‹ Emaux bressansChapitre 56 sur 59 · CIMETIÈRE DE CAMPAGNE I · texte numérisé non relu

CIMETIÈRE DE CAMPAGNE I

Craintifs comme deux colombes Prêtes à s'effaroucher, Je crois les voir s'approcher De nos pauvres tombes.

Ils se tiendront par la main, Regardant tout sans mot dire, Mais je veux qu'un bon sourire Leur vienne en chemin.

« Cher poète sans malice, Diront-ils en se signant, C'est là qu'il dort maintenant; Que Dieu le bénisse!

Jamais il n'a fait affront A qui l'invitait à boire. »

Et pour fêter ma mémoire, Ils s'embrasseront!

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