BEAUTE CRUELLE
Certe, il ne faut a\oir qu'un amour en ce monde, Un amour, rien qu'un seul, tout fantasque soit-il ; Et moi qui le recherche ainsi, noble et subtil, \'oilà qu'il m'est à l'ame une entaille profonde.
Elle est hautaine et belle, et moi timide et laid : Je ne puis l'approcher qu'en des vapeurs de rêve. Malheureux 1 Plus je vais, et plus elle s'élève Et dédaigne mon cœur pour un œil qui lui plaît.
\'o>ez connue, pourtant, notre .sort est étrange ! Si nous eus.sions tous deux fait de figure échange, Comme elle m'eût aimé d'un amour .sans pareil !
Et je reu.s.se suivie en vrai fou de Tolède,
Aux pays de la brume, aux landes du soleil.
Si le Ciel m'eût fait beau, et qu'il l'eût faite laide !
LES PIEDS SUR LES eHENETS
rKves exclos
Enfermons-nous mélancoliques Dans le frisson tiède des chambres, Oit les pots de Jleurs des septembres Parfument comme des reliques.
Tes cheveux rappellent les ambres Du chef des vierges catholiques Aux vieux tableaux des basiliques, Siir les ors char>iels de tes membres.
Ton clair rire d' émail éclate
Sur le vif écrin écarta te
Oh s' incrusta l'ennui de vivre.
Ah ! puisses-tu vers V espoir cabne Faire surgir comme une palme Mon cœur cristallisé de suivre !
KMII.E NEiaiGAN