AU FILS DES CHAMPS
“ Toi qui sais la beauté des matins lumineux, La suave fraicheur des printanières mousses, Des jeunes floraisons et des naissantes pousses, Le triomphal éclat des midis radieux,
Et le recueillement des soirs roses ou bleus ;
Les odeurs de ka terre, ou grisantes ou douces, Odeur de la vendange, odeur des moissons rousses, —L'horizon familier toujours flattant tes yeux !
Toi qui des paysans sens la main fraternelle Serrer la tienne, et dont le coeur reste fidèle A l'humble église où Yon te porta nouveau-né.
Au culte des aïeux qui sont au cimetière,
Iras-tu, fils des champs, si bien enraciné
Dans les villes traîner ta pauvre âme étrangère. EUGÉNIE VIALAT.