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«le Watt, regardent les inventions dent le monde lui est redevable et l'impulsion qu'elles ont donnée aux travaux industriels, comme un malheur social. I les en croire, l'adoption de chaque nouvelle machine ajoute inévitablement au malaise, a la misère des artisans. ( les merveilleuses combinaisons mécaniques , que nous sommes habitués à admirer dans la régularité et l'harmonie de leurs mouvements, dans la puissance et la délicatesse de leurs effets, ne sciaient que des instruments de dommage; le législateur devrait les proscrire
avec une juste et implacable rigueur.
Les opinions consciencieuses, alors surtout qu'elles se rattachent à de louables sentiments de philanthropie , ont droit à un examen attentif. J'ajoute que de ma part cet examen est un devoir impérieux. J'aurais négligé, en effet, le côté par lequel les travaux de notre illustre confrère sont le plus dignes de l'estime publique, si , loin de souscrire aux critiques de la préoccupation, je ne signalais de tels travaux à I attention des hommes de bien, comme le moyen le plus puissant,
un rentable fantôme. Je pe demanderais pas mieux que de le croire et, alors, je supprimerais très-volontiers tous mes raisonnements, bons ou mauvais. Malheureusement, des lettres que de braves ouvriers m'adressent fréquemment , M>it comme académicien, soit comme député; malheureusement, les dissertations ea professo et assez récentes de divers économistes, ne me laissent aucun doute sur la nécessite de dire encore aujourd'hui , d>- répéter sous toutes les formes , que les machines n ont jamais e'té la cause réelle et permanente des souffrances d'une des classes les plus nombreuses et les plus intéressai! tes de la soi iété : que leur destruction aggraverait l'état présent des choses ;que ce n'est nullement de ce côté qu'on trouverait le remède à des maux auxquels je compatis de toute mon âme.
le plus direct, le plus efficace de soustraire les ouvriers à de cruelles souffrances, et de les appeler au partage d'une foule de biens qui semblaient devoir rester l'apanage exclusif de la ricbesse.
Lorsqu'ils ont à opter entre deux propositions diamétralement opposées; lorsque l'une étant vraie, l'autre est nécessairement fausse, et que rien, de prime abord , ne semble pouvoir dicter un choix rationnel , les géomètres se saisissent de ces propositions contraires ; ils les suivent minutieusement de ramifications en ramifications; ils en font surgir leurs dernières conséquences logiques; or, la proposition mal assise et celle-là seulement, manque rarement de conduire par cette filière, à quelques résultats qu'un esprit lucide ne saurait admettre. Essayons, un moment, de ce mode d'examen dont Euclide a fait un fréquent usage et qu'on désigne, si justement, par le nom de méthode de réduction à l'absurde.
Les adversaires des machines voudraient les anéantir, ou, du moins, en restreindre la propagation, pour conserver, disent-ils, plus de travail à la classe ouvrière. Plaçons-nous un moment à ce point de vue , et l'anathème s'étendra bien au delà des machines proprement dites.
Dès le début nous serons amenés , par exemple , à taxer nos ancêtres d'une profonde imprévoyance. Si au lieu de fonder, si au lieu de s'obstiner à étendre la ville de Paris sur les deux rives de la Seine, ils s'étaient établis au milieu du plateau de Villejuif , depuis des siècles les porteurs d'eau formeraient la corporation la plus occupée, la plus nécessaire, la plus nombreuse. Eh bien ! messieurs les économistes, mettezvous à l'œuvre en faveur des porteurs d'eau. Dévier la Seine de son cours n'est pas une chose impossible; proposez ce tra-
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\ ail ; ouvrez sans retard une souscription pour mettre Paris à sec, et la risée générale vous apprendra que la méthode de l.i réduction à l'absurde a du bon, même en économie politique; et, dans leur sens droit, les ouvriers vous diront euxmêmes que la rivière a créé l'immense capitale où ils trouvent tant de ressources; que, sans elle, Paris serait peut-être encore un \ illejuif.
Les bons Parisiens s'étaient félicités jusqu'ici du voisinage de ces inépuisables carrières où les générations vont arracher les matériaux qui servent à la construction de leurs temples, de leurs palais, de leurs habitations particulières. Pure illusion! T,a nouvelle économie politique vous prouvera qu'il eût été éminemment avantageux que le plâtre, que les pierres de taille, que les moellons ne se fussent trouvés qu'aux environs de Bourges, par exemple. Dans cette hypothèse, supputez en effet sur vos doigts le nombre d'ouvriers qu'il eût été néa ssaire d'employer pour amener sur les chantiers de la capitale toutes les pierres que, depuis cinq siècles, les architectes \ ont manipulées, et vous trouverez un résultat vraiment prodigieux : et. pour peu que les nouvelles idées vous sourient, vous pourrez vous extasier à votre aise sur le bonheur qu'un pareil état de choses aurait répandu parmi les prolétaires !
Hasardons quelques doutes, quoique je sache très-bien <pie les \ ertot de notre époque ressemblent parfaitement à 1 historien «le Rhodes, quand leur siège est fait.
La capitale d'un puissant royaume peu éloigné de la France est traversée par un fleuve majestueux que les vaisseaux de guerre eux-mêmes remontent à pleines voiles. Des canaux sillonnent, dans toutes sortes de directions, les contrées environnantes et transportent à peu de liais les plus
lourds fardeaux. Un véritable réseau de routes admirablement entretenues conduit aux parties les plus reculées du territoire. A ces dons de la nature et de l'art, la capitale, que tout le monde a déjà nommée , joint un avantage dont la ville de Paris est privée : les carrières de pierre à bâtir ne sont pas à sa porte, elles n'existent qu'au loin. Voilà donc l'utopie des nouveaux économistes réalisée. Us vont compter, n'est-ce pas? par centaines de mille, peut-être par millions, les carriers, les bateliers, les charretiers, les appareilleurs employés sans cesse à extraire, à transporter, à préparer les moellons, les pierres de taille nécessaires à la construction de l'immense quantité d'édifices dont cette capitale s'enrichit chaque année. Laissons-les compter à leur aise. Il arrive dans cette ville ce qui serait arrivé à Paris privé de ses riches carrières : la pierre étant très-chère , on n'en lait pas usage ; la brique la remplace presque partout.
Des millions d'ouvriers exécutent aujourd'hui à la surface et dans les entrailles de la terre, d'immenses travaux auxquels il faudrait totalement renoncer si certaines machines étaient abandonnées. Il suffira de deux ou trois exemples pour rendre cette vérité palpable.
L'enlèvement journalier des eaux qui surgissent dans les galeries des seules mines de Cornouailles, exige une force de cinquante mille chevaux ou de trois cent mille hommes. Je vous le demande , le salaire de trois cent mille ouvriers n'absorberait-il pas tous les bénéfices de l'exploitation ?
La question des salaires et des bénéfices paraît-elle trop délicate? D'autres considérations nous conduiront à la même conséquence.
Le service d'une seule mine de cuivre de Cornouailles,
comprise dans les Consolidated-Mines , exige une machine à vapeur de la force de plus de trois cents chevaux constamment attelés, el réalise, chaque vingt-quatre heures, le travail (l'un millier de chevaux. Puis-je craindre d'être démenti en affirmant qu'il n'existe aucun moyen de faire agir plus de trois cents chevaux, <>u deux à trois mille hommes-, simultanément et d'une manière utile, sur l'ouverture bornée d'un puits de mine? Proscrire la machine dos ConsolidatedrMi* nés, ce serait donc réduire à 1 inaction le grand nombre d'ouvriers dont elle rend le travail possible; ce serait déclarer que le cuivre et l'étain du Cornouailles y resteront éternellement ensevelis sous une masse de terre, de roches et de liquide de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur. La thèse, ramenée à cette dernière tonne, aura certainement peu de défendeurs; mais qu'importe la forme lorsque le fond est évidemment h' même?
