REVE D'UNE NUIT D'HOPITAL
Cécile était en blanc, comme aux tableaux illustres Où la Sainte se voit, vm nimbe autour du chef. Ils étaient au fauteuil Dieu, Marie et Joseph; Et j'entendis cela debout près des balustres.
Soudain au flamboîment mystique des grands lustres, Eclata l'harmonie étrange au rythme bref, Que la harpe brodait de ses sons en relief. . . Musiques de la terre, ah ! taisez vos voix rustres ! . . .
Je ne veux plus pécher, je ne veux plus jouir. Car la sainte m'a dit que pour encor l'ouïr, Il me fallait vaquer à mon salut sur terre.
Et je veux retourner au prochain récital Qu'elle me doit donner au pays planétaire, Quand les anges m'auront sorti de l'hôpital.
lOO KM ILE XEIXIGAN
LE CLOITRE XOIR
Ils défilent au chant étouffé des sandales, Le chef bas. égrenant de massifs chapelets, Et le soir qui s'en vient, du sang de ses reflets ^lordore la splendeur funéraire des dalles.
Ils s'effacent soudain, comme en de noirs dédales, Au fond des corridors pleins de pourpres relais Où de grands anges peints aux vitraux verdelets Interdisent l'entrée aux terrestres scandales.
Leur visage est funèbre, et dans leurs yeux sereins Comme les horizons vastes des cieux marins. Flambe l'austérité des froides habitudes.
La lumière céleste emplit leur large esprit, Car l'Espoir triomphant creusa les solitudes De ces silencieux spectres de Jésus-Christ.
PETITE CHAPELLE lOl