‹ Émile, ou, de l'Éducation (volume 2)Chapitre 21 sur 64 · LIVRE ï · texte numérisé non relu

LIVRE ï

c«ê ^r gens btèn éfcyés te craigrienl iâni C'est de Èfi:&>£2 de Écjiit dire sut Je rn^Ht'é ton c$u*c&i devenu celui de persï- Lier L^s geës sahâ qu'ils te sz&tznt A récent proscrit succèdent des mafeètéa de prononcer rîdfcîîîes, affectéea, ^ Dujeties à £à mode, iêHes qu'on les rrtisfqae surtout dany tes iétrnçs g-ens <fe fâ; conr. Cette afe station de parole et de maintien est ce qui teu£ généralement l'abord du Français repoussant et ofe^réablc aux sritîés nations. Au lieu de mettre de Pacfcerit dans son parler, i\ y mal de Fair. Ce n'est pas le moyen de prévenir en sa ïaraur.

Tous ces petits dtëîMte de langage qu'on craint tant c3<2 ltâèn& contracter aux enfant ne sont rren ; on les r-réxkni ou on fois corrigé avsc la p>^3 grande facilité ; mtis ceux qu'on leur fait contracte? ea rendant leur paiter sourd confus, iN&ide, m , crîtiquaiît i^c^santr^ent tétif ion, en èpïuzhûTii.iûus 'fèuts mot», ne se corrigeât irims^, Uri homme qui n'apprit à parte? que ûzm tes ruelles t?« fers ma! entendre à là tète d\m batàîîl.ott, et n'en imTOtè* ra guère au peuple èm$ ùtte enreute. Ënstifgifâg premièrement aux enfanfe à parier mx hommes ils saurotît feico parler aux fannies qiranà il î&uâta. •

Notirris à in campagne dans toute la rusticité chafïi* pêtre, vos enfants y prendront une voix dIus sonore, ils n'y contracteront point Se confus b'égayçfttènt des enfafitâ de Sa viile ; ils îfy contracteront pