‹ Éloges de l'agriculture [microform]Chapitre 15 sur 26 · DOUCEURS DE LA VIE DES CHAMPS · texte numérisé non relu

DOUCEURS DE LA VIE DES CHAMPS

Heureux qui, loin du bruit, sans projets, sans affaires, Cultive de ses mains ses champs héréditaires ;

Qui, libre de désirs, de soins ambitieux,

Garde les simples moeurs de nos sages aïeux !

VIÉ RURALE La guerre et ses dangers, la mer et ses fureurs, Les pompes des palais, leurs changeantes faveurs, Ne le troublent jamais, et jamais ne l’abusent ; Mais d’aimables travaux l'occupent et l'amusent : Il émonde un jeune arbre ou greffe un sauvageon ; Il enlace au rameau le flexible bourgeon,

Dépouille les brebis de eur laine pendante,

Prépare un toit commode à abeille prudente,

Et, soignant fleurs et fruits, vendanges et moissons, S'enrichit des présents de toutes les saisons,

Oh ! qu'un simple foyer, des pénates tranquilles, Valent mieux que le luxe et le fracas des villes ! Que servent nos festins avec art apprètés,

Ces mets si délicats et ces vins si vantés ?

L'orgueil en fit les frais, l'ennui les empoisonne J'aime un diner frugal que la joie assaisonne f Tout repas est festin quand l'amitié Je sert,

La treille et le verger fournissent le dessert. ANDRIEUX.

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