‹ Émery le négociantChapitre 47 sur 55 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ÉMERV, rROSFER, puis DURAND.

ésser y , ne te contenant plue.

Vous ici, monsieur L.. vous, citez moi !... qui vous y amène ?

prosper, hypocritement.

L’espoir de vous fléchir, monsieur.

éuEnr, vivement.

Une telle audace 1..

PROSPER, continuant.

L'espoir d'obtenir de votre générosié la restitution d'une lettre dont la fatalité vous a rendu maître il y a quatre ans.

éUERY.

Jamais !

PROSPER

Jamais ?... (Avec intention.) Oublipz-vous donc, monsieur, que je ne suis pas le seul que cette lettre accuse?

éURRT.

Assez!... je vois où vous voulez en venir; c'est nn marché que vous Tenez me proposer?... Vous prétendez en m'effrayant m'amener à traiter avec vous?... Oh! vous devriez savoir qu’entre deux douleurs, entre deux hontes, je n'hésite pas à choisir celle qui ne frappe que moi !... Au prix même de mon honneur, je ne vous laisserai pas entacher l’honneur d'une famille à laquelle je dois tout, d'un vieillard, mon ami de quinte ans, qui, me sachant ruiné, m’a chargé de ses intérêts à Paris, et m’a refait une fortune, d'une jeune fille que j'ai aimée tout enfant, et qui m'appelle son second père... Mais, brisons là, Prosper Dubreuil; depuis hier estexpiré le délai que je vous avaisaccordé pour rompre, sans éclat, votre mariage... Vous n’avex pas tenu compte de mon avertissement; ce soir, monsieur Dntiliet vous connaîtrai

prosper. d part.

Ce soir!.» diable!... (üauf ) Au ton qui vient

d'accompagner vos paroles, monsieur, je vois que la partie est perdue pour moi, et je ne persisterai pas plus longtemps dans les idées de eonciliotréa qui, je l’avoue, m'avaient amené ici... Puisque vous le voulez, puisque vous m'y forcer, je renonce a la main... et à la dot... de roademniseUe Du t il le t; mais dans l’intérêt mémcdeceviqui voua sont chers, ne serait-il pas convenable de moins brusquer une rupture pour laquelle je ne vous demande plus que le temps nécessaire ?

ésirry. aprit un instant d'hésitation.

Je vous accorde vingt-qustre heures pour retirer votre parole ; ce dernier délai passé, je tous démasque aux yeux de ia famille que voua trompe].. .je fais plus, Prosper Dubreuil, je vous livre aux tribunaux qui vous rédame»U. Maintenant que tout est dit antre noos... sortez à l'instant) Tout en parlant, il s'est dirige vers un guéridon, il sonne, Durand paraît.

prosper, à Emery, en appuyant avec intention.

Je me retire, monsieur... et c'est pour exécuter de point en point ce dont nous sommes convenus.

durand, d part.

Ça ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd.

Prosper, qui s’est incliné, s'éloigne par le fond. Emerv retient Durand par un signe.

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