‹ Embryogénie des Dendrocles d'eau douceChapitre 8 sur 58 · MAD · texte numérisé non relu

MAD

bris, et à la Pasalmembran d'Tijima. Je crois que cette ligne doit être considérée comme une condensation du reticulum conjonctif environnant. On voit en effet par places cette ligne s’épaissir considérablement. J’ai représenté (PI. 1, fig. 8) un de ces épaississements, dans lequel on observe une jeune cellule en formation, vraisemblablement destinée à remplacer celles qui ont été détruites dans le travail de la sécrétion. En R on voit une sorte de stroma conjonctif formé de fibres réfringentes à peine colorées et qui présente bien le même aspect que le reticulum conjonctif, mais dont les éléments seraient plus condensés. En un point on voit un soulèvement auquel correspond une jeune cellule dont la zône protoplasmique (pr), colorée par le carmin, ne présente pas de limites bien nettes avec lestroma environnant. Enfin au centre, on observe un noyau de chromatine (chr) fortement coloré, et entouré d’une zône claire non colorée (zc).

Cette préparation montre donc que les cellules qui ont sécrété sont vraisemblablement remplacées par d’autres qui se forment dans la couche conjonctive sous-jacente. J'aurai occasion de revenir plus loin sur le rôle important du reticulum conjonctif dans la génèse des éléments histologiques.

Le canal de l’utérus est tapissé sur toute sa longueur par un épithelium cylindrique, mais moins élevé que celui de l'utérus, dont les noyaux se colorent admirablement, et qui peut présenter aussi, surtout à la base (PI. [, fig. 5 ep) des corpuscules réfringents semblables à ceux qui se trouvent dans les cellules de lutérus. Toutefois, si les cellules du canal utérin sécrétent, leur travail doit être beaucoup moins actif que celui des cellules de lutérus, car on ne les trouve Jamais, comme ces dernières, en voie de désagrégation. Enfin, l’épithélium du canal utérin n’est séparé du tissu conjonctif environnant, comme celui de l’utérus, que par une ligne paraissant résulter de la condensation du tissu conJonctif.

2° Planaria polychroa.

La structure du canal de l’utérus présente ici une complexité qui n’existe pas chez Dendr. lacteum. La coupe longitudinale (P1. I, fig. 1) et la coupe transversale (PL. I, fig. 2) montrent que les parois de ce canal comprennent de l’intérieur à l’extérieur : 1° un épithélium cylindrique (ep); 2° une couche (fc) de fibres circulaires dans laquelle se trouvent quelques fibres longitudinales ; 3° une couche très puissante de fibres radiaires (fr) qui vont se perdre au milieu des fibres du reticulum conjonctif; 4 de nombreuses cellules glandulaires (gl) piriformes, radiairement disposées autour du canal dans l’épaisseur de la couche de fibres radiaires.

La couche des fibres radiaires et des cellules glandulaires perd beaucoup de son importance au point où le canal s’ouvre dans l'utérus (PI. I, fig. 1) et disparait un peu plus loin. Il en est de même pour la couche des fibres circulaires et longitudinales, de sorte que l’utérus présente une structure analogue à celle du même organe chez Dendr. sacteum : une paroi de cellules cylindriques beaucoup plus allongées que celles du canal utérin, et séparées du reticulum environnant par une mince ligne de tissu conjonctif condensé.

Nous verrons un peu plus loin quelle est la signification de cette structure spéciale.

Page 1