DIDIER ET C", LIBRAIRES- ÉDITEURS
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WEHTISSEMENT
Les ëltiges historiques réunis ici en volume oui tous été prononcés séparément dans les séances annuelles et p)il>li(]u es de l'Académie dcsscienccs morales et politiques. Ils sont destinés à honorer <les vies généreuses cl de grands travaux, à célébrer de savants amis du bien, d'utiles serviteurs de l'esprit humain. Ceux auxquels ils sont consacrés appartiennent à l'histoire par ce qu'ils ont fait, alla science par ce qu'ils ont écrit. L'Académie, dont ils étaient des membres considérables et des associés illustres, a entendu avec approbation leurs éloges" écoulés avec faveur par
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un public qui n'était insensible ni aux souvenirs intéressants de leur vie, ni aux mérites élevés de leurs œuvres. Peut-être seront-ils, hors de l'enceinte de l'Institut, aussi favorablement reçus qu'ils l'ont été au dedans.
L'accueil fait aux volumes qui ont été précédemment publiés ' et qui forment une galerie déjà nombreuse de grands portraits contemporains, m'enhardit à publier ce volume nouveau qui sera la suite et comme le complément des deux autres. A Sieyès, à Itœderer, à I.ivingston, à Talieyrand . à Broussais, à Merlin, à Dcstutt de Tracy, à l)au- 11011, à Siméon, à Simondedc .Sismondi, à Charles Comte, à Ancillon, à Rignon, à Ilossi, à Cabanis, à Rtoz, à Franklin, j'ajoute donc aujourd'hui Jouffroy, Laromiguière, de Gerando, Lakannl, Schelling, Porlalis, llallam, Macaulay.
.le disais au sujet des premiers : « En parlant de tous ces importants personnages, j'ai eu l'occasion de passer en revue la Révolution et ses crises, l'Empire et ses établissements, la Restauration et ses luttes, la monarchie de Juillet et ses lihres institutions, de rattacher les événements
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publies ;'i des biographies particulières el de mollira' le mouvement général des idées dans les œuvres de ceux qui ont tant contribué ù leur développement. Eu effet, la plupart d'entre eux ont été membres de nos mémorables assemblées el ont figuré parmi les fondateurs du système social inauguré eu i 789. Ils ont concouru à la destruction de tout un ancien ordre de choses el à l'établissement d'un nouveau. La fusion des diverses classes de la vieille monarchie en une seule nation; la division des provinces en départements; l'abolition du régime féodal privé, lequel avait survécu au régime féodal politique; l'organisation de l'impôt sous la Constituante; la création des écoles publiques et de l'Institut national sous la Convention ; la forme donnée à l'administra lion moderne sous le Consulat; la fondation de la loi el de la jurisprudence civile sous l'Empire; le noble développement des droits politiques sous ta royauté constitutionnelle; la marche des sciences sociales ut philosophiques, rappellent le souvenir des hommes que je nie suis efforcé de faire connaître eu peignant leur caractère cl en signalant la part qu'ils oui prise