III. Emétine d'abold; Atropine ensuite
Il y a ici plusieurs manières d'opérer. On peut faire agir chacun des médicaments, soit sur le cœur, soit sous la peau ; de là une série de combinaisons expérimentales qu'il fallait réaliser à part et nettement séparer pour arriver à des conclusions précises et rigoureuses.
! Voici les qualre groupes que nous avons réalisés et dont nous I donnerons des exemples : A. éméline et atropine sur le cœur; B, éméline et atropine sous la peau; C. émétine sous la peau el atropine sur le cœur; D. éméline sous la peau ; atropine sous la pecu, puis sur le cœur, j Les premières phases de toutes les Expér. qui vont suivre ont élédéjà données dans la parlie, h propos de l'action de l'éméline, à laquelle elles se rapportent. Nous les reproduirons cependant ici, afin de ne pas séparer l'ensemble de chaque histoire.
/t.— Emétine et Atropine sur le coeur.— Ex}}cr. i. — 6 mai. • — Cœur mis à nu sans hémorrhagie.— 9,52: — 40 puis, régulières.
9,55 : instillaliion sur le cœur de 0,01 émétine {—]. — 9,57 : 36. - 9,59: 32 à 36. Le cœur se vide ruoins complètement qu'au début. — 10 : 32; les contractions deviennent pénibles. 10,2 : 28. - 10,4 : 16. - 10 : 7 10 à 12.-10,10: 4. Le cœur s'arrête en diastole.
! 10,12 : instillation sur le cœur de 0,00025 sulfate d'atropine -ït;';^.— 10,14 : 2 contractions du cœur.— 12,17: 12 contractions
. auriculaires régulières; contractions ventriculaires très rares. — 10,20 : toute contraction a disparu.
Chez une grenouille dont le cœur a été rapidement arrélé par ! un centigr. d'éméline, un quart de milligr. d'atropine a ramené I quelques coniractions auriculaires el quelques (plus rares) contractions ventriculaires. 8 min. après, le silence était de nouveau complet.
Expèr. XXVIII. — 21 mai. Grenouille petite. Cœur rais h nu à 8,52. — 8,55: 64.
8,58 : instillation sur le cœur de 0,001 émétine. — 9,8 : 40. — 9,1 1 : 33, très faibles, avec des arrêts par moment.'^, 9,15 : 20 très faibles.
9,15: instillation sur le cœur d'0,000r sulfate d'atropine [~]
9,23 : 2Mnstillationde 0,0001 sulfate d'atropine. — 9,24 : 32,
— 10: 32. — 10,6: 32 (faibles). — 10,12 : 30. — 10,29 : 32. - 10,42: 36.— 10,54: 32.— 11,2: 40.
Soir: 1,39; 48.
'^'Un milligr. tréméline produit l'eflel classique el abaisse le pouls de 44 puisai, en 17 min. Aumomenl où il est le plus bas (20 puis ), on instille sur le cœur un dixième de milligr. d'alropine; immédiatement le pouls remonte et regagne 12 puis, en 7 min. — C'est là l'elTel le plus net dans celle expér.
Après une seconde inslillalion semblable d'alropine, le pouls oscille un peu, puis remonle graduellement jusqu'à 48 puis. Mais cet eiïel lent et progressif ne peut pas être sûrement attribué à l'atropine, parce que nous avons vu, après l'action de l'éméliiie seule, le cœur reprendre lentement sa fréquence initiale.
Le premier effet me parait au contraire devoir être attribué à l'action de l'atropine sur un cœur éméliné.
Expér. XXIX. — 22 mai. — Cœur mis à nu à 1 h. 30. Hernie dupoumou. — 1,36: 48. —
1,41 : instillation sur le cœur de 0,002 émétine. — 1,44: 50. 1^47: 48. 1,55 : 36 extrêmement faibles. Diastole dicrote. — 1,56:32.— 1,57: se débat; hernie du foie.— 1,59 : 20 très faible.
