‹ Émétine et atropineChapitre 17 sur 24 · C. Êmétine sous la peau et Atropine sur le coeur · texte numérisé non relu

C. Êmétine sous la peau et Atropine sur le coeur

C'est le groupe le plus important de nos expériences. Il répond |en eiïet au mode opératoire qui nous a toujours donné les résultats les plus concluants.

Mais avant d'aborder le compte rendu des expériences qui iconstituent à proprement parler celle section, nous rapporterons un fait curieux, quoique difficile à analyser, qui s'est produit à la fin de l'Expér. xxvi, dont nous avous déjà donné plus haut le commencement.

Expér. XXVI. —25 mai. — Grenouille petite. Cœur mis à nu à 9,7. — 9,10:68.

• 9. 16 : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine.

— 9,18: instillation sur le cœur de 0,0002 sulfate d'atropine

(rf.).-9,20: 62, petites. - 9,23 : 62. -9,26 : 60. - 9,31-60

— 9,35: 32.dicrotes. — 9,42: 28.- 9,48:28 très dicroles à la systole et à la diastole. — 9,57 : 26. — 10,6 : 20. — 10,15 • IG

— 10,27: 12. — 10,36: 10. — 10,56: 12. Soir, 1 h. 30 : plus de contraction du tout.

A 1 h. 39, on instille sur le cœur arrêté deux gouttelettes de sulfate d'atropine : aucun résultat ; le cœur est toujours arrêté. Quelques instants après, nous ouvrons complètement la grenouille du cou au pubis avec des ciseaux, et nous la laissons.

— A 2,9, on s'aperçoit que le cœur bat de nouveau , les oreillettes d'abord, le ventricule ensuite : 14 contractions régulières à la minute. — 2,13 : 14.-2,19: contractions ondulées.— 2,21: 13. — Deux fois pendant la minute, contraction auriculaire non suivie de. contraction ventriculaire. — 2,27 : 12 plus 3 contractions auriculaires non suivies de contractions ventriculaires.

— 2,34 : 11 plus 6 auriculaires. — 2,55 : 11.

Expérience interrompue. — 4,17 : plus de contraction du tout.

4, 19: instillation sur le cœur absolument immobile de deux gouttelettes sulfate d'atropine : 0,0002. — Quelques rares contractions auriculaires à la suite : 5 dans une minute à 4,20. — 4,30: 4 auriculaires sans contraction ventriculaire. — 4,38: 4 ici. — 4,49: 4 id. — 5,1 : 4 ÙZ.

Ce fait, très curieux, peut être rapjjroclié de l'Expér. i, citée loul à l'heure. L'un el l'autre semblent aller contre l'assertion de Podwyssolzki, que le silence cardiaque produil par l'éméline n peut être rompu ni par l'éméline ni par les excitations mécani ques. C'est là qu'est l'intérêt de ce cas.

Ce qui diminue \ii neltelé, sinon du fait observé, du moin des conditions de sa production, c'est le nouveau Iraumatism subi par l'animal, dont nous avions exposé à l'air tous les vis Gères Ihoraco-abdominaux.

Voici maintenant les Expér. qui consliluent plus proprement le groupe actuel (éméline sous la peau et atropine sur le cœur).

Expé7\ xxxir. — 26 mai. — Grenouille moyenne.— Cœur mis à nu à 1 h. 2.— 1,4: 68.

1,9 : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine. — 1,12:68.- 1,17:68.- 1,23: 68.-1,33: 64.- 1,44: 64.-

1,56: 60. Diastole dicrote. — 2,14: 60. — 2,20: 58. — 2,28: 59. — 2,37 : 58. — 2,41 : nouvelle injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine. — 2,44 : 60. — 2,50 : 30 petites; systole dicrote. — 2,54: 28.-2,59: 28.

3 : instillation sur le cœur d'une gouttelette sulfate d'atropine 0,0001. Soubresaut de la grenouille. Le cœur se contracte immédiatement mieux et plus souvent. Le dicrotisme de la systole, qui était très marqué, disparaît. — De 3,1 à 3,2: 50 contractions, — 3,4 : 50, de nouveau petites, sans dicrotisme. — 3,6 : 54. Très léger dicrotisme à la diasole. — 3,14 : 28. Les contractions ont repris le caractère qu'elles avaient avant l'instillation d'atropine (systole dicrote); régulières, mais interrompues par de courtes périodes où les contractions se précipitent. — 3,18: 28 régulières, petites. — 3,24: 27.-3,31 : 26.

