NOTI-S
par quelques-uns de ses contemporains les plus distingués. Il s'est félicité toute sa vie d'avoir eu ce courage.
Page 7. — ...La joie et la ressource de sa jeunesse.
Il se lit par là un talent qui lui resta propre, celui d'enseigner incontinent tout ce qu'il apprenait, et au moment où il l'apprenait. Ceci lui donna un cachet qu'il conserva toute sa vie, et qui plaisait à la jeunesse.
Page 12. — ... Faire payer son acquisition à un Corps...
Il fut reçu docteur en médecine en 1808.
Page 1-4. — ... Cette découverte fut une catastrophe pour nos vieilles Facultés...
Voyez mon livre intitulé : Histoire de la découverte de la circulation du sanij . Paris, 1857 (seconde édition).
. Page 15. — ... La belle découverte de Pecquet put à peine sauver son nom de V oubli.
L'éloge de Pecquet n'a point été fait à notre
rc, NOTES
Académie ; Astruc le nomme à peine dans son Hisloire de laFacidlé de médecine de MojitpeUier , et je n'ai pu trouver nulle part la date de sa naissance.
Condorcct, dans sa Liste des membres de l'andenne Académie, se borne à dire : « Il fit dans sa « jeunesse , étant à Montpellier , la découverte « du canal thoracique et du réservoir du chyle. »
l'ecquet ne fit pas la découverte du canal thoracique, faite près d'un siècle auparavant par Euslachi. Il fit celle du réservoir du chyle. Il ramena, et ceci était le point capital, tous les vaisseaux lactés ou ciujlifères [quAfieWi, qui les avait découverts, croyait encore aller au foie) à ce réservoir, et par ce réservoir au canal thoracique, et par le canal thoracique au cœur, changeant ainsi toutes les idées reçues sur le cours du chijle (voyez mon Histoire de la découverte de la circulation du sang).
Sprengel dit très-bien : « Certainement la dé- « couverte de Pecquet ne brille pas moins dans « l'histoire de notre art, que la vérité démon- « trée pour la première fois par Harvey » (Histoire
NOTRS 157
de la médecine, t. IV, p. 208, traduction française).
Voilà le \rai : la découverte de Pecquet ne le cède, en physiologie, qu'à celle d'Harvey.
Page 15. — ... Alla se réfiigier dans une université nllemande....
A Gœttingue.
Pagfi 1 5. - ... Cest là qiie sous Vins-piration d'Haller.
L'analyse expérimentale des forces vitales commence par les deux beaux mémoires d'Haller sur la sensibilité et sur V irritahililé (voyez mon livre intitulé : De la Vie et de l'Intelligence, seconde partie, p. 69 et suivantes).
Page 15. — Bichat mit en langage technique les idées de Buffon.
Voyez, sur le parti que Bichat a tiré de Buffon, mon livre intitulé: De la Vie et de l'intelligence, seconde partie, p. 17 et suivantes.
Page 16. — L'un de ses condisciples, Le Gallois,...
inS NOTKS
prémrsmr mocksUi des élmle.t modernn .tnr le .s?/.vtème nerveux.
Voyez le livre de Le Gallois, intitulé: Expériences sur le principe de la vie , notamment sur celui des mouvements du cœur, et sur le siège de ce principe. Paris, 1812.
C'est de ce livre, travail consciencieux et profond, que date, en France, l'étude physiologique du système nerveux.
Page 17. — Ce fiU par une critique que M. Magendie commença à se faire connaître.
Voyez son mémoire intitulé: Quelques idées générales sur les phénomènes particuliers aux corps vivants {Bulletin des Sciences médicales, année 1809, p. 145 et suivantes).
M. Bernard, disciple illustre et aimé de M. Magendie, a très-bien résumé le sens de ce petit écrit, qui n'est, au fond, qu'une critique des propriétés vitales de Bichat.
