‹ Émaux BressansChapitre 60 sur 61 · A I-A BRESSE · texte numérisé non relu

A I-A BRESSE

Tu n\ispas, il est vrai, ces allures hautaines Qui frappent le vulgaire, et tes claires fontaines Ne disent rien au cœur des foules, Dieu merci ; Sur la harpe ou la lyre 07i fa peu célébrée, Mais, telle que voilà, pauvre, simple, ignorée, Sans atours ni façons, tu me plais mieux ainsi.

Pardonne, vieille mère à la face chenue, Si, dans tes yeux si doux lisant ma bienvenue El tout émerveillé du bruit de tes échos, Rimeur improvisé, fol oiseau de passage, Pour te ragaillardir, foi mis à ton corsage Ce bouquet de bluets et de coquelicots.

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