3,34: 2^ instillation sur le cœur d'une gouttelette sulfate d'a- Eropine. — 3,36: 27 contractions : aucun changement. — 3,38 : 26 contractions ondulées. — 3,44 : 26. — 3,59: 24. La contraction se propage tout à fait sur le cœur comme une onde. — 5,38: 18. Diastole dicrote.

Celle Expér. nous paraîl Irès nelle pour monlrer l'aclion anlagonisle de l'atropine et de Témétine sur le cœur de la grenouille.

Quatre milligr. d'émétine sous la peau avaient abaissé classiquement le pouls de 68 à*60 d'abord, el brusquemeut de 60 à 30, et 28 ensuite: on instille 0,0001 sulfale d'atropine sur le cœur. Aussitôt les contractions rentiontent de 28 k 50 ; l'amplitude de la contraction augmente ; le dicrotisme de la systole disparaît : l'efTet est donc très net et ne peut être attribué qu'à l'atropine.

. Mais cet elFet, très rapidement produit, n'a pas duré longtemps. Les contractions s'affaiblissent de nouveau après 4 min.; le dicrotisme reparait à la diastole après 6 min. ; leur nombre, qui s'était élevé à 54, retombe brusquement à 28 après 14 min., en môme temps que la systole redevient dicrote. Pendant quelques instants, de courtes périodes rapides viennent interrompre cette lenteur, qui s'immobilise ensuite comme avant.

En jetant les yeux sur la courbe de cette Expér., on voit très nettement cet épisode de l'atropine interrompant un quart

(l'heure la courbe régulière de l'émôline, qui reprend ensuile comme si de rien n'était.

Ajoutons qu'une seconde instillation d'atropine l'aile ensuile dans les mômes conditions ne produisit absolument aucun eHel.

Expèr. XXXIII. — 26 mai, — Grenouille un peu plus petite que celle de l'Expér. xxxir, paraît moins résistante. — Cœur mis à nu à 12,55.— 1,6: 66.

1,iO : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 éméline. — 1,11 : initillation sur le cœur de 3 gouttelettes sulfate d'atropine i,-^-] : 0,0003.— 1,13 : 56. — 1,16: 56 affaiblies comme amplitude. — 1,22: 52. — 1,34: 54. — 1,43: 54. — 1,55: 26 petites; diastole dicrote. — 2,13 : 28 très faibles, à peine sensibles. — 2,18 : 30 extrêmement faibles. — 2,26 : 30. — 2,38 : 28 extrêmement faibles. — 2,45 : 32 extrêmement faibles. — 2,53 : 32. - ^ 2,57 : 32. — 3,8 : 32 à peine sensibles.

3,9 : instillation sur le cœur d'une gouttelette sulfate d'atropine : 0,0001. — minute : rien; contractions toujours extrêmement faibles, à peine visibles, environ 28. — 3,10: soubresaut ; le cœur se contracte plus nettement, plus énergiquement : 24 fois de 3, 10 à 3,1 1 . — 3,15 : le cœur est de nouveau petit ; ou compte 6 au quart pendant trois quarts de minute, puis 11 pendant l'autre quart; puis de nouveau 6 au quart. — 3,20 : 42 petites, mais très régulières. — 3,21 : léger dicrotisme dans la diastole. — 3,23 : 41. — 3,28: 22 extrêmement faibles. — 3,33 : 24. — 3,39: 24, très légers soulèvements à peine sensibles. — 3,48 : 26. — 3,57 : 28 à peine marquées par une très légère ascension de la pointe. — 5,40 : 3.

L'action de l'atropine sur la grenouille émétinée a été encore ici exlrômement nelte^ mais tout aussi courte que dans l'Expér. précédente.

Deux milligr. d'émétine avaient été injectés en même temps que trois dixièmes de milligr. d'alropine étaient instillés ; l'efTet fut celui de l émétine seule et le pouls tomba de 66 à 54, puis brusquement de 54 à 26.

