injection de
9,54 : 6« injection de 0,001.— 9,57 : 43. — 10,5 : 42.— 10,8: 42. Diastole dicrote. — 10,11 : 42.
10,13 : TMnjection de 0,001. - 10,22:41. — 10,28:40. — 10,30 : 40 ondulées. — 10,37 : 40. — 10,47 :40.— 10,55: 40.— 11,2 : 40... (Voir la suite dans la troisième partie.)
Ce qui ressort le plus clairement de cette expérience, c'est quedix milligr. d'éméline sous la peau n'ont passuffi pour produire
Ichez cette grenouille l'abaissementcaraclérislique. Il est regrettable que nous n'ayons pas continué, pour voir jusqu'où serait allée la résistance de cette grenouille.
A côté de ce résultat principal, notons quelques points de détail : les deux premiers milligr. ont produit une augi menlation de deux pulsations. Les 5' et G" milligr. ont aussi produit une augmentation de deux, puis une diminution de six. 1 Le 7'' milligr. entraîne une nouvelle diminution de six et le 1 10" de deux ; ce qui fait en tout (et en 2 h. 40) une diminution de 12 sur le point de départ: c'est absolument insignifiant.
La diastole est cependant devenue dicrote après le 9" milligr.; ion a même noté des contractions ondulées après le 10^
Expér. XL. — 12 juin. — Grenouille moveune. — Cœur mis à nu à 1 h. — 1,1 : 52.-1,3: 52.
1,3 : injoclioii sous la peau du ventre de 0,002 milligr émétine.— 1,5 : 52,— 1,7 : 49. - 1,9: 48. - 1,11 : 44. - 1,13- 42. - 1,15 : 40.-1,18:40. - 1 ,20 : 39.- 1,22 : 38. Légerdicrotismeàla diastole. — 1,25: 38.
1,26: 2" injection sous la peau du ventre de 0,001 milligr. éractine.- 1,28: 37. - 1,31 :36.- 1,35-. 33.-1,45: 18 faibles et ondulées. — 1,48 : 16 avec intermittences. — 1,50 : 17. — 1,52 : 16.. . (Voir la suite dans la troisième partie.)
Les deux premiers nniliigr.(sous la peau du ventre) produisent un abaissenfienl progressif de 14 pulsations et rendent la diastole légèrement dicrole.
Le troisième milligr. abaisse d'abord de 5 puisai, en 9 min., et puis de 15 Jans les 10 min. suivantes (pas d'observations pendant ces 10 min. -là). Les contractions deviennent faibles et ondulées, s'accompagnent d'intermittences et tombent finalement à 16, c'est à dire à 30 pulsations de moins qu'au début.
Expér. KLi. — 12 juin. — Grenouille moyenne; faible résistance. — Cœur mis à nu à 8 h. 10. — 3,22 : 44.
8,22 : injection sous la peau du ventre de 0,002 milligr. émétine. —8,35 : 32. — 8,38 : 32.
8, 38 : 2' injection de 0,002. —8,39 : 32.-8,44 : 15. Encore fortes; diastole franchement dicrote, en deux temps très-séparés. — 8,47 : 12 faibles, ondulées, systole dicrote... (Voir la suite dans la troisième partie.)
Les deux premiers milligr. (sous la peau du ventre) abaissent de 13 pulsations en 16 min. Mais 6 min. après la 2® injection (3^ et 4^ milligr.), le pouls tombe brusquement de 32 à 15 et deux min. après à 12.
Au moment de celte chute, la diastole est fortement dicrote alors que les conlraclions sonl encore fortes. Trois minutes après, la systole est aussi dicrote, et alors les conlraclions sont faibles et ondulées.
Expér. xLii. — 5 juin. — Grenouille moyenne. — Cœur mis à nu à 7,41. — 62 puis.
7,54 : injection sons la peau de la cuisse de 0,002 milligr. émé- Une. — 7,56 : 66 fortes. — 9,17 : 54 plus faibles. — 9,20 : 54.
9,23 : 2^ injection semblable de 0,001. — 9,26 : 54. Diastole un peu dicrote. — 9,29 : 54. — 9,33 : 56.
9,35 : 3« injection de 0,001 émétine.— 9,39 : 56.— 9,43 : 53. ■ 9,47 :4e injection de 0,001.-9,51:54.— 9,55 : 53. —10,2: 28.— 10,5 : 26... (Voir la suite dans la troisième partie.)
Expérience Irès nelle pour la brusquerie de la chule à un momenl donné.
Les deux premiers milligr. produisent une augmentation de 4 pulsations et airaiblissenl un peu les conlraclions. Après le troisième milligr., la diastole est un peu dicrote, et enfin une dizaine de minutes après l'injection du cinquième milligr., le pouls tombe brusquement de 53 à 28, c'est-à-dire de 25 pulsations.
