcourt les annales des premiers siècles de notre Eglise, n'éprouve-t-on pas un sentiment d'intérêt et d'admiration plus vif en cojitemplant les chrétiens confesseurs et martyrs sous un Dioclétien ou un Galerus , que lorsque l'on yoit , sous un Constance, l'hérésie, l'ambition et les vices des cours diviser les fidèles et se glisser parmi les prêtres de cette même religion , victorieuse du paganisme et assise sur le trône des Césajifs ?
ij DISCOUUS
Mais de toutes les persécutions qu'a subies le christianisme , de toutes les atteintes qui lui furent portées depuis Arius jusqu'à Luther et Calvin , aucune ne fut plus cruelle et plus dangereuse que la lutte que ^ pendant le siècle dernier , la foi de nos pères a soutenue , non plus contre la rage sacrilège de quelques princes , mais contre Tindifférence générale des %it et ûé lèuts ministres ; ûôn plu$ contre ces hétéfiië», qui du moins reconnaissaient un Ûieu éVle Chtîst , mais contre cette incrédulité qui , iSoas le masque tmposant de h philosophie , dierait saper les bases de toute foi religieuse , t^ les fondefnens de Tordre iioeîaî.
Datfs tel état déplorable des choses de la Tclîgîoti , dans ce siècle impie où la terre semfcïMt ée faire gloire de feùier le Ciel, le Ciel *ut pitié de la terre. Dieu , pour sauver lœuvre 'tfe la Rédemption , suscita sur la chaire de ■^înt Pîeite une suite de pontifes dont la foi islîftcère , dont les Vertus sans reproche fussent une protestation , pour ainsi dire vivante ,