« Pourquoi donc, disait M. Magendie, à pro- « pos de chaque phénomène des corps vivants, « inventer une force vitale particulière et spé-
« ciale? Ne pourrait-on pas se contenter d'une « seule force qu'on nommerait force vitale d'une « manière générale, en admettant qu'elle donne « lieu à des phénomènes différents suivant la « structure des organes et des tissus qui fonc- « tionnent sous son influence? Mais cette fonc- « tion vitale unique n'est-elle pas encore trop ? « N'est-ce pas là une simple hypothèse, puisque « nous ne pouvons pas la saisir ? 11 serait plus « avantageux que la physiologie commençât seu- « lement à l'instant où les phénomènes des corps « vivants deviennent appréciables à nos sens.- » ( Notice srw M. Magendie : Leçon iV ouverture du cours de Médecine au Collège de France, 1856, P-7.)
Page 18. — Par une expérience hardie, M. Magendie supprime les. vaisseaux lymphatiques...
« M. Delille et moi nous séparâmes du corps « la cuisse d'un chien assoupi précédemment par «l'opium; nous laissâmes seulement intactes « l'artère et la veine crurales, qui conservaient « la communication entre la cuisse et le tronc,
« Ces deux vaisseaux furent disséqués avec le « plus grand soin;.... leur tunique cellulaire « fut enlevée, dans la crainte qu'elle ne recélât « quelques vaisseaux lymphatiques Deux grains « d'un poison très -subtil [Yupas-tieaté) furent « alors enfoncés dans la patle : les effets de ce « poison furent tout aussi prompts et aussi in- « tenses que si la cuisse n'eût point été séparée « du corps.
« On pouvait objecter que, malgré toutes les « précautions prises, les parois de l'artère et de « la veine crurales contenaient encore des lym- « phatiques , et que ces vaisseaux suffisaient « pour donner passage au poison.
« Pour lever cette difficulté , je répétai sur « un autre chien l'expérience précédente, avec « cette modification que j'introduisis dans l ar- « tère crurale un petit tuyau de plume, sur le- « quel je fixai ce vaisseau par deux ligatures, « l'artère fut ensuite coupée circulairement ew- « tre les deux ligatures ; j'en fis autant pour la « veine crurale : par là il n'y eut plus de com- « munication entre la cuisse et le reste du corps, « si ce n'est par le sang artériel qui arrivait à la
(( cuisse, el le veineux qui retournait au tronc. « Le poison, introduit ensuite dans la patte, pro- « duisit ses effets dans le temps ordinaire, c'est- « à-dire au bout d'environ quatre minutes. » ( Magendie , Précis élémentaire de Physiologie , tome II, page 265, troisième édition).
Page i9. — M. Maçienclie proiiva, par une expérience décisive ..
« On a cru longtemps que le vomissement dé- « pendait de la contraction brusque et convul- « sive de l'estomac ; mais j'ai fait voir que ce « viscère y était à peu près passif, et que les ve- « ritables agents du vomissement étaient, d'une « part, le diaphragme, et, de l'autre, les muscles « larges de l'abdomen ; je suis même parvenu à « le produire en substituant à l'estomac, sur un « chien vivant, une vessie de cochon, que je rem- « plissais ensuite d'un liquide coloré. » (Magendie, Précis élémentaire de Physiologie, tome II, page 154.)
Page 10. — Parmi de nombreux travaux... On trouvera, ci-après, la Liste de ces travaux.
Mais je crois devoir placer ici un exposé sommaire des principaux, de ceux du moins dont il n'a point été parlé dans VÉlofje.
Mémoire sur l'iisage de l'épUilottf. dans la d(kjhUition. 4813.
Des expériences de ce Mémoire, l'auteur conclut : 1° que l'épiglotte n'est point indispensable à l'intégrité de la déglutition ; et 2° que c'est surtout le mouvement par lequel la glotte se ferme qui garantit le larynx, lors du passage des aliments avalés.
Mémoire sur les images qui se forment au fond de l'œil et sur un moyen très-simple de les apercevoir. 1813.
Ce moyen consiste à se servir, pour l'examen des images qui se forment au fond de l'œil, d'yeux d'animaux albinos (lapins, pigeons, etc. ), dont la sclérotique est transparente.
