PRÉLIMINAIRE
contre rindiffér^nce et 1 impiété alors eu, vogue daa& le monde. Dieu lew doniia les lumières néces^^aires pour bleu apprécier Te^r prit du ^ècle et bien coan^ître les en^emi^ q^u'îls ayaient à combattre. U leur iûapiri^ surtout cette modératioa qw , en politique'» conquiert le plus souvent ce qu*i^He seinble abitndonner : auaai raaceQd^ut ptrs0nsiel dan derniers papes est-^il devenu la.p^oipale força du Saint-oSiége ; et l'estime qu'inspirait leuir c^actère même à leurs plus audacieux enne« mis » a soutenu Tespoir des fidèles i ^ sûiuf eiit ébranlé la fausse conviction des impiw.
En effet » le siècle passé n'a vô négn^r que des papes qui pouvaient honoser la tiare. H était dé|à bien loin. le temps de ces pontifes dont les scandales épouvantaient lachrétientéi et doot Ts^mbitio» h oowrait 4^ «^ng et 4^ deuil. I^e .chri#tianisB[^ , à «QP di^-^J^uitt^o^e Siècle , retrouvait daas i«# tic^ire^^ de JFésiwr Christ ces vertus paternelles t cet asçend^^t moral qui avaient mérîtq i^ui:, prenûers suc-
h DISCOURS
cesseurs de saint Pierre un empire TOlonfaîre sur les esprits et les cœurs, avant qu'ils partageassent avec les rois la souveraineté temporelle. Quels doux et précieux souvenirs de piété , de sagesse , de savoir , d'esprit et d'aménité se rattachent axix noms de ces papes dont les règnes paisibles s'écoulèrent comme de beaux fours sans nuage ! Le dixhuitième siède s'ouvre par l'élection d'un Clément XI , dont la modestie refusa longtemps la tiare qu'il devait porter avec tant de dignité. Le pieux Innocent XIII ne paraît ensuite sur le tTÔne que pour faire regretter la mort prématurée qui l'enlève à l'espoir des Romains et du monde catholique. Après lui vient Benoît XIII » que la réunion de toutes les vertus chrétiennes , que son zèle pour le dogme et pour la discipline auraient fait mettre au nombre des plus grands papes , s'il n'eût pTostitué sa confiance à un ministre avide et sans foi (i). Clément XII , qui lui succède ,
(i) Le cardinal Goscia.