‹ Éloges de l'agriculture [microform]Chapitre 24 sur 26 · PAYSANS, MES AMIS · texte numérisé non relu

PAYSANS, MES AMIS

‘“ Hommes des champs, qui voulez quitter la charrue pour aller habiter la ville nauséabonde et malsaine, gardezvous d'abandonner vos terres et vos larges horizons, puisque vous jouissez plus que les autres de la santé, de la paix et de la liberté ”,

MisrraL.

Aux voix qui vous diront la vilk et ses merveilles, N'ouvrez pas votre coeur, Paysans, mes amis !

A l'appel des cités n’ouvrez pas vos oreilles,

Elles donnent, hélas ! moins qu’elles n’ont promis.

Laissez chanter le choeur des machines stridentes, Laissez les noirs engins hurler à pleins ressorts. De vos sages aïeux gardez les moeurs prudentes, Et comme ils ont vécu, vivez calmes et forts.

A vos champs, à vos bois demeurez donc fidèles, Aimez vos doux valions, aimez votre métier, Auguste est le travail de vos mains paternelles, C'est de votre sueur que vit le monde entier.

A chanter les bienfaits de la campagne BONNE TERRE

“ Comment te remercier bonne terre féconde

Qui soutiens notre Corps par tes nombreux bienfaits, Toi dont les blés muris en belles gerbes blondes Seront demain le pain du chaume et du palais !

Peut-on le dire assez, nourricière des mondes, Qu'ils sont ingrats les coeurs qui ne t'aiment jamais ! C'est par toi que d'espoir endort nos secrets profonds, Terre que Dieu bénit de son azur de paix. ”

Louis JostpH DoucEr.

Page 1