De l'influence de l'émétique sur l'homme et les animaux. 1815.
Mémoire sur l'œsophage et ses fonctions. 1813.
Mémoire sur ta déijiutition de L'air almos-phériquc. 1813.
Ces trois derniers Mémoires complèleril le Mémoire sur le vomissement.
Mémoire sîir les propriétés nutritives des substances qui ne contiennent pas d'az-ote. 1816.
Le résultat de ce travail est que les substances qui ne contiennent pas d'azote { sucre, gomme, eic. ) sont impropres à la nutrition.
En effet, bien que les animaux soumis à l'expérience aient de ces substances à discrétion, el même qu'ils en mangent beaucoup, ils n'en périssent pas moins tous d'inanition au bout de quelques jours.
11 y a plus, c'est que, quels que soient les aliments employés, azotés ou non, il est nécessaire de les varier.
« Un lapin et un cochon d'Inde , nourris avec « une seule substance, telle que froment, avoine, «orge, choux, carottes, etc., meurent, dit t( 31. Magendie, avec toutes les apparences de «l'inanition, ordinairement dés la première
« quinzaine, et quelquefois beaucoup plus loi. « Nourris avec les mêmes substances données « concurremment, ou successivement à de petits « intervalles, ces animaux vivent et se portent « très-bien. La conséquence la plus générale et « la plus essentielle à déduire de ces faits, c'est u que la diversité des aliments est une règle « d'hygiène très -importante... » {Précis élémentaire de physiologie, t. II, p. 504 et 505.)
l\echerchesphijs ''Mo(jiquesd médicales sur les symptômes et le traitement de la grnvelle. dSiS.
a Les personnes atteintes de la (joutte et de la « (jravelle, dit M. j\lagendie, sont ordinairement « de grands mangeurs de viande, de poisson, de « fioinage et autres substances abondantes en « azote. La plupart des graviers, une partie des « calculs urinaires, les tophus arthritiques, sont « formés par l'acide urrque, principe qui contient « beaucoup d'azote. En diminuant dans le régime « la proportion des aliments azotés, on parvient « à prévenir, et même à guérir la goutte et la
« gravelle. » {Précis élémentaire de physiologie, t. II, p. 503.)
Recherches physiques et physiologiques sur l'ipécaaiana. 1816.
Le résultat de ces recherches, faites en commun avec M. Pelletier, fut la découverte du principe actif de l'ipécacuana ou émétine.
Page 20. — M. Magendieprouva que les artères sont actives, mais par un mode propre.
« Je conclus :
« 1° Que les artères, grosses et petites, ne présentent aucun indice irritabilité K
« £12" que la contraction du ventricule gauche « et l'élasticité des artères donnent une raison « mécanique suffisante du mouvement du sang « dans ces vaisseaux» » (Magendie, Journal de Physiologie expérimentale^ tomel, p; 114.)
* Conclusion trop absolue. On sait aujourd'hui que les artères, surtout les petites, sont irritables. Cela n'empêche pas que leur rôle dans la circulation ne soit principalement dû, ainsi que le dit M. Magendie, à leur élaslicite', à ïélasticilé de leur membrane moyenne, de leur tissu jaune.
Longtemps après, dans une de ses meilleures Leçons au Collège de France, il est revenu sur ce rôle de \ élasticité des arlères dans la circulation, et, cette fois-ci, avec un développement très-digne d'être remarqué.
« Le rôle joué par l'élasticité dans le grand acte « de la circulation est trop important pour que « je ne m'y arrête pas un instant.
