‹ Éloges de l'agriculture [microform]Chapitre 18 sur 26 · ATTACHEZ-VOUS · texte numérisé non relu

ATTACHEZ-VOUS

‘* C'est pour te faire aimer, terre, comme je t'aime, Que j'ai chanté ton impérissable beauté,

Les neiges de l'hiver, les rayons de l'été;

Et j'ai mis dans ces vers le meilleur de moi-mème.

Honte à qui te méprise et qu'il soit anathème, Celui-là qui te fuit, terre, pour la cité,

Et qui préfère à la salubre liberté

Du terrien, le collier d’or du citadin blème.

Et vous, qui l’arrosez de vos mâles sueurs, Attachez-vous de plus en plus, à laboureurs, A la glèbe féconde aux sèves étemnelles.

Vivez indépendants sur le sol des aïeux;

Et quand vous serez las, et que vous serez vieux,

Endormez-vous dans ses entrailles maternelles ”. ARSENE VERMENOUZE.

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