‹ EmileChapitre 46 sur 56 · DEUXIÈME OBJECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME OBJECTION

Si ce n'est plus la femme qu'on vend, c'e^t •la femme qui se vend.

REPONSE

Non, ce n'est pas la femme qui se vend ; c'est la femme qui prévoit qu'elle peut, qu'elle doit être mère, et qui stipule, non pour elle, mais pour ses enfants. Que fait donc de moins et de différent, je vous le demande, la jeune fille conduite à la mairie et à l'église, qui n'apporte pas de dot et qui reçoit un douaire? En tout cas la femme qui se vend et qui abandonne son enfant estelle donc plus pure à vos yeux que la femme qui se vend afin de le pouvoir élever ?

Est-ce que Montesquieu ne se sert pas de l'expression de gains nuptiaux * ?

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