« Le cœur, organe central qu'on peut comparer a à une pompe hydraulique, a pour objet de K pousser continuellement, mais par moments (( alternatifs, du sang dans un système de tuyaux « qui va successivement en se subdivisant, et « qu'on appelle artères. Celles-ci se réduisent en « canaux extrêmement déliés, ce sont les vais- « seaux capillaires, pour aller s'aboucher dans « un autre système de tuyaux, les veines, qui « ramènent le sang de la périphérie au centre « commun d'où il est parti : tel est, en grand, le « phénomène de la circulation. On conçoit très- « bien que la contraction du ventricule gauche « soit assez énergique pour lancer le liquide dans « le système artériel; mais son action retentit- « elle jusque dans les vaisseaux capillaires et
(( veineux? Ce problème doit ôlrc anjoiinl'imi
« résolu par l'affirmative '
« Un premier phénomène est celui-ci : le cœur, « chaque fois qu'il se contracte, pousse dans le « système artériel une ondée de sang. Et, comme « cliaque contraction est alternative, il en résulte « que le liquide doit être projeté par un jet sac- « cadé. Cette conséquence est rigoureuse ; voyez « pourtant ce qui se passe dans les vaisseaux où « il circule. Si vous ouvrez une artère près du « cœur, le jet s'échappe par saccades ; si le vais- « seau est loin du cœur, le jet est uniforme et « continu ; si enfin on ouvre une de ces petites « ramifications artérielles qui constituent le ré- « seau capillaire, le sang se répand uniformément « et en nappe. Comment se fait-il qu'une pression « alternative, comme celle de la contraction du « ventricule, puisse à la fin produire un écoule-
« ment continu? Par quel procédé la nature
« parvient-elle à ce résultat remarquable? par « l'élasticité des parois des vaisseaux artériels. « C'est moi, si je ne m'abuse, qui, le premier, ai
' Voyez, sur ce point, les travaux de M. Poiseuille, un flps élèves dont M. Magendie aimait le plus à s'Iionorer.
« insisté sur cette explication toute mécanique, « la seule qui rende un compte exact de ce singu- « lier phénomène. En effet, l'ondée de sang que « projette le ventricule dans l'aorte se fait sentir « dans toutes les artères dont elle distend les « parois ; l'impulsion cesse, mais le courant san- « guin n'est point pour cela interrompu, car ces « parois reviennent sur elles-mêmes en vertu de « leurs propriétés élastiques, et exercent sur ce « liquide une compression énergique. . . » [Leçons sur les phénomè7ies physiques de la vie, 1. 1, p. 171- 183.)
Page 20. — ... Firent remarquer cette suite de recherdies.
En 1814, M. Magendie, qui avait déjà été appelé deux fois par la conscription, fut appelé de nouveau.
Cette fois, l'Académie intervint. Se fondant sur les espérances qu'il donnait, elle demanda son exemption, qui fut accordée par un décret spécial.
« Vous devez celte faveur, lui écrivait le
« ministre, aux succès que vous avez obtenus « dans les sciences. »
Page 21. — ... Selon une expression heureiise de M. Cuvier.
Dans la Dédicace de ses Recherches sur les ossements fossiles.
Page 23. — ...Le prix de phijsiologie expérimentale était établi...
La fondation de ce prix est de 1818.
Page 24. — ... En iM6, M. Magendie avait fait paraître un Précis élémentaire de physiologie.
La première édition est de 1816 , la quatrième et dernière est de 1856.
Page 25. — ... En\^W,ilfondaun Journal de physiologie. . .
Le premier volume est de 1821 ; le dernier de
Page 25. — ...Au moyen desquelles il arrête, accélère ou éteint les forces de la vie.
« J'étais dans le laboratoire de WoUaston,
« occupé à répéter devanlcet illustre observateur « quelques-unes de mes expériences sur le sys- « tème nerveux. Il était surtout désireux de con- « staler par lui-même les effets de la section de la « cinquième paire... J'ouvris le sinus caverneux « ou l'artère carotide, et il se fit une hémorragie « abondante autour du cerveau. L'animal fut pris « aussitôt d'un tremblement convulsif, et il « tomba comme mort AVollaston le regarda « comme tel, et ine pria de répéter l'expérience « sur un autre. — J aime mieux rappeler celui-ci <i à la vie, lui dis-je, et, qui plus est, le faire « courir aussi loin que vous voudrez. Il crut que
« je plaisantais Coupant alors un certain
« point du cerveau, l'animal partit comme un
« trait WoUaston, dont l'esprit, aussi judi-
«t cieux que sévère, était accoutumé à réfléchir, « fut vivement frappé de la certitude et de la « nouveauté de ces résultats. » {Leçons sur le système nerveux, 1. 1, p. 198.)
