LE PAPE ET LA RÉBELLION
C'est à l'état des choses au Mexique qu'est due l'intervention dans nos affaires intérieures du pape de Rome, qui la poussa au point de saluer, lui seul de tous les souverains d'Europe, le chef des États confédérés du titre de président et ses adhérents du nom de nation, et d'inviter par lettre deux grands prélats catholiques des État-Unis à conseiller la paix, dans un moment où ce mot avait pour sens, la victoire de la sécession. Mais les événements ont leur marche ordonnée d'en haut, la bénédiction papale donnée à l'archiduc Maximilien a été impuissante à faire revivre au dix-neuvième siècle, un système ecclésiastique qui datait du seizième, et elle n'a eu pour résultat que de démontrer une fois de plus que sans la liberté religieuse il ne saurait y avoir de prospérité dans l'État.