Les choses restent en l'état plus d'une heure ; puis on instille sur le cœur 0,0001 atropine. Une minute après, les contractions du cœur deviennent plus nettes et plus énergiques. Après 0 min., il est redevenu petit. La fréquence varie, d'un quarl de

minute à l'aulre, de 2ï à 4i. Puis on on compte 42 petites, mais très régulières i l min. après rinslillulion. Un léger dicrotismc réapparaît ensuite dans la diastole et le pouls retombe à 22, 19 min. après l'instillation.

L'épisode de l'atropine dans cette courbe est absolument comparable à celui de la courbe XXXII ; ila duré 19 min,, tandis que le précédent en avait duré 14.

Expér. XXXIV. — 27 mai. Cœur mis à nu à 12,50 (légère blessure au cœur). — 12,56: 48. — Grenouille moyenne.

1 h., injection sous la peau delà cuisse de 0,002 émétine. La grenouille se débat. — 1/1 : 58. — 1,4: 50. — 1,7: 56. — 1,10 58.- 1,12: 58.- 1,15: 58. — 1,18: 60. — 1,23: 57. - 1,26 57. Très léger dicrotisme à la diastole. — 1,30: 57.— 1,31 nouvelle injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine. — 1,34: 57. Dicrotisme à la diastole plus marqué. — 1,37 : 56. — 1,43: 52.- 1,48: 52.- 1,51 : 50. — 1,55: 50. — 2 : se débat.

— 2,1 : 50. Se débat encore; contractions plus faibles qu'au début. — 2,3: 50 faibles. — 2,4 : 52.— 2,9: 49.— 2,12: 51.— 2,15:51 très faibles.— 2,19 : 50.- 2,22: 48.- 2,25:48. - 2,27 : 48. — 2,30 : 48 extrêmement faibles. — 2,33 : 48.

2, 33: instillatiou sur le cœur de 0,001 sulfate d'atropine - 2,36 : 46. - 2,37 : 47. - 2,41 : 45. - 2,43 : 44. Contractions faibles, ondulées.— 2,50 : 37.-2,56: 36. — 3,16- 40.

Le lendemain matin, cà 8 h. 26, encore une douzaine de soulèvements imperceptibles à la minute.

Ici le résultat est tout diiïérent de celui des deux Expér. précédentes : un milligr. d'atropine, au lieu d'accélérer lecœur d'une grenouille émétinée (par deux milligr.), a ralenti le pouls de 12 puis. (48 à 36).

Mais il y a entre cette Expér. et les deux précédentes une différence capitale dans la technique opératoire : l'émétine n'avait encore nullement produit son ralentissement caractéristique quand nous avons fait agir l'atropine. Cela suffit pour que la contradiction devienne simplement apparente : si les Expér. xxxii et xxxiii prouvent que l'atropine fait disparaître (au moins momentanément) le ralentissement produit par l'émétine, l'Expér. xxxiv ne prouve

nullement le contraire, puisque le ralentissement de l'émétine n'existait pas au moment où nous avons instillé l'atropine.

Expér. XXXV. — 28 mai. Grenouille moyenne; a l'air peu résistant. Cœur mis à nu à 8 h. 22. — 8,24 : 48. — 8,28 : 44 — 8,31: 40.- 8,34:37.- 8,39: 39.- 8,43:36. Par moments, léger dicrotisme à la diastole. — 8,49: 37. — 9,30: 50. —

9,33 : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine.— 9,34:52.- 9,44: 50.- 9,50: 52.- 9,51: 2« injection semblable de 0,002 émétine. — 9,54: 52.— 10: 49.— 10,5: 48. Un peu de dicrotisme dans la diastole. — 10,14 : 46. — 10,18 : 46. — 10,19: nouvelle injection d'0, 001 émétine dans le cul-desac sous-cutané de la plaie thoraco-abdominale. — 10.21 : 44. Energie diminuée. — 10,24 : 46. Dicrotisme marqué à la diastole. — 10,32: 44.— 10,35: 44. — 10,36: nouvelle injection d'0,001 émétine sous la peau de la cuisse. — 10,38 : 44. — 10,41 : 40 irrégulières. Ralentissement par moments. Contractions fortes. — 10,43 : 36. Tout d'un coup, au milieu de contractions régulières, ralentissement considérable, puis reprise de la première fréquence. — 10,45 : 16. — 10,46 : 15.

