ÉTUDE EXPÉRIMENTALE
Malgrè les nombreuses reclierclies faites dans ces derniers lemps sur l'éméline el surtout sur l'atropir.e, au point de vue spécial de l'action de ces substances sur la circulation, rien ou presque rien n'a (.Hé fait sur l'action comparée de l'émétineel de ralroj)ine.
Nous neconnaissonssur ce point qu'une ligne de Podwyssotzki ' qui dit que l'émétine arrête le cœnr en diastole, el qu'alors ni les excitations mécaniques ni l'atropine ne peuvent réveiller ses contractions. Il est étonnant que le sujet n'ait pas été fouillé davantage, à un moment où l'attention est si fortement attirée sur la comparaison de l'atropine avec les autres substances (jaborandi. physostigmine, muscarine, etc.).
C'est cette lacune que nous avons essayé de combler . Le présent travail n'est que le premier pas dans cette voie, puisqu'il n'a trait absolument qu'àla grenouille, Dansun second mémoire, qui sera encore loin d'épuiser le sujet, nous étudierons sur le chien l'action rapprochée de l'atropine et du tartre stibié, sujet qui, à plus d'un point de vue, se rapproche de celui-ci.
Ce travail est divisé naturellement en trois parties. Dans la
1 Podwyssolzki ; Beitr. z. Kcnnlniss des Emetins. Ai'b. aus d. pharmaliol. Insiitut der Univers, dorpat. (Arch. f. experim. Palhol. n. Ph".rmakol. Leipzig, 1879. XI. IV. 23t.)
prcmièro, nous éludions l'îiclion (lel'émôline seule sur la cîrcualion delà grenouille; dans la deuxième, l'aclion de l'alropinc seule, el dans la troisième, l'aclion rapprochée des deux substances.
Dans chaque partie, nous résumons d'abord les résultais acquis par les auteurs antérieurs, puis nous rapportons nos propres expériences et nous indiquons les propositions qui paraissent en découler.'
A chacune des quarante-quatre expériences ainsi résumées correspond une courbe' (voir la Planche) qui permet de suivre d'un coup d'œil la marche des pulsations dans chaque cas et sous les diverses influences.