Pnge 27. — ... S'attacha à V étude du système nerveux.
Son premier mémoire sur le système nerveux
NOTKS
ifoncliom distinctea des racines des nerfs) est du t>'2 juillet 18'22.
Page 57. — Si nous admirons..., disait, il y a deux siècles, le çirand anatomiste Stenon .
Je rétablis ici le passage entier.
« Nous sommes assurés que partout où il y a « des fibres dans le corps, partout elles obser- « vent une certaine conduite entre elles. Si la « substance du cerveau est partout fibreuse, « comme en effet elle le paraît en plusieurs en- « droits, il faut que vous m'avouiez que la dispo- « sition de ces fibres doit être rangée avec un « grand art, puisque la diversité de tous nos « sentiments et de tous nos mouvements en dé- « pend. Nous admirons l'artifice des fibres dans « chaque muscle, combien le devons-nous admirer « davantage dans le cerveau où ces fibres, ren- « fermées dans un si petit espace, font chacune « leur opération sans confusion et sans désordre! »
Voyez l'écrit intitulé : Discours sur ranatomie ■ du cerveau, lu par M. Stenon dans une assemblée chez M. Thévenot, f)M6G8.
Page 28. — Il blâme Hippocrate d'avoir confondu les nerfs avec les tendons. . .
« Nervos Hippocrates tendones appellat. » (De usu partium., p. 210; édition des Junte, Venise, 1597.)
« Sed quod profundos dixit esse eorum dolo- « res , id ab accidentibus quœ plurimis nervis « eveniunt, sumptum est.» (De /oc. «f/ecf., p. 11.)
Page 29. — li blâme Aristote d'avoir pris le cœur
pour l'origine des nerfs. . .
« Aristoteles è corde nervos exoriri asserit
« Judicari à te nervus débet, o bone Aristoteles I « non ex corporis specie, sicut à plerisque è « vulgo et inexercitatis in disputando solet, sed « operatione et usu. » {DeDecret., page 233.)
Page 29. — Galien a, le premier, séparé nettement les nerfs des tendons...
« Nervi putantur ab ignaris ligamenta et ten- « dones. » ( De Method. medend., page 38.)
Page 29. — lia, le premier, vu la vraie origine des nerfs...
« Propriè appellantur Nervi, qui à cerebro ac
« medulla spinali oriuntur. » {De iisu partium, page 210.)
Page 29. — Il a, le premier, posé le problème de la peHe distincte du sentiment et du mouvement. . .
« Ubi verô pars aliqua convulsa est, nervum, « qui ejus motioni deputatus est, aut musculum, « affîci necesse est. Igitur, si ex anatome nervo- « rum ad singulas partes venientium principia « didiceris, meliùs earum et sensum et motum « deperditum curabis. Verùm hsec indeterminala « relicta sunt et Herophilo et Eudemo, qui primi « post Hippocralem nervorum anatomen accuratè « scribentes, non mediocrem medicis dubitandi « occasionem pnebuerunt, quo pacte per nervo- « rum resolutionem interdùm sensus duntaxat, « interdùm motus, nonnumquam simul ambo .'( pereant. Itaque nervorum resolutio potissimùm « dicitur ubi motus deperditus est ; ubi verô parce tium aliquarum sensus periit, eam partem « sensus expertem esse, resolutam verô, non « adeô dicere consuevimus, quamquam sint non- « nulli qui banc affeclionem sensûs resolutio-
NOTKS
« nem vocitant. Nos \ero semper hortamur ni « ciiique qiiidem noininibus pro arbitrio uti « liceat... Primo autem quod nervi per univcrsfc « marius culcm dispersi, quibus senliendi ad ip- « sam facultas defertur, proprias qiiasdam ha- « béant radiées, quodquc nervorum musculos « moventium sunt alia% medici ignorant. » {De loc. affect.y \^age'2i.)
Page 34. — ... Était entré à Vlnfititnl en 1821 . Le 10 novembre.