10,47 : instillation de 0,001 sulfate d'atropine i-^). — 10,48 : 32, après une secousse. — 10,50:29.- 10,52:26.— 10,55:24.

— 10,57: 23. — 11 : 22.— 11,3: 22.-11,7: 22. — lî,9: 22. 11,9 : 2e instillation d'0.001 sulfate d'atropine.— 1 1,10 : 22.—

11,22 : 3« instillation semblable. — 11,12 : 22; systole dicrote,

— 11,14: 20.- 11,18: 18.- 1,32:19.- 1,36:19.- 1,43: 19. — 2 : 16.— 8,20 : 26 faibles.

Nous nous retrouvons ici dans des conditions analogues à celles des Expér. xxxii et xxxiii, et les effets sont bien comparables.

Dès que les 6 milligr. d'émétine nécessaires ont ralenti le cœur de 52 à 15, un milligr. d'atropine sur le cœur fait immédiatement remonter les pulsations de 15 à 32: impossible de méconnaître l'action de l'atropine.

Cette accélération diminue ensuite graduellement (tandis que dans les Expér. xxxii et xxxiii la chute avait été aussi brusque que la réascension). Le pouls est à 22 treize minutes après l'instillation d'atropine. II reste là (6 22) pendant 14 min., malgré

deux nouvellos inslilialions (ralropiiic. Puis il redescend très lenlemeul jusqu'à 16, chilire qu'il u'alleinl qu'à 2 h. après midi, c'esl-à-dire plus de trois heures après l'inslillalion d'alropine.

On remarquera, à côté de l'aetion bien nette de la première instillation d'atropine, l'inefficacité absolue des deux instillations suivantes : c'est ce que nous avions déjà noté dans l'Expér. xxxii.

Expér. XXXVI. — 29 mai. Grenouille moyenne. Cœur mis à nu à 7,50. Hémorrhagie par une patte (épingle). — 7,54: 58. — 7,57 : 54.-8,1 : 46.- 8,4: 52.-8,5: 50.- 8,8: 48. Hernie multiples. — 8,44 : 52.

8,44 : injection sous la peau de la cuisse gauche de 0,002 iémétine.- 8,47: 52.- 9,43: 22.- 9,48: 24.- 9,53: 24 .faibles.— 9,55: 24.- 9,55: 2" injection sous la peau de la cuisse de 0,001 émétine.— 9,57: 24.-10,1 : 24; systole dicrote.

10,8: instillation sur le cœur d'0, 001 sulfate d'atropine [-^].

— 10,10: 20.-10,12: 16.- 10,14:22 irrégulières ; quelques pulsations rapprochées, puis d'autres éloignées. — 10,15:26 régulières (quelques frémissements depuis 1 ou 2 min.) — 10,17: 26 régulières.— 10,19: 26.- 10,21: 28.- 10,23:27 (le dicrotisme de la systole est supprimé depuis l'atropine). — 10,25: 28. — 10,28: 29. Réapparition du dicrotisme à la systole.

— 10,31 : 30. — 10,33 : 32. — 10,34 : 34. — Dicrotisme de la systole disparu. — 10,36: 35. — 10,38: 36. — 10,41 : 37. Depuis une ou deux min., dicrotisme dans la diastole: mouvement ondulatoire, allant le plus souvent de la base à la pointe, quelquefois de droite à gauche. — 10,43: 38. — 10,44: 40. — 10,46: 40. Diastole dicrote, dans le sens transversal: la moitié gauche se remplit, puis la moitié droite. — 10,49 : 42. — 10,52 : 43. Tout d'un coup, à 10,54, les contractions tombent, sous nos yeux, à 24, avec systole dicrote (comme avant l'atropine). — 10.57 : 23.— 10,59: 23. — 11,2: 23.- 11,4: 24.— 11,6: 24. — 11,9: 24. — 11,12 : 24. — 2,54 : 26.

Après l'action ordinaire de l'émétine (trois milligr.), une gouttelette d'alropine a produit une accélération incontestable (de 24 à 43). Seulement celte accélération n'a atteint son maximum que progressivement, en 44 min. — C'est là un point qui dilFérencie cette Expér. des précédentes.

Puis, juste au moment où le pouls a eu acquis le maximum de

fréquence, il est inslanlanémcnl londbé, sous nos yeux, de 43 à 24 (chillre duquel il ne s'est plus écarté sensiblemeni). — Celle cliule brusque éloigne cette Expér. de l'Expér. xxxv et la rap~ proche des Expér. xxxii et xxxiii.

