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fondateurs d'empires qui ont fait l’his- toire et ont cherché à découvrir les lois de l'harmonie universelle.
Les années de collége sontuneseconde gestation de nous-même ; d'enfant que nous y eu£trons, nous en gsortons des hommes tout armis pour pSnétrer.dans la sociét5, qui est une lice. Nous y entrons par différents chemins et à des titres divers. Heureux sont ceux-là qui comme le jeune Charest, y arrivent et y marchent, en portant dans les plis de leur manteau, pour tout glaive, des paroles de paix et des actes de charité |
Quelqu'un nous racontait avoir rencontré un jour le Révérend M. Charest, de rotour d’une fête remarquable qui avait rassemblé au collége de Nicolet en 1866, tous les anciens élèves qui y avaient suivi leur cours d’études depuis soixante ans, date de la fondation de ce collége. Cela fut splendide, paraît-il, émouvant à l'extrême. Parmi tous ces hommes remarquables ainsi réunis, qui traversaient la vie dans des positions plus ou moins élevées, il y en avait de jeunes encore, à l’œil vif; il y en avait aussi des vieux aux mêches blanches, ou au crâne dénudé ; les uns avaient le pied ferme, la parole haute, tandis que d’au-
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tres penchaient évidemment du côté où il nous faut tous tomber, un jour ou l’autre, La réunion était affectueuse et paisible, mais quand, au milieu du calme, une voix mâle et sympathique d’orateur s'éleva pour redire les jours passés, ressusciter les jeunes souvenirs, chanter la paix et le calme qui règnent dans ces vieux murs de Nicolet, rappeler la bruyante allégresse d'autrefois, tous ces hommes gais ou graves, droits ou courbés se redressèrent, se revirent jeunes et semblèrent retremper dans ces chaudes effluves qui venaient du passé, leur cœur fatigué, leur âme plus ou moins endolorie.
Tous ces hommes, à la voix du souvenir, pleurèrent de vraies larmes de joie, les meilleures et les plus consolantes...….
Le Révérend M. Charest ajoutait :
“ Cette réunion d'amis et de vieux compagnons fut une idée charmante et a été l’un des moments les plus heureux de ma vie! Quel calme on ressent dans
ces vieux murs, et que les cieux y sont grands et cléments ! ??
Ses études collégiales terminées, M.
Charest fut tonsuré et fit sor cours de théologie au grand sém'naire de Nicolet, à l'exception des trois derniers mois qu’il passa au séminaire de Québec.