RE
des cellules piriformes, pédonculées et pourvues d’un beau noyau dans leur partie renflée. Les parois antérieure, ventrale et postérieure (PI. I, fig. 4, 5et9, ps, pp) sont recouvertes par des cellules également allongées, mais non pédicellées. Ces deux espèces de cellules, qui présentent tous les caractères des cellules sécrétantes, paraissent avoir des fonctions différentes à remplir. Les dernières, au moins pendant la période de la ponte, renferment souvent des corpuscules réfringents arrondis (PI. I, fig. 9) qui ont été vus par lijima chez Dend. lacteum et par Lang chez P/. torva. Tijima pense avec raison que la coque chitineuse des cocons est un produit de sécrétion des celludes de l’utérus, qu’il compare pour cette raison avec la glande coquillière des Cestodes et des Trématodes. Au moment de la formation du cocon, les cellules de l'utérus, à l’exception de celles de la paroi dorsale, se gonflent, leurs limites deviennent moins nettes, et finalement leur contenu granuleux et visqueux, avec les corpuscules réfringents qu’il contient, se répand dans la cavité utérine où 1l constitue une masse assez considérable. Cette sécrétion visqueuse se colore par le carmin, on l’observe dans les coupes sous forme d’un feutrage granuleux qui obstrue quelquefois le canal de l’utérus. Je ne doute pas qu’il s’écoule dans le cloaque génital et qu'il constitue la coque qui revêt le cocon. Cette coque en effet présente au début tous les caractères de la sécrétion utérine ; elle est blanche, granuleuse, colorable par le carmin. Ce n’est que lorsqu'elle commence à se colorer en jaune clair qu’elle présente des caractères différents. Elle perd alors la propriété de se colorer par le carmin, elle devient de moins en moins élastisque, et lorsqu'elle a pris une teinte d’un brun marron, elle paraît transformée en chitine. Lorsqu'on taquine une planaire au début de la formation du cocon, il n’est pas rare, dans les efforts qu’elle fait pour fuir au plus vite, de voir sortir par le pore génital des tortillons d’une substance blanche qui n’est autre que celle de l’utérus.
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D'ailleurs, chez Dendr. lacteum, le cocon se forme bieu, comme l’a constaté lijima, dans le cloaque génital. Je puis ajouter que.la forme du cocon est déterminée par celle de cette dernière cavité. En effet, on sait que le cocon de Dendr. lacteum est sphérique ; c’est évidemment la forme qu’il doit prendre dans une cavité dont les paroïs sont également élastiques dans tous les sens ; maïs chez les individus qui ont déjà pondu un certain nombre de fois, les cocons sont quelquefois ovoïdes ou même irrégulièrement bosselés. Je ne crois pas qu’on puisse expliquer ce fait autremeni qu’en admettant que, par suite de pontes répétées, ou bien la cavité cloacale a subi des déformations, ou bien que le tissu conjonctif environnant a perdu de son élasticité en certains points, ce qui produit secondairement des déformations du cloaque. Les déchirures ne sont d’ailleurs pas rares au moment de la ponte. Je possède des coupes d’un individu portant son cocon qui montrent de ces déchirures. On peut en outre constater sur ces coupes que, par suite de l’extrême dilatation du cloaque, le cocon n’est recouvert du côté de la face dorsale que par une mince couche destéguments.Aussi lorsqu'on excite une Planaire portant son cocon, voit-on souvent celui-ci sortir par une déchirure du dos à la première contraction. Ces déchirures et les cicatrisations qui en sont la conséquence doivent nécessairement déformer le cloaque génital et par sujte les cocons qui se mouleront plus tard sur ses parois.
Les cellules de la paroi dorsale de l’utérus ne paraissent pas concourir à la formation de la substance de la coque, nous verrons, lorsque nous étudierons la fécondation s’il est possible de leur assigner un rôle spécial.
On peut voir (PI. 1, fig. 4 et 5) que les cellules glandulaires de l’utérus sont séparées du tissu conjonctif environnant par une ligne assez nette qui correspond évidemment à la couche musculaire décrite par Minot (1) chez PI. lugu-
(4) Loc. cit.