Notons, tout à i'ait au début de l'aclion de l'atropine, une légère défervescence de 8 puisât, immédiatement suivie de l'accélération décrite. Pareil phénomène avait été nolé dans l'Expér. xxxm.

Remarquons enfin que l'atropine n'a nullement empêché les modificalions de la contraction elle-même. Pendant son action, on a observé, au moins momentanément, le dicrotisme, soit de h systole, soit de la diastole ; un moment le caractère ondulatoire a été très marqué, l'ondulation se dirigeant, soit longiludinalement, soit transversalement.

Expér. XXXVII. — 5 jain. Grenouille moyenne. Cœur mis à nu à 7,47. 60 puis.

7,53 : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine.

— 7,56 : 64 fortes. — 9,18 : 62. Hernies multiples, réduites.—) 9,21 : 63; faibles, un peu ondulées. — 9, 22 : 2'^ injection de 0,001 émétine. — 9,24 : 61; diastole dicrote. — 9,28 : 60. - 9,32 : 58. — 9,34 : 3-^ injection de 0,001 émétine. — 9,37 : 29.

— 9,42 : 30. — 9,46 : 30. — 9,48 : 30. — 9,48 : 4« injection de 0,001 émétine. — 9,50 : 29. — 9,56: 28.

9,56 : instillation sur le cœur deO, 001 sulfate d'atropine (t^I.

— 10,13 : 34.— 10,18 : 37. — 10,21 : 21; périodes inégales. - 10,23 : 21.- 10,26 : 22. — 10,30:23. — 10,35: 26. — 10,38 : 24 ; systole et diastole dicrotes. — 10,42 :24. — 10,47 : 24 ondulées. — 10,51 : 24. — 10,56 : 24. — 1 1 : 24. — 11,5 : 24. - 1 1,12 : 24. — 12,50 : 21. — 12,57 : 21 assez énergiques; mais systole et diastole dicrotes. — 1 ,9 : 22.

1,11 : 2Mnstillation de 0,001 sulfate d'atropine.— 1,12 : 22.— 1,14:22.- 1,17 : 20.— 1,19: 20. - 1,22 : 18.— 1,27 : 20. - 1,35 : 18. — 1,40 : 18. — 1,50 : 19. — 1,59 : 20.

2,1 :3Mnslillation de 0,001 sulfate d'atropine. —2,2: 20. — 2,6:20. — 2,20: 17. — 2,28:17. —2,37 : 18.- 2,44: 18. - 2,53 :t8. — 3,1 : 20.- 3,19:19.- 3,33 : 20.

Sur la courbe de cette Expér,, on voit encore très bien l'épi-

sode de l'alropine comme sur les précédenles. Il a une durée de 25 min., mais la réascension est moins considérable que dans les Expér. précédenles, puisque la plus grande dillérence entre le maximum el le minimum de celle parlie de la courbe est seulement de 16 puisai.

La marche de celle phase de la courbe a aussi ceci de particulier qu'il y a deux pointes séparées par une dépression.

Quatre milligr. d'éméline avaient abaissé le pouls de 60 à 30, un cinquième milligr. abaisse à 28, et immédiatement on instille le milligr. d'alropine : ascension de 28 à 38, retour passager à 30, réascension â 37 cl chute définitive à 21 .

L'après-midi du même jour, le pouls étant toujours autour de 20. une deuxième et une troisième instillation d'atropine n'ont produit aucun eiïel : c'est ce que nous avions observé déjà dans les Expér. xxxii et xxxv.

Nous avons observé ici, à la fin de l'aclion de l'atropine, une périoded'inégalilé dans la fréquenc(î comme nous l'avions notée quelquefois au début de l'action. A la (in aussi, le dicrolisme a apparu dans la systole et dans la diastole, et les contractions sont devenues ondulées.

Expér. XXXVIII. — 14 juin. Grosso grenouille. Cœur mis à nu à 8,17. — 8,24:50.