1,59: instillation sur le cœur de 0,0002 sulfate d'atropine (-L.). — Contractions à peine sensibles et très incomplètes encore à 2,1. —2,1 : se débat beaucoup. —2,2 : systole remplacée par une sorte de reptation. — 2,4: très légères dilatations passives du ventricule sans contraction propre ; 24 à 28 de ces légères expansions à la minute.— 2,6 : violents mouvements. — 2,8: loujours dilatations du cœur à peine sensibles. — 2,12 : 24 de ces mouvements de diastole passive légère. Mouvements brusques (convulsifs?), assez souvent.— 2,15 : 24 de ces dilatations partielles : la pointe seule du cœur devient alternative-
ment rouge et blanche, le reste du cœur reste blanc. — 2,24 : 24 contractions très faibles, mais vraies. —2,30 :24îV/. — 2,35: 24 id. — 2,42 : 21 id. Le cœur tout entier devient rouge à la diastole. 2,50 : 24 ici. - 2,56 : 26. - 2,56 : 26— 3,4 : 28 très faibles. — • 3,10 : 28. — 3,18:28; de nouveau la pointe seule rougit. — 3,26 : 28, extrêmement faibles.
3,27 : 2'' instillation sur le cœur d'0,0001 sulfate d'atropine I sm* le cœur. — 3,29 : 28 sans changement. — 3,24 : 28 ici. ■ — 3,46 : 28 de plus en plus faibles. ~ 5,52 : quelques légers et 1 rares soulèvements, presque insensibles.
Deux milligr. d'éméline ont ralenti le cœur de 28 puis, ol oril forlemenl aiïaibli les conlraclions. Deux dixièmes de milligr. d'alropine sur le cœur ont nlors produit cet eiïel curieux d'aggraver considèrabiemcnl la faiblesse cardiaque loul en accélùrant ses conlraclious. Celle accélération a élé peu considérable, 4à 8 puis.; mais elle a loiijours existé et a été curieuse par lo conlrasle qu'elle, présentait avec l'alTaiblissemcnl extrême des conlraclious cardiaques.
Expér. XXX.— Grenouille petite. Cœur mis à nu à 8,16. — 8,22 : 62. - 8,24 : 60.
8,27: instillation sur le cœur d"0,00l émétine . — 8,31 : 56. — 8,34 : 36. Diastole dicrote. — 8,40 : 28. — 8.44 : 28. 8,44 : instillation sur le cœur de 0,001 sulfate d'atropine [r^]. ■ 8,45: 28. - 8,48 : 24. - 8,50 : 22. — 8,53 : 22. Dicrotisme disparu. — 8,55 : 22. Dicrotisme delà diastole. — 9 : 24 — 9,4 : 24. — 9,7: 26. — 9,13: 28. — 9,20: 26. — 9,22 ; 30. —9,23 : 27. - 9,26 : 28. - 9,28 : 28. — 9,33 : 32. — 9,38 : 33. — 9,49 : 38.- 9,54: 40. — 10,1 : 42. — 10,7: 44. - 10,13: 44. — 10, 18: 44. - 10,22: 46. - 10,29 : 44. - 10,38: 44. - 10,43: 44. Fortes sans dicrotisuie. — 10,46: 48. — 10,50: 48. — 11,4: 48. — 11,13: 44.
Soir: 1,38: 56. — 3,44: 41.- 5,57: 56.
Après rabaissement classique de 32 puis, par un milligr. |d'émôlnie sur le cœur, on a instillé sur le cœur 1 milligr. d'atropine. Le mouvement de ralentissement s'est d'abord continué; on a perdu 7 puis, en 5 min. Puis après 5 min. d'étal slation- Inairc, le mouvement d'ascension s'est marqué el on a gagné |22 puis, en t h. el 26 en 1 h. 30,