‹ Emaux bressansChapitre 50 sur 59 · LA BELLE MORTE · texte numérisé non relu

LA BELLE MORTE

A Maurice Rollinat.

Hélas! bonnes gens, qu'elle est brève.

L'heure où l'on va toujours chantant, L'heure d'amour que j'aimais tant!

Oh! le beau rêve

Qui m'a bercé,

Oh! le beau rêve

Si tôt passé !

Au mois de mai, quand tout verdoie,

Je riais avec mes amis ;

Et voici qu'à présent j'ai mis

Toute ma joie

Et mon orgueil,

Toute ma joie

En un cercueil!

Quelquefois je vais à l'église, Je m'agenouille pour prier.

Mais je ne puis pas oublier

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