8,27 : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 éraétine. — 8,29 : 50. - 8,35 : 52. - 8,41 : 52. — 8,43 : 2« injection semblable. - 8,47: 52. —8,53: 51. — 8,59 : 50. — 9,2 : 3" injection semblable. — 9,5 : 49. -- 9,10 : 48. — 9,14 : 48; diastole dicrote — 9,15 : chute subite, puis série de pulsations rapides. — 9,16: 24. — 9,19 : 22; systole dicrote. — 9,21 : 22. —9,22: quarts très inégaux. — 9,24 : 22. — 9,28 : 22. — 9,32 : 22.

9,32 : instillation de 0,001 sulfate d'atropine • — 9,34 : 35.

- 9,35 : 35. - 9,36 : 35. — 9,38 : 35. — 9,43 : 34. — 9,47 : 33. - 9,51 : 34. - 9,56 : 35. - 9,59 : 34. - 10,3 : 35. - 10,10: 35.- 10,15:37.- 10,20:37. - 10,27 : 38. - 10,32 : 34. Quelques pulsations lentes au milieu des autres. — 10,34 : 32; même irrégularité. — 10,36: 11 dans la première moitié de min., 19 dans la seconde. — 10,39 : 32 (6, 8, 10, 8 par quart). — 10,40 : 29 (9,9, 5, 6). - 10,41 : 35 (9, 9, 9, 8). - 10,42 : 31 (4,9,9,9).

(G, 9, 9, 9). ^ 10,50 : 32 (9, 9, 9, 5). - 10,52 : 28 (8, 8, 4, 8) - 10,54 : 29 (4, 7,9, 9). - 10,56 : 27 (4, 6, 9, 8). - 10,58 : 28 (8, 4, 7, 9). — 11,4: 27. — 11,8 : 26 toujours irrrégulières. — 11,12 : 25.— 11,20 : 18 régulières. — 11,24 : 19. Soir, 1,43: 14.

Après la chute de 50 à 22 produite par six milligr. d'émétinc, le milligr. d'atropine a lait immédiatement remonter de 22 à 35 et plus tard à 38 : ceci confirme complètement nos résultats antérieurs.

Deux choses sont remarquables dans ce cas particulier : d'abord la longueur considérable de l'épisode de l'atropine : il a fallu 1 h. 48 pour que le pouls redescendit à son chilFre initial, et en second lieu la longue et curieuse phase d'irrégularité que la courbe rend mal, mais dont le détail complet est dans le récit même de l'Expér.

Ufie heure après l'instillation d'atropine, au milieu de la fréquence du pouls, on voit apparaître des phases de lenteur, et alors, dans la même minute, vous avez des quarts à une fréquence de 36 et même 38 par min. et des quarts à une fréquence de 20 et même 16 par min. Le mot d'irrégularité n'est pas très exact pour exprimer cette période : ce sont plus exactement des phases se succédant, dans chacune desquelles le pouls est régulier, mais avec une fréquence diflérentede celle de la phase voisine. — Cette période dure 48 min.

L'épisode de l'atropine se compose donc ici des trois périodes suivantes : 1** ascension brusque de 22 ù 35; 2° immobilisation autour de 35 (pouls étant régulier) pendant 1 heure; 3» irrégularités, oscillations de fréquence de 38 à 16 pendant 48 min. — Après quoi, le pouls redevient régulier et s'immobilise de nouveau au chiffre inférieur qu'il avait par l'éméline, avant l'intervention de l'atropine.

Expèr. XXXIX. — 14 juin. Grosse grenouille. Cœur mis à nu à 8,20. Hémorrhagie. — 8,25 : 52.

8,28 : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 émétine.— 8,30 : 54.— 8,34 : 54.— 8,42: 52.— 8,44 : 2« injection semblable. — 8,48 : 52. — 8,56 :50.— 9 : 50. — 9,3 : 3" injection semblable.

— 9,6 : 52.- 9,1 1 : 50.— 9^8 : 46.— 9,25 : 48.— 9,26 : 4« injection de 0,001 émétine. —9,36 : 46. —9,42 : 44.-9,45 : 44.— 9,45: 5« injection de 0,001.- 9,48: 44.- 9,53: 44.-9,54: 6' injection semblable. — 9,57 : 43. — 10,5 : 42. — 10,8 : 42. Diastole dicrote.— 10,11 : 42.— 10,13: 7« injection semblable.

— 10,22 : 41.- 10,28 : 40.— 10,30 : 40 ondulées. — 10,37 : 40.