Page 55. — ... Ses confrères les praticiens V avaient admis dans leur Académie, dès sa fondation.
En 1810.
Page 55. — ... Furent de véritables études.
Voyez, à la suite de ces Notes, la Liste de ses travaux.
Page A\. — ... De la Salpêtrière...
n en fut nommé médecin suppléant en 182G.
Page -il. — ...A l'HôUd-Dieuen 1830.
Où il resta jusqu'en novembre 1845.
Page 45. — ... En deîix ouviwjes séparés...
Voyez, ci-après, la Liste de ses travaux.
Paye 45. — M. Magendie exagère, à son tour, le rôle des propriétés phy.siques.
Un des points sur lesquels il s'est laissé le plus aller à l'exagération en ce genre est celui qui concerne l'absorption, qu'il réduit kV imbibition ; mais, ici même, ce qu'il a eu d'excessif est plus dans les paroles que dans le fond de l'idée.
il appelle l'absorption un phénomène tout pliijsiqiie. En quoi il se trompe ; il n'y a qu'une chose [mrement physique, savoir Y imbibition .
11 dit très-bien : : « Maintenant chacun
« sait que toute substance acide ou alcaline, utile « ou délétère, est absorbée aussitôt qu'elle est « mise en contact avec nos tissus. 11 n'y a donc là « qu'un phénomène d'imbibition, et tout ce qu'on « a dit de l'intelligence des pores n'est qu'un ro- « man aujourd'hui suranné. » {Leç. sur les pliénomèn. pliysiq. de la vie, t. I, p. 14.)
Ce qu'il ajoute, touchant le rôle différent des veines et des vaisseaux lymphatiques dans l'absorption, est encore très-juste.
« Nul doute que les vaisseaux lymphatiques ne « puissent absorber, puisque leurs parois, comme « celles des veines, sont poreuses et susceptibles « d'être imbibées par les liquides avec lesquels « elles se trouvent en contact. Rappelez-vous « maintenant la division que nous avons établie « dans le mécanisme de l'absorption. Nous y « voyons deux phénomènes entièrement dis- « tincts : d'une part, imbibition locale du liquide, « d'une autre part, transport du liquide imbibé « dans le torrent de la circulation. La première « propriété est commune aux deux ordres de « vaisseaux; mais, quant à la seconde, trouvons- « nous réunies dans chacun les conditions néces- « saires pour qu'elle puisse s'effectuer ? Je me « suis assuré que, dans la plupart des circon- « stances, les vaisseaux lymphatiques ne sont « point remplis de liquide, ni traversés par un « courant intérieur ; aussi, le plus souvent ils ne « sont pas, ils ne peuvent être agents de l'absorp- « tion.Les veines, au contraire, chargées de rap-
« porter sans cesse le sang de la périphérie au « centre, doivent, à juste titre, être considérées « comme les voies habituelles par lesquelles les « liquides sont absorbés. » t. I, p. 25.)
Page 44. — ... Car il n'était tl'auaine...
Il est très-vrai qu'il aurait voulu tout expliquer par les forces pkjsiqiies, s'il l'eût pu ; mais il distinguait très-bien, dans l'organisme vivant, le physique du vital. Et qui pourrait les confondre? Tout l'art est de les séparer.
« Commencez toujours, dit-il, par analyser les « phénomènes, par isoler ce qui est physique de « ce qui est vital. » {Leçons sur le système nerveux, t. I, p. 4.)
« Je distingue, dans la vitalité, deux grandes « classes de phénomènes : l'une comprend les « phénomènes physiques, l'autre les phénomènes « vitaux. » {Leç. sur les phén. phys. delà vie,t. II, p. -14.)
« Loin de moi, dit-il encore, d'exagéref l'im-
« portance des explications physiques Ainsi,
« pourquoi, sous l'influence d'une émotion mo- « raie plus ou moins vive, voit-on la face rougir
138 NOTliS
« OU pâlir'.' Il y a là quelque chose de parli-
« euliei-, quelque chose qui n'est pas du domaine « de la physique. l. I, p. 20!2.)
