ATTACHEZ-VOUS
‘* C'est pour te faire aimer, terre, comme je t'aime, Que j'ai chanté ton impérissable beauté,
Les neiges de l'hiver, les rayons de l'été;
Et j'ai mis dans ces vers le meilleur de moi-mème.
Honte à qui te méprise et qu'il soit anathème, Celui-là qui te fuit, terre, pour la cité,
Et qui préfère à la salubre liberté
Du terrien, le collier d’or du citadin blème.
Et vous, qui l’arrosez de vos mâles sueurs, Attachez-vous de plus en plus, à laboureurs, A la glèbe féconde aux sèves étemnelles.
Vivez indépendants sur le sol des aïeux;
Et quand vous serez las, et que vous serez vieux,
Endormez-vous dans ses entrailles maternelles ”. ARSENE VERMENOUZE.