‹ Émétine et atropineChapitre 16 sur 24 · GO · texte numérisé non relu

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Nous reconnaissons que celle Expér. esl moins nelle que l'avanl-dernière (xxviii), parce que le moùvemenl d'ascension a èlé Icnl, el qu'ù la rigueur on peut se demander si la grenouille simplemonl émôlinée, livrée h elle-même, ne serail pas, sans atropine, revenue de la môm<3 manière ù l'élal inilial.

En somme, ce groupe d'Expér. semble indiquer un certain antagonisme entre l'émétine el l'atropine, semble faire prévoir que l'atropine pourra accélérer un cœur ralenti par l'émétine. Mais il ne démontre pas la chose d'une manière bien complète; il faut chercher un autre mode opératoire pour mettre le fait en évidence.

Car si TExpér. xxviii esl réellement démonstrative, les Expér. XXIX el XXX le sont beaucouj) moins: l'une parce que l'accélération a élé très faible el l'autre parce que l'accéléralion a été très lente. Nous voyons déjà se dégager ce principe que, pour pouvoir étrealtribuée réellement à l'atropine, l'accélération d'un cœur ralenti par l'émétine doit être immédiate, rapide el assez marquée.

Qaanl à l'Expérience i, c'est un petit fait isolé, qui, sans infirmer la phrase de Podwyssolzki, semble devoir la restreindre, en montrant que l'atropine peut encore réveiller quelques contractions, surtout auriculaires, dans un cœur complètement arrêté par l'émétine.

B. — Émétine et atropine sous LA PEAU. — Nous n'avons qu'une Expér. de ce groupe. — Expér. xxxi. — 30 mni. Grosse grenouille. Cœur mis à nu à 8,7. — 8,9 : 54. — 8,10 : 58. — 8,13: 54.- 8,16: 54.

8,16 : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine.— 8,18: 56.-9,10: 52.-9,13: 56.— 9,13 : 2» injection semblable.

— 9,27.3" injection de 0,001. — 9,33 : 56.— 9,41 : 54.— 9,44: 54. — 9,44. 4« injection de 0,001. — 9,45: 54. — 9,50: 54.- 9,54 : 54. Un peu de dicrotisme à la diastole. — 9,57 : 54.— 10: 54. -'10:5« Injection de 0,001.— 10,3 : 54. — 10,10 : 28.

Systole dicrote. — 10,14: 26.

10,14: injection sous la peau delà cuisse de 0,001 sulfate d'atropine [—)■— 10,15:26. Se débat beaucoup. — 10, 18 : 26.- 10,22 : 26. — 10,26 ; 26. — 10,29 : 26. — 10,31 : secousse. -

10,31 : 28. Dicrotismede la systole dispara. — 10,36 : 26. 10, 41: 28. — 10,45: 28.— 10,48: 26.— 10,54: 26.— 10,58: tout d'un coup secousse et les contractions cardiaques montent à 50.

— 11 : 52. Energie de contraction beaucoup plus grande. — 11,1: 52. Diastole dicrote.— 11,3: 54.-11,6: 54.-11,10: 54.

Soir : 1 ,44 : 54 faibles. — 2,4 : 54. — 2,35 : 56. — 2,50 : 56.

— 2,56: 56.-3,7: 56.-3,18: 60.-4,31: 58.- 4,41 : 58.— |5,41 : 56 très faibles.

1 Expérience remarquable. Sept milligr. d'éméline (sous la jpeau) aballenl brusquement le pouls de 54 puis, à 28 el à 26. Immédiatement, on injecte sous la peau un milligr. d'alropine. Après 40 miii. d'étal slalionnaire ou d'oscillations peu importantes, le pouls s'élève brusquement sous nos yeux de 26 à 50, el puis à 54.

Nous n'avons jamais observé d'élévation brusque semblable chez les grenouilles éraélinées abandonnées à elles-mêmes. Nous pensons donc devoir attribuer cet eiïel à l'atropine, malgré le temps un peu long qui s'est écoulé entre l'injection d'atropine et la réascension. Cet intervalle est probablement dû à la lenteur Id'absorption du médicament injecté sous la peau d'une grenouille dont la circulation avait été profondément modifiée parTémétine.

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