11,2 : instillation de 0,001 sulfate d'atropine (,-,) sur le cœur.

— 11,23: 16.- soir 1,45: 12.

Celle Expérience est absolument comparable à l'Expér. xxxiv: l'alropine a été inslillée à une période où l'éméline n'avait pas encore produit son abiiissemcnl brusque, caraclérislique. Aussi l'atropine n'a-l-elle nullement relevé le pouls. Après son action, il s'est au contraire beaucoup ralenti.

Dix milligr. d'éméline, injectés sous la peau, avaient amené le pouls de 52 à 40 en 2 h. 40. Un milligr. d'atropine, instillé alors, fait tomber brusquement de 40 à 26, puis à 15.

On peut se demander si l'atropine a facilité ce ralentissement ou si seulement elle n'a pas empêché l'éméline de le produire. En tout cas, nous conclurotis de celle Expér. comme de l'Expér. xxxiv, que, pour voir le pouls accéléré par l'alropine, il faut que l'éméline ait préalablement produit le ralentissement brusque caraclérislique.

Expér. XL.— 12 juin. Grenouille moyenne. Cœur mis à nu à 1 h.— 1,1: 52.— 1,3: 52.

1,3: injection sous la peau du ventre de 0,002 émétine.— 1,5 : 52.-- 1,7: 49.— 1,9 : 48.— 1,11 : 44.— 1,13: 42.-1,15 : 40.

— 1,18 : 40. — 1,20: 39. — 1,22: 38. Léger dicrotisme à la ditistole. — 1,25: 38.— 1,26: 2° injection de 0,001 émétine.— 1 ,28 : 37.- 1 ,31 : 36.- 1 ,35 : 33.— 1 ,45 : 18 faibles et ondulées.

— 1,48: 16 avec intermittences.— 1,50 : 17.— 1,52: 16.

1,53 : instillation sur le cœur de 0,001 sulfate d'atropine (/-J. 1,55: 13.— 1,56: 18 régulières. — 1,57: 19.- 1,58: 19.— 1,59: 19.— 2,1 : 19 très faibles,- 2,4 : 18.— 2,7 : 19.-2,18: 18.

— 2,18 : 2« instillation semblable. — 2,20 : 18. — 2,21 : 18. — 2,31 : j8.— 2,32: 3« instillation semblable.— 2,33: 18.

2,35: instillation sur le cœur d'une gouttelette émétine (;-,).

— 2,37 : J7. — 2,38 : 17. — 2,40 : 17. — 2,42 : 17. — 2,42 : 2' goutleleLle d'cmétinc. — 2,44: 15.— 2,45: 16. — 2,47: Ki. — 2,47: a^gOLitlelcLLe. — 2,49: 15.-2,50: 16. - 2,50 :'4« goiiLle- Ictte.— 2,52: 14.— 2,54: 14.-2,56: 14.- 2,56: 5« goiUteleUo 2,59 : 13.-2,59 . 6« goiUlelette.— 3,1: 12.-3,1 : 7«gouUGleUe.

— 3,3:7.-3,5:5. S'arrête en diastole.— 3,8 : 4. — 3, 1 1: 2.

Voilà un fait Iranchemenl exceplionnei ; il esl seul de son espèce dans ce groupe.

Trois milligr. d'éméline avaient ralenti le cœur de 52 à 16, et cependant trois milligr. d'atropine successivement instillés ne l'ont nullement relevé.

Nous pouvons résumer maintenant les Expér. de ce groupe (émétine sous la peau et atropine sur le cœur).

Un fait (Expér. xxvi),qu'ù ce point de vue on peut rapprocher de l'Expér. i, semble indiquer que le cœur arrêté par l'émétine peut encore être temporairement réveillé par l'atropine. Mais c'est encore là une conclusion que nous donnons seulement sous toutes réserves.

Six Expér. (xxxii, xxxiii, xxxv, xxxvi, xxxvii et xxxviii) absolument concordantes prouvent que, quand le cœur a élé ralenti ■par VêmHine, l'alropine l'accélère d'une manière notable : c'est lii un fait important, qui nous paraît bien établi. Une seule Expér. (xl), faite dans les mêmes conditions, nous a donné un résultat diiférent, sans que nous nous expliquions cette exception.