Jl dit ailleurs :
« Chercher à expliquer un phénomène pliysiw que par les lois vitales, uniquement parce que . « ce phénomène se passe dans un corps vivani, « c'estune idée aussi déraisonnable que déparier (< vitalité à propos d'un corps inorganique. » iLeç. sur le syst. nerv., 1. 1, p. 5.)
l'^nfin, sa conclusion là-dessus est que : « Les lois physiques ne perdent rien de leur « empire pour s'exercer dans les corps organisés. « — las observateurs seuls ont manqué, pour « les suivre dans ce monde vivani, ce microcosme V des anciens. Chaque fonction, chaque organe « nous en fournirait facilement la preuve, et ne « se montre-t-elle pas d'elle-même dans les sens, «les mouvements, la voix, la circulation du « sang, etc.? » {Leç. sur les phen. plnjs. de la vie, l. I, p. 510.) .
Page Ab. — A dit k philunophe...
Bacon.
Page 49. — Lui demandnil-oih à son retour.
11 avait été accompagné, dans ce voyage, par M. Natalis Guillot, aujourd'hui l'un des professeurs les plus distingués de notre Faculté.
M. Magendie est mort le 7 octobre 1855.
Charles Bell, né en 1774, mort en 1842, était le quatrième fils d'im pauvre ministre presbytérien du comté de Menteath (Ecosse).
Le second de ses frères, John Bell, devenu professeur de chirurgie à l'université d'Edimbourg, l'appela près de lui, l'initia aux études anatomiques et à l'enseignement. A trente ans, Charles Bell, dont l'extrême susceptibilité souffrait de cette dépendance, vint à Londres. Pendant longtemps il eut à subir la pauvreté et l'isolement. En 1805, il fit paraître son premier ouvrage, VAnatomie expressive. En 1811, il imprima son Esquisse d'une nouvelle anatomie du cerveau. Le peu de succès qu'eut cet Écrit, distribué seulement à des amis et à quelques confrères, le jeta dans un profond découragement.
Nommé chirurgien de l'hôpital de Middlesex, il sembla ne plus se livrer qu'à l'enseignement et à la pratique. Cependant on trouve, dans une de ses lettres, ce passage : « Sous une apparence « d'oubli, je caresse toujours ma grande idée ; « elle m'occupe sans cesse. »
Quelques années plus tard, il écrit à son frère, après une lecture faite à la Société royale : « Je « puis enfin me convaincre que je ne suis pas « un visionnaire. Ma découverte me placera à « côté d'Harvey... Cette affaire des nerfs peut « rester encore longtemps avant de devenir ce « qu'elle doit être, mais mon ambition jouit de « l'idée que j'ai fait la plus grande découverte
« qui ait jamais été faite en anatomie; et je
« ne suis pas au terme. »
Les mémoires de Bell ont été recueillis par son beau-frère, John Shaw. L'ardente polémique, que soulevèrent les vues nouvelles qu'il introduisait dans la science, déplut à son humeur rêveuse et mélancolique, à son amour de la dignité personnelle. Il y resta étranger, et retourna dans son Ecosse, presque dégoûté de l'ambition. « Mon cher ami, » lui disait le vieux professeur
Kynn, « vous no changerez pas. Si vous devenez « vieux, vous serez le même enfant... avec des « béquilles. »
Poétique en tout, il écrivait dans son journal intime, à son départ de Londres ; «( Je me trouve « maintenant comme un oiseau dont le nid se- « raitdans le chapeau d'un écolier.»
Le séjour de la patrie ne changea rien à son humeur. Après avoir rempli à Edimbourg, pendant quelques années, la chaire qu'y avait occupée son fi'ère, il fit un voyage siu^ le continent, li'ltalie artistique obtint la plus grande part de son admiration.
A son retour, étant allé passer quelques jours à la campagne d'un de ses amis, dans les environs de Worcesler, il y fut frappé de mort subite'.
* Voyez, dans la Revue britannique octobre 18i5), une Notice, pleine d'intérêt, de M. Amédée Pichol siu^ Charles Bell. *