‹ Émile Augier: Théodore Barrière; Anicet BourgeoisChapitre 4 sur 7 · Tiré du roman de Paul Fôval · texte numérisé non relu

Tiré du roman de Paul Fôval

Tantôt c'était la Gaîté qui agrippait le sac d'or.

Puis la Porte-Saint-Martin parvenait à le saisir et l'enfermait dans ses coffres, jusqu'au moment où le Cirque et l'Ambigu détournaient le Pactole à leur tour et le faisaient couler à flots dans leur caisse.

Les pièces qu'Ànicet Bourgeois a écrites seul sont la Pauvre fille, — Stella, — les Maréchaux de F Empire, — Djenjis Khan, ou la Conquête de la Chine, — et la Vénitienne, son œuvre la plus remarquable et la plus littéraire.

Pour toutes les autres, MM. Francis Cornu, Lockroy, Pixérécourt, Albert, Maillan, Dennery, Barrière, Ferdinand Dugué et Michel Masson furent associés à son travail.

En temps et lieu, nous rendrons à chacun ce qui lui est dû.

5fl * BotruoEoig.

Cependant nous devons dire que le collaborateur privilégié d'Anicet Bourgeois fut, dans ces dernières années surtout! M. Michel Masson.

Outre le drame à'Atar»Qull % que noue avons déjà cité, on doit A leur plume fraternellement unie : Matoeau, ou les Enfants de la République > — les Orphelins du pont Notre-Dame* — Piquillo AI* liagû t , — Marianne^ — le Muet,-* Marthe et Marie > ~ la Dame de la Halle, — le Penduy etc.

Il ne faut pas s'imaginer, du resté, en voyant cette multitude incroyable de mélodrames, formant ensemble plus de doux oent cinquante actes ou tableaux, que M. Anicet Bourgeois n'arrive à broyer que des couleurs sombres.

1. Scribe les autorisa à puiser cette pièce dans le roman qu'il publiait au Siècle.

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C'est aq contraire un des traits caractéristiques de son talent de se prêter tout à la fois aux larmes et au rire, au terrible et au grotesque.

Il est un des auteurs de ces désopilantes Pilules du Diable, qui amusent et continueront d'amuser longtemps enoore les enfants de tout âge.

Nous en avons connu de quatre-vingts ans qui préfèrent cette féerie aux chefsd'œuvre de M. Ponsard.

Aujourd'hui les Pilules du Diable comptent à peu près un millier de représentations.

Mais ce n'est pas tout.

Grand nombre de Vaudevilles, et des plus joyeux, Mathieu laensberg % — Père et parrain, — Pourquoi? — Pw4 m* nuit, ~ la Première rwfe, — le Chevalier d'Essonne, — la Joie de la w<w-

son, — le Fils de M. Godard, — la Vie en partie double, — le Premier coup de canif, — les Petites lâchetés, — la Savonnette impériale, — la Fiole de Car* gliostro, — Pascal et Chambord, — V Avare en gants jaunes, — les Trois épiciers, — le Maître d'Ecole, — la Petite Fadette, — V Ecole des Arthur, etc., ont valu à M. Anicet Bourgeois une moitié des applaudissements et des droits d'auteur.

MM. Vanderburch, Ancelot, Lockroy, Adrien Decourcelle, Brisebarre, Dumanoir, Eugène Labriche et Lafont revendiquent la seconde moitié.

Le mérite incontestable et vraiment supérieur d' Anicet Bourgeois est une habileté de charpente, — pour me servir ici de l'expression technique, — avec laquelle pas un de ses confrères n'a la prétention de lutter.

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Scribe lui-même n'approchait pas à beaucoup près, sous ce rapport, de la force universellement reconnue du père de la Vénitienne.

En un clin d'oeil Anicet campe une pièce sur sa base, pose les traverses de chaque acte, les dresse solidement et d'aplomb l'un sur l'autre, taille les péripéties en plein madrier, puis recouvre le tout des chevrons arrondis du dénoûment.

Tout est parfait, rien ne bronche.

Un homme surtout apprécia cette habilité et en usa largement.

C'est Alexandre Dumas.

Parmi les pièces nombreuses que celui-ci a signées et qu'il n'a pas faites, nous devons signaler Angèle et Térésa.

Le grand pirate littéraire a eu beau les baptiser sous son nom : la notoriété pu-

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bliqot veut bien Tétat civil, et noui rectifions l'acte de naiiwnee, en les rendent à leur père légitime, Àaieet Bourgeois.

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