Pour que l'atropine accélère ainsi le cœur, il faut que l'émétine ait produit sa chute caractéristique: sans cela, il n'y a pas d'accélération (Expér. xxxiv et xxxix).

L'accélération produite par l'atropine ne suit pas toujours la même marche : l'ascension a été brusque dans presque tous les cas, cinq (xxxii, xxxiii, xxxv, xxxvii, xxxviii) sur six; dans un seul cas (xxxvi), elle a été graduelle. La cliule a élé brusque quatre fois (xxxii, xxxiir, xxxvi, xxxvii) et graduelle deux fois (xxxv, xxxviii). De là 3 types de courbes : 1. ascension cl

chute brusques (3 casV, 2. ascension brusque el chule graduelle (2 cas) ; 3. ascension graduelle el chule brusque (1 cas).

En loul cas, l'épisode de l'alropine esl toujours très net, très marqué, parfaitement séparé sur la courbe du reste de l'action de l'émétine.

La durée de l'action de l'atropine a été variable ; elle a été de

14 min. (xxxn), de 19 min. (xxxiii), de 30 min. (xxxv), de 46 min. (xxxvi), de 25 min. (xxxvii), d'I h. 48 (xxxvm). En laissant de côté ce dernier chiffre, qui paraît rare, la durée a oscillé de un à trois quarts d'heure.

Le chilJre de l'accélération a toujours été considérable ; le pouls est remonté de 28 h 50 (xxxii), de 24 h 44 (xxxiii), do

15 à 32 (xxxv), de 24 à 43 (xxxvi) de 2Î2 à 38 (xxxvm), de 28 à 38 (xxxvii). Quoique la proportion soit moins régulière que pour l'émétine, on peut dire approximativement que si l'émétine abaisse bru*;quement les pulsations de 2n à n, l'atropine les relève sensiblement de n à 2».

L'action se fait sentir en géiiéral immédiatement après l'instillation (Voy. notamment les Expér. xxxii et xxxiii).

Seulement quelquefois l'accélération esl précédée d'un léger raleiitissemenl qui ne dure pas longtemps (Expér. xxxiii el

XXXVl'i .

Une fois l'accélération produite, elle dure sans rémission jusqu'à la chule ; dans un seul cas (xxxvii), la courbe présente deux sommets séparés par une dépression.

A la (in de l'action de l'atropine, quand le pouls devient de nouveau lent, on voit quelquefois des irrégularités : le puuls, lent pendant certains quarts de minute, redevient passagèrement fréquent dans d'autres quarts. Cette période est en général courte (xxxii, xxxvii); dans un seul fait, elle s'est prolongée beaucoup, jusqu'à 48 min. (Expér, xxxvm).

A côté de ces modificaiions portant sur la fréquence des contractions cardiaques, l'atropine entraîne souvent des modilicalioïis dans la contraction elle-même; maisces modifications sont bien moins constantes el moins régulières.

Ainsi, dans l'Expér. xxxii, sous l'influence de l'atropine, l'am-

plilude augmente, le dicrolisme de la systole disparaît. De même dans l'Expér. xxxiii, les contractions deviennent plus nettes et plus énergiques. Dans la première de ces deux Expér., les contractions s'alTaiblirent de nouveau après 4 min. et le dicrolisme réapparut à la diastole après 6 min., tandis que le pouls ne se ralentit qu'après 14 min., en même temps que la systole redevenait dicrote. Dans la seconde de ces deux Expér., l'énergie plus grande des contractions coïncida avec la courte période de ralentissement notée et disparut 6 min. après l'instillation, c'est-â-dire au moment où l'accélération atropinique se produit tout d'un coup.

Dans l'Expér. xxxvi, le dicrolisme apparut pendant l'action de l'atropine.

On ne peut donc établir aucune règle constante sur la nature ni sur le mode d'apparition de ces moditications dans la contraction cardiaque. On ne peut surtout trouver aucune correspondance entre ces modifications et la fréquence du pouls.

Un fait qui ressort au contraire très nettement de toutes nos Expér., c'est l'inefficacité constante des gouttelettes ultérieures d'atropine. Quand une instillation a accéléré le pouls ralenti par l'éméline, que son action est épuisée et que le pouls est redevenu lent, on a beau instiller de nouveau de l'atropine, on n'obtient aucune espèce de résultat.

D. Émétine sous la peau ; atropine sous la peau, puis sur

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