Si, des travaux qui exigent un immense développement de forces, nous passions à l'examen de divers produits industriels que la délieatesse de leurs éléments, que la régularité de leurs tonnes ont fait ranger parmi les merveilles de l'art, l'insuffisance, l'infériorité de nos organes, comparés aux combinaisons ingénieuses de la mécanique, frapperaient également tous les esprits. Quelle est, par exemple, l'habile fileuse <|ui pourrait tirer d'une seule livre de coton brut, un fil de cinquante-trois lieues de long, comme le fait la machine nommée Mule-Jepnyp
Je n'ignore pas tout ce que certains moralistes ont débité touchant l'inutilité des mousselines, des dentelles , des tulles que ces lils délier servent à fabriquer; mais qu'il me suffise de remarquer que les Mule- Jcitny les plus parfaites marchent
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sous la surveillance continuelle d'un grand nombre d'ouvriers; que toute la question, pour eux, est de fabriquer des produits qui se vendent; qu'enfin, si le luxe est un mal, un vice, un crime même, on doit s'en prendre aux acheteurs et non à ces pauvres prolétaires dont l'existence serait, je crois, fort aventurée, s'ils usaient leurs forces à fabriquer à l'usage des dames, au lieu du tulle mondain, des étoffes de bure.
Quittons maintenant toutes ces remarques de détail et pénétrons dans le fond même de la question.
« 11 ne faut pas, disait Marc-Aurèle, recevoir les opinions de nos pères , comme le feraient des enfants , par la seule raison que nos pères les ont eues. » Cette maxime, assurément très -juste, ne doit pas nous empêcher de penser, de présumer du moins, que les opinions contre lesquelles aucune critique ne s'est jamais élevée depuis l'origine des sociétés, ne soient conformes à la raison et à l'intérêt général. Eh bien ! sur la question tant débattue de l'utilité des machines , quelle était l'opinion unanime de l'antiquité? Son ingénieuse mythologie va nous l'apprendre : les fondateurs des empires , les grands législateurs, les vainqueurs des tyrans qui opprimaient leur patrie, recevaient seulement le titre de demi-dieux ; c'était parmi les dieux mêmes qu'était placé l'inventeur de la bêche, de la faucille, de la charrue.
J'entends déjà nos adversaires se récrier sur l'extrême simplicité des instruments que je cite, leur refuser hardiment le nom de machines , ne vouloir les qualifier que d' outils, et se retrancher obstinément derrière cette distinction.
Je pourrais répondre qu'une semblable distinction est puérile; qu'il serait impossible de dire avec précision où l'outil finit, où la machine commence ; mais il vaut mieux remar-
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quer que, dans les plaidoyers contre les machines, il n'a jamais été parle' de leur plus ou moins grande («implication. Si on les repousse, c'est parce qu'avec leur secours un ouvrier fait le travail df plusieursouvriers; or, oserait-on soutenir qu'un couteau, (punie vrille . qu'une lime , qu'une scie , ne donnent pas une merveilleuse facilité d'action à la main qui les emploie; que cette main, ainsi fortifiée, ne puisse faire le travail d'un iirand nombre de mains armées seulement de leurs ongles?
Ils ne s'arrêtèrent pas devant la sophistique distinction d'outils et de machines, les ouvriers qui, séduits par les détestables théories de quelques-uns de leurs prétendus amis, parcouraient en iS3o certains comtés de l'Angleterre , en vociférant le cri de mort aux machines! Logiciens rigoureux, ils brisaient dans les fermes la faucille destinée à moissonner, le fléau qui sert à battre le blé , le crible à l'aide duquel on vanne le grain. La faucille, le fléau et le crible ne sont-ils pas, en effetj des moyens de travail abrégés? La bêche , la pioche, la charrue, le semoir ne pouvaient trouver grâce devant cette horde aveuglée, et si quelque chose m'étonne, c'est que, dans sa fureur, elle ait épargné les chevaux, espèces de machines d'un entretien comparativement économique et dont chacune peut exécuter, par jour, le travail de six ou sept ouvriers.
L'économie politique a heureusement pris place parmi les sciences d'observation. L'expérience de la substitution des machines aux êtres animés s est trop souvent renouvelée depuis quelques années, pour qu'on ne puisse pas, dès à présent, en saisir les résultats généraux au milieu de quelques irrégularités accidentelles. Ces résultats, les voici:
En épargnant la main-d'œuvre, les machines permettent
de fabriquer à meilleur marché ; l'effet de ce meilleur marché est une augmentation de demande : une si grande augmentation , tant notre désir de bieu-être a de vivacité , que , malgré le plus inconcevable abaissement dans les prix , la valeur vénale de la totalité de la marchandise produite surpasse chaque année ce qu'elle était avant le perfectionnement; le nombre des ouvriers qu'emploie chaque industrie, s'augmente avec l'introduction des moyens de fabrication expéditifs.
Ce dernier résultat est précisément l'opposé de celui que les adversaires des machines invoquent. De prime abord , il pourrait sembler paradoxal; cependant, nous allons le voir ressortir d'un examen rapide des faits industriels les mieux constatés.
Lorsque, il y a trois siècles et demi, la machine à imprimer fut inventée, des copistes pourvoyaient de livres le trèspetit nombre d'hommes riches qui se permettaient cette dispendieuse fantaisie. Un seul de ces copistes, à l'aide du nouveau procédé, pouvant faire l'ouvrage de deux cents, on ne manqua pas, dès cette époque,, de qualifier (X infernale une invention qui, dans une certaine classe de la société, devait réduire à l'inaction neuf cent quatre-vingt-quinze personnes sur mille. Plaçons le résultat réel à côté de la sinistre prédiction.
Les livres manuscrits étaient très-peu demandés; les livres imprimés, au contraire, à cause de leur bas prix, furent recherchés avec le plus vif empressement. On se vit obligé de reproduire sans cesse les écrivains de la Grèce et de Rome. De nouvelles idées, de nouvelles opinions firent surgir une multitude d'ouvrages, les uns d'un intérêt éternel, les autres
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inspirés par des circonstances passagères. On a calculé, enfin, qu'à Londres, avant l'invention de l'imprimerie, le commerce des livres n'occupail que deux cents personnes; aujourd'hui, o'esl par des vingtaines de milliers qu'on les compte.
Et que serait-ce encore si laissant de côté le point de vue 1 '1 strehrt et pour ainsi dire matériel qu'il m'a fallu choisir, nous étudiions l'imprimerie par ses faces morales et intellectuelles; si nous examinions l'influence qu'elle a exercée sur les moeurs publiques, sur la diffusion des lumières, sur les progrès de la raison humaine; si nous opérions le dénombrement de tant de livres dont on lui est redevable, que les copistes auraient certainement dédaignés , et dans lesquels le génie va journellement puiser les éléments de ses conceptions fécondes ! Mais je me rappelle qu'il ne doit être question dans ce moment, que du nombre d'ouvriers employés par chaque industrie.
Celle du coton offre des résultats plus démonstratifs encore que l'imprimerie. Lorsqu'un ingénieux barbier de Preston, Arkwright, lequel, par parenthèse, a laissé à ses enfants deux à trois millions de francs de revenu, rendit la substitution des cylindres tournants aux doigts des lileuses, utile et profitable, le produit annuel de la manufacture de coton en Angleterre ne s élevait qu'à cinquante millions de francs; maintenant ce produit dépasse neuf cents millions. Dans le seul comté de Lancastre, on livre, tous les ans, aux manufactures de calicot, une quantité de fil que vingt-un millions de lileuses habiles ne pourraient pas fabriquer avec Te seul secours de la quenouille et du fuseau. Aussi, quoique dans l'art du filateur les moyens mécaniques aient été poussés à leur terme, un million et demi d'ouvriers trouvent aujourdhui de l'emploi,
là où, avant les inventions d'Arkwright et de Watt, on en comptait seulement cinquante mille (1).
Certain philosophe s'écria, dans un profond accès de découragement : Il ne se publie aujourd'hui rien de neuf, à moins qu'on n'appelle ainsi ce qui a été oublié. S'il entendait seulement parler d'erreurs et de préjugés, le philosophe disait vrai. Les siècles ont été tellement féconds en ce genre, qu'ils ne peuvent plus guère laisser à personne les avantages de la priorité. Par exemple, les prétendus philanthropes modernes n'ont pas même le mérite (si toutefois mérite il y a) d'avoir inventé les systèmes que j'examine. Voyez plutôt ce pauvre William Lea faisant manœuvrer le premier métier à bas devant le roi Jacques Ier! Le mécanisme parut admirable; pourquoi le repoussa-t-on? Ce fut sous le prétexte que la classe ouvrière allait en souffrir. La France se montra tout aussi peu prévoyante : William Lea n'y trouva aucun encouragement, et il alla mourir à l'hôpital, comme tant d'autres hommes de génie qui ont eu le malheur de marcher trop en avant de leur siècle !
Au surplus, on se tromperait beaucoup en imaginant que la corporation des tricoteurs, dont William Lea devint ainsi la victime, fût bien nombreuse. En i583, les personnes de haut rang et de grande fortune portaient seules des bas. La
(i) M. Edward Raines, auteur d'une histoire très-estimée des manufactures de coton britanniques , a eu la bizarre curiosité de chercher quelle longueur de lil est annuellement employée dans la fabrication des étoffes de coton. Cette longueur totale, il la trouve égale à cinquante-une fois la distance du soleil à la terre! (cinquante-une fois trente-neuf millions de lieues de poste, ou environ deux mille millions de ces mêmes lieues).
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classe moyenne remplaçai! cette partie de nos vêtements par de-, bandelettes étroites de diverses étoffes. Le restant de la population [neuf cent quatre-vingt-dix-neul sur mille) marchait jambes nues. Sur mille individus, il n'en est pas plus (1 un aujourd'hui à qui l'excessif l>>>:i marché ne permette d'acheter des bas. kussi, un nombre immense d'ouvriers est-il dans tous les paj s du monde occupé de ce genre de fabrication.
Si on le juge nécessaire, j'ajouterai qu'à Stock-port, la substitution de la vapeur à la force (les liras, dans la nianœuvre des métiers à tisser, n'a pas empêché le nombre des ouvriers de s'y accroître d'un tiers en très-peu d'années.
Il Tant ôter, enfin, à nos adversaires leur dernière ressource: il faut qu'ils ne puissent pas dire que nous avons seulement cité d'anciennes industries. Je ferai doue remarquer combien ils se sont trompés, naguère, dans leurs lugubres prévisions touchant l'influence de la gravure sur acier. Une planche de cuivre, disaient-ils, ne peut pas donner plus de deux mille épreuves. I ne planche en acier qui en fournit cent mille sans s'user, remplacera cinquante planches de cuivre, (les chiffres n'établissent-ils pas (pie le plus grand nombre des graveurs que quarante-neuf sur cinquante) se verront forces de déserter les ateliers, de changer leur burin contre la truelle et la pioche, ou d'implorer dans la rue la pitié publique?
Pour la vingtième fois, prophètes de malheur, veuillez ne pas oublier dans vos élueubrations , le principal élément du problème «pie vous prétendez résoudre! Songez au désir insatiable de bien-être (pu- la nature a déposé dans le cour de l'homme; songez qu'un besoin satisfait appelle surle-champ un autre besoin; que nos appétits de toute espèce
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