partie
Celle Expérience est parliculièrement remarquable par la dose énorme de sulfule d'alropine qui a pu élre inslilléesur le cœur d'une môme grenouille : on |)eut dire en elïel (quoique ce soil un peu approximatif) que 25 milligr. au moins ont ùlé administrés à cel animal.
La marche du pouls est remarquable: la première inslillalion ne produit absolument rien, la deuxième abaisse de 8 puis.;
après un retard, la troisième abaisse de U; reîoiir à l'état normal (moins 4 puis.) ; la quatrième abaisse de 25 ; retour à l'état normal moins 8 puis. ; la cinquième abaisse de 20 puis. ; retour complet h l'état normal ; la sixième abaisse de 26 puis. ; il remonte de 6 et retombe après la septième de 16. Toutes les autres instillations ne produisent pas d'ellel sensible ou facile à apprécier: le pouls oscille de 24 à 36 (son point de départ était 60).
Pas une seule fois, pendant toute la durée de cette longue expérience, nous n'avons vu le pouls s'élever, même d'une puis, au-dessus de son chiiïre initial.
Dès la quatrième instillation, alors que l'énergie n'était nullement diminuée (paraissait même augmentée), le dicrolisme a aj)i)aru à la diastole. Ce phénomène était jiassager : apparaissant après chaque instillation, il disparaissait quelques minutes après, avant l'instillation suivante.
A partir de la septième instillation, le dicrotisme apparaît non-seulement à la diastole , mais aussi à la systole. Il présente les jnémes caractères transitoires.
Après la dernière instillation, on note la faiblesse extrême des contractions cardiaques .
On remarquera, au fur et à mesure que les doses s'accumulent chez l'animal, combien la fréquence des pulsations d'un côté, et les caractères de la contraction de l'autre, se comportent dilleremmcnl. Le ralentissement a été plus marqué à chaque instillation jusqu'à la quatrième; mais à partir de la septième, l'elTet de ce côté a été toujours en diminuant, et est bientôt devenu nul. Au contraire, les modifications de la contraction ont été toujours en s'aggravant quand la dose croissait : d'abord, c'est le dicrolisme de la diastole qui apparaît à chaque instillation, puis c'est le dicrotisme de la systole qui s'ajoute au premier, enfin c'est l'alTaiblissemenl extrême de la contraction qui est constaté.
Un dernier fait à mettre en lumière h propos de celle Expérience, c'est la rapidité avec laquelle l'action de chaque dose d'atropine s'épuise: h chaque instillation, les effets apparaissaient,
mais en quelques minutes ils avaient ilisparu, pour ne reparuUn; qu'à l'inslillaliou suivante.
Expér. XX. — 17 mai. — Cœur mis à nu à 9,20. — 50 puis.
9,39 : Instillation sur le cœur de 0,0025 sulfate d'atropine [ih-]' Dès les premières gouttes, violents mouvements: hernie dos organes abdominaux. — 9,44 : 44. — 9,49 : 40 contractions extrêmement faibles. — 9,57 : 38 très faibles. — 10,4 : 36 à peine sensibles. — 10,6 : 36. — 10,13 : 34 à peine sensibles. —10,22: 32.-10,28 : 36.— 10,32: 32.— 10,40 : 35 contractions plus fortes, nettes. — 11:38 énergiques.
Soir. 1,47 : 42 très nettes et très énergiques. — 2,3 : 44. — 4,37: 42.-6,17: 47. — 8 : 44.
Deux milligr. et demi produisent immédiatement un ralentissement progressif: 18 puis, en 43 minutes. — État slationnaire coupé par une légère accélération de 4 puis. ; puis retour graduel et détuiitif à l'état antérieur : 47 au lieu de 50, chilTre initial.
L'énergie des contractions a été plus touchée dans celte Expérience que dans les autres. Devenues très faibles 9 minutes après l'instillation, elles ne se sont relevéesque 1 heureaprès l'instillation; elles étaient (le nouveau énergiques 1 heure 21 après le début de l'Expérience.
Nous joindrons ici le début de deux Expériences dans lesquelles nous avons fait plus lard agir réméline(et quiappartiennenl par suite à la troisième partie), mais dont le début représente l'aclion de l'atropine seule, et a, par cela même, sa place ici.
Expér. XXIV.— 12 mai. Cœur mis à nu à 9,10. Hernie du poumon. — 52 puis.
9,24 : Instillation goutte à goutte de 0,0025 sulfate d'atropine {!). 9^30 : 30 très complètes. — 9,35 : 24... (Voir la suite dans la troisième partie.)
Deux railligr. et demi ont immédiatement produit une cluite de 28 puis. La suite a été modifiée par l'addition d'éméline.
Expér. XXV. — 12 mai. — Cœur mis à nu à 9,5. — Hernie foie. — 44 puis.
9,23: Instillation de 0,0025 sulfate d'atropine (rh)- — 9,28 : 42. '9,35 : 40... (Voir la suite dans la troisième partie.)
Expérience aussi incomplète que la précédente, dans laquelle la même dose d'atropine a abaissé le pouls de 4 puis, seulement dans les 12 minutes qui ont précédé l'instillation d'éméline.