‹ Emile Deschamps, dilletanteChapitre 33 sur 62 · Emile Dcscliamps, Œuvres complètes, t. IV, p · texte numérisé non relu

Emile Dcscliamps, Œuvres complètes, t. IV, p

2, Emile Deschamps, ibid., ^j. 28.

l'opéra romantique 37

Ce qu'admirait Deschamps dans ces deux grands opéras d'Auber Ht de Meyerbeer, c'était le triomphe du romantisme dans la musique. Robert le Diable en particulier lui avait paru, comme à tous ses contemporains, une résurrection du Moyen-Age, égale en pittoresque et en pathétique, à celle de Notre-Dame de Paris. L'éclat nouveau de l'orchestre et des chœurs y relevait l'effet produit par une mise en scène d'un merveilleux saisissant. C'était du Rossini, avec quelque chose qui rappelait Weber, les deux maîtres du théâtre lyrique à cette date. Mais, quand un musicien est capable par la seule magie des sons d'atteindre au pittoresque de Walter Scott, au fantastique d' Hoffmann, il est désirable, aux yeux d'Emile Deschamps, pour parfaire le spectacle, que le livret ne soit pas de qualité trop inférieure. Scribe, en dépit de son art prestigieux de construire une intrigue, était un misérable versificateur, et Deschamps s'est offert à montrer qu'on pouvait, dans un genre où la poésie doit rester secondaire, conserver le souci de l'expression juste et de la forme élégante. Il donna un modèle du genre, quand il refit le livret de Don Juan.

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