CHAI EN AY
Ali ! vraiment, r/esl charmant !
Je me lance ; Par votre exemple, entraîné, Oui, j'aime, en forcené, La danse.
BERTHE
Mettez-y donc plus de grâce!
CHATENAY
J-'aut-il reprendre ma place:' BERTHE.
•Von, chassez, Rechassiz...
Eu mesure!... * [Chatenay salue en tournant te dos).
Saluez... mais |)as par là ! Vers moi tournez donc la Figure I
CHATENAY
M'y voici !
C'est ainsi, Je sup|)ose; Pardon, si je suis distrait, Mon professeur en est La Ciiusp. "* CHATE.NAY , vivement.
Wationioisolle, je n'y tiens plus! Je ne sais pas si c'est le meauet ou l'amour, mais je vous aime , je vous adore et je deiiande à vous épouser...
BERTHE
Comment, monsieur !
CHATENAY
Si vous me refusez, je me jette par la fenêtre. (// court vivement à la fenêtre de droite et Couvre. ) BERTHE.
Ah!
CHATENAY
Prenez garde , je suis très-vif !
* Berthe, Chatenay.
** Cliatcnay, BerUie«
18 EMBRASSONS-NOi;S I OLLEVILLK.
BERTHE, effrayée.
Arrêtez, monsieur, arrêtez.
CHATENAY, tenant la fenêtre.
M'aimez-vous ?
Mais... (Sur un nwuvtn.ent de Chatenay.) Qui, monsieur!... oui, monsieur!
CHATE>A,Y
Ce n'est pas assez.. . m'adorez-vous?
BERTHE
Damî... (Nouveau 77iouve ment de Chatenay.) Oui, mousieur, mais fermez la fenêtre !
CH^-TENAY.
Consentez-vous à m'épouser ?
BERTHE. '
Avec plaisir ! mais fermez la fenêtre.
CHATENAY
Ah ! mademoiselle ! tant de bontés ! pour moi, que vous connaissez à peine...
BERTHE
Il le faut bien ! vous avez une manière si pressante... ah! mon Dieu! et Folleville!
CHATENAY
Qu'est-ce que c'est que ça, Folleville?
BERTHE
Un prétendu qui doit m'épouser dans quelques jours.
CHATENAY
Vous l'aimez ?
BERTHE
Mais pas du tout !
£h bien ! alors. . .
BERTHE
c'est qu'il m'a donné une bague , une très-jolie bague.
CHATENAY
Vous la lui rendrez.
BERTHE
C'est juste !. . . j'en achèterai une autre quand je serai mariée.
CHATENAY
Vous en aurez dix ! vous en aurez vingt ! vous en aurez cent !
BERTHE
Ah ! çà, et mon père !
CHATENAY
Qu'est-ce que r;i lui fait ! moi ou Follenllc.