Expcr. xLiii. — 4 juin. — Grenouille forte. — Cœur mis à nu à 7 h. 53. — 52 puis.
8 h. : injection sous la peau de la cuisse de 0,002 milligr. émétine. — 8,2 : 53. — 8,45 : 50 petites.
8,47 : injection de 0,001. — 8,51 : 26.-8,54 : 25. — 8,58 : 25. Très-léger dicrolisme à la diastole... (Voir la suite dans la troisième partie.)
Deux milligr. ne produisent rien qu'un peu d'alTaiblissemcnt dans la contraction, môme après 47 min. Le troisième milligr. fait i;nmédiatement tomber brusquement le pouls de 50 à 26, en môme temps qu'il développe un très léger dicrotisme h la diastole.
Expèr. xLiv. — Grenouille forte. Le cœur est mis à nu le 6 juin à 8 h. 22. Ce jour-là, on expérimente l'action de l'atropine (voir Expér. xxin dans la 2" partie). Puis le lendemain matin on fait sur la même grenouille l'expérience suivante.
7 juin. 8 h. matin : 50. — 8,10 : 50. — 8,12 ; 48. — 8,15: 48.
8,15 : injection sous la peau du ventre de 0,001 milligr. d'émétine. — 8,16 : 48. — 8,20 : 48. — 8,24 : 48.
8,25: 2' injection de 0,001. — 8,26 : 48 petites. — 8,34 ; 48. . 8,35 : 3« injection de 0,001.— 8,38 : 44.— 8,42 -44 — 8 47 •
8,48: 4* injection de 0,001.— 8,50:22. — 8,52: 22. — 8,57: 22.— 9,2: 20.— 9,6: 20... ( Voir la suite dans la troisième parlie.)
La grenouille de celle expérience élail dans des condilions d'infériorilé évidenle. Le cœur élail mis à nu depuis 24 heures quand l'expérience a comnncficé. Néanmoins il a fallu quatre milligr. (sous la peau du ventre) pour produire l'abaissement caraclérisliquc. Cet abaissement a été très net. Tandis que les trois premiers milligr. n'avaient abaissé que de quatre pulsalions en 33 minutes, le quatrième milligr. produit immédiatement une chute de 22. Deux minutes après la quatrième injection, le pouls élail tombé de 44 à 22.
Conclusions de ce paragraphe [èmèline sous la peav). — Il est lemps de synthétiser les quinze expériences qui précèdent et d'en tirer les conclusions relatives à l'action de l'émétine appliquée sous la peau.
Toute cette série d'expériences ne diffère pas seulement de la première série par le mode d'application du médicamenl (cœur ou tissu sous-cutané), mais encore par les doses, employées et I surtout la manière d'appliquer ces doses Sur le cœur, nous appliquons d'emblée une dose dont nous éludions les effets ; sous la peau, nous cherchons la dose minima capable d'agir, commençant par un ou deux milligr., et augmentant graduellemenl par milligr., de manière à saisir le moment précis de l'action.
A ce point de vue, nos résultats sont particulièrement intéressants.
La dose nécessaire pour agir a été très différente suivant les cas.
Dans deux faits (xt, xxxvi) il a fallu deux milligr.; dans trois (xii, XL, xLiii) il en a fallu Irois ; dans quatre (xxxii, xxxvii, XLi, xLiv) il en a fallu quatre; dans un (xlii) il en a fallu cinq ; dans deux (xxxv, xxxviii) il en a fallu six. Enfin, dans un autre cas (xxxix) dix milligr. n'ont pas sufii pour abaisser le pouls.
Il n'y a donc pas de dose minima absolue qui puisse être donnée comme devant abaisser le pouls chez toutes les grenouilles. Il y a de grandes divergences entre les divers animaux, et on ne peut pas, à priori, savoir la dose nécessaire à un animal donné, Pour déterminer la dose minima de chacun, il faut nécessai-
rement agir par tâloniicmenl, en injectant un milligr. après l'autre jusqu'à eflet produit. Cette rennarque est capitale pour l'institution d'expériences relatives à l'anlagonisme.
L'eîîet caractéristique remarquable est la chute brusque. C'est là un fait que toutes nos courbes mettent très nettement en lumière. Sauf dans deux cas (xxxiv et xxxix) où nous n'avons pas atteint la dose voulue, nous avons toujours eu cette chute brusque. Tout d'un coup, d'une observation à l'autre, en une ou deux minutes, le pouls tombe de 50 pour 100.
Voici en elfet les chilTres de ces chutes brusques, chilïVes entre lesquels on remarquera une fixité de rapport curieuse.
