‹ Éloges de l'agriculture [microform]Chapitre 16 sur 26 · BONHEUR DU PAYSAN · texte numérisé non relu

BONHEUR DU PAYSAN

“I laboure (le champ que labourait son père, Il ne s’informe point de ce qu'on délibère Dans ces graves conseils d’affaires aocabiés ; Il voit sans intérêt la mer grosse d’orages, Et n'observe des vents les sinistres présages Que pour le soin qu'il a du saut de ses blés.

Roi de ses passions, il a ce qu'il désire ;

Son fertile domaine est un petit empire,

Sa cabane est son Louvre et son Fontainebleau, Ses champs et ses jardins sont autant de provinces : Et sans porter envie à la pompe des princes,

Se contente chez lui de jes voir en tableaux.

Il voit de toutes parts combler d'heur sa famille, La javelle à plein poing tomber dans sa faucille, Le vendangeur ployer sous le faix des paniers, Et semble qu’à l'envie les fertiles montagnes,

Les humbles vatlons, et les grasses campagnes, S'efforcent à remplir sa case et ses greniers.

S'il ne possède pas ces maisons magnifiques,

Ces tours, ces chapiteaux, ces superbes portiques, Où la magnificence étale ses attraits,

Il jouit des beautés qu'ont les saisons nouvelles, It voit de la verdure et des fleurs naturelles, Qu'en les riches lambris on ne voit qu'en portrait”.

RaACAN.

A vous faire comprendre votre dignité et votre bonheur et à vous donner les meilleurs conseils :

Page 1