‹ Éloges académiquesChapitre 23 sur 25 · NOTICE SUR LE COMMANDANT LAURENT · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LE COMMANDANT LAURENT

et ardent se trouva bientôt à Tétroit dans le champ des mathématiques pures, et les fortes études dont ses premiers travaux sont rirrécusable témoignage ne furent bientôt, à ses yeux, qu'un instrument acquis pour traiter les questions les plus mystérieuses de la philosophie naturelle. Laurent, pendant les dix dernières années de sa vie, étudia constamment la théorie des ondes lumineuses, en s'efforçant de rattacher à l'intervention de Téther l'explication de tous les phénomènes physiques. Malheureusement l'état actuel de la science ne semble pas comporter la solution d'un tel problème. Les bornes posées par le génie de Fresnel sont loin certainement d'être infranchissables, mais ceux qui, jusqu'ici, ont eu la noble ambition de réformer ou de compléter sa doctrine, se sont engagés dans une route obscure et difficile où ils n'ont été suivis qu'avec défiance. Ce qui semble le mieux démontré au commencement, se trouve avoir des inconvénients qui obligent souvent les auteurs à remplacer leurs premières vues par des vues toutes contraires, et lorsqu'ils sont parvenus à se contenter eux-mêmes, ils n'en ont pas moins été l'objet de critiques sérieuses, auxquelles il semble difficile de répondre.

La critique des travaux antérieurs occupe naturellement une large place dans les mémoires de Laurent, et il déclare, à plusieurs reprises, qu'aucune des solutions données jusqu'ici par les géomètres, et notamment par Cauchy, ne peut être, suivant lui, regardée comme définitive. C'est à Cauchy cependant que l'Académie renvoyait les nombreuses notes que lui adressait le savant officier et qu'il a résumées plus tard dans un mémoire posthume. Quelques

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