Cette chute a été : dans l'Expér. xi de 40 à 21, dans l'Expér. XII de 64 à 30, dans l'Expér. xxxi de 54 à 28, dans l'Expér. xxxii de 60 à 30, dans rEx|)ér. xxxv de 36 à 16, dans l'Expér. xxxvii de 58 à 29, dans l'Expér. xxxvni de 48 à 24, dans l'Exjiér. xl de 33 à 18, dans PExpér. xli de 32 à 15, dans l'Expér. xLii de 53 à 28, dans l Expér. XLiii de 50 à 26, daus l'Expér. xliv de 44 à 22.
A une ou deux pulsations près, c'est toujours une chute de 2 n hn pulsations, brusquement, d'une observation à l'autre.
Dans deux cas (xxxv et xxxviii), nous avons pu voir littéralement le ralentissement brusque, et voici ce que nous avons observé : le cœur battant 2 n fois par minute, tout d'un coup on voit les pulsations tomber à n. Mais ce ralentissement énorme nes'élablit pas d'emblée détniitivement. Après 10, 20 secondes, la fréquence première reparait ; puis c'est de nouveau le ralentissement. Le ralentissement est ainsi traversé par quelques périodes de retour à l'ancienne fréquence, et enfin, après cette phase d'irrégularités qui peut durer de 1 à 2 ou 3 minutes, les contractions continuent définitivement, avec une fréquence de n à la minute, la régularité étant de nouveau aussi grande qu'avant la chute.
Si cette chute brusque est un effet constant de l'émétine à dose suffisante, il n'y a pas la même constance et la môme régu • laritô dans les phases qui précèdent et dans celles qui suivent cette descente verticale de la courbe.
Tout 5 fait au dùbul, il y a eu quelquefois une légère accéléro.lion. Celle accôit'ralion, iusignifianlc ( 2 /i 4 pulsallons) tliiris les Expér. xxxi, xxxvii, xxxviii. xxxix el xlii, n'a 616 un peu sensible que dans l'Expér. xxxiv: dans ce dernier cas, l'accéléralion a éU'; de 10 pulsalions dès la première minute qui a suivi l'application médicamenteuse, avec quelques oscillations, elle a atteint 12 pulsalions après la première injection; en somme, le pouls est resté constamment au-dessus de son cliilTre inilial pendant 51 minutes après la première injection, ou 20 minutes après la deuxième.
Qu'il y ait ou non celle légère accélération initiale, la chute brusque est souvent précédée d'une période de raltutissemenl léger et progressif. Ainsi, les pulsalions tombent de 12 en 30 minutes (xi), ou de 14 en 22 minutes (xl), ou seulement de 4 en 9 minutes ( xii j, etc.
Quelquefois entin la chute brusque peut survenir sans période antérieure d'abaissement progressif.
Les phases postérieures à celte chute sont également variables. Quelquefois le ralenlissemcnl continue à s'accentuer lentement el progressivement. D'autres fois le pouls reste immobilisé au chiffre où il est tombé d'emblée.
Tout ce que nous venons de dire a Irait au nombre des contractions cardiaques, Restent quelques remarques sur les qualités de ces contractions.
On a noté dans un assez grand nombre de cas l'aflaiblissemenl dans l'énergie des contractions cardiaques, le dicrolisme de la diastole et le dicrolisme de la systole; voici à quel moment se sont produits ces phénomènes.
L'affaiblissement cardiaque a été noté dans 9 expériences, d s'est produit 4 fois (xxxiv, xli, xxxvii, xliii) avant la chute caractéristique; dans les deux derniers de ces cas, il a même coïncidé avec une période de légère accélération. Dans quatre cas (xi, XII, XXXII, xl), on a noté cet allaiblissement au momcnl de l'a chute, et enfin dans un fait { xxxvi ) on ne l'a constaté qu'après la chute des pulsalions.
Le dicrolisme de la diastole s'est produit quatorze fois. Dans 0
cas (XXXI, XXXII, XSXIV, XXXV, XXXVII, XXXVIII, XXXIX, XL, XLll)
I il s'est produit avant la chute de la courbe. Dans 3 cas (xi, 1 xLi, xLiii) on l'a noté au moment de la chule, et enfin dans 1 2 cas (xii, XLi) on ne l'a constaté qu'après la chute.
Le dicrolisme de la systole a toujours apparu, quand on l'a . noté, plus tard que le dicrotisme de la diastole. On l'a constaté ! 2 fois ( XI, xxxi) après la chute, une fois au moment de la
chule ( XXXII ), 2 fois après la chute (xxxvi, xli). I Enfin, dans trois expériences on a trouvé un caractère ondulé i à la contraction cardiaque: 2 fois avant la chute (xxxvii, xxxix), , une fois au moment de la chute ( xl ).
j Ce qui ressort le plus clairement de ces documents rapprochés, i c'est que ces modifications dans les caractères de la contraction : cardiaque sont, dans une certaine limite, indépendantes de la j chute observée dans le nombre des pulsations. Il n'y a pas de rapport constant entre le moment d'apparition de ces modifications et le moment d'apparilion de cette chute des pulsations.