‹ Émile Clermont, sa vie--son uvreChapitre 10 sur 52 · XII EMILE CLERMONT · texte numérisé non relu

XII EMILE CLERMONT

atmosphère de prières. Et sur son Journal intime, dans ce temps- là, il écrivit : « Moins sensible au dogme chrétien qu'à cette montée formidable de prières. »

Emile Clermont nous a exposé comment il pensait que nous pouvons arriver à nous rendre intelligibles les plus hauts états de l'âme. Il n'admet pas que pour nous faire une idée des saints, des philosophes et des artistes, nous puissions nous contenter de connaître leurs habitudes et leur caractère. Avus devons voir la façon dont leur esprit s'est rencontré avec le beau, avec le vrai, avec le bien, bref, la manière dont ils ont aperçu^ senti, éprouvé la divinité. JVous avons besoin qu'on nous donne des indications sur leurs sentiments supérieurs et que l'on mette sous nos yeux les réalités qu'ils ont vécues et éprouvées.

Dès la première minute du malheur, nous avons demandé avec la plus vive insistance à iV^^ Clermont qu'elle voulût bien, clairement, longuement (douloureusement, mais c'était indispensable), recueillir les dernières. pensées de celui dont elle avait été toute sa vie la confidente. Nous lui avons demandé qu'en s' appuyant sur des textes qu'elle possède en grand nombre, et sur ses souvenirs, elle voulût bien nous introduire dans la vie intérieure de ce Jeune génie frémissant. Nous avions besoin de connaître le plan des divers ouvrages ébauchés par Emile Clermont, ses principales notes sur l'art, la philosophie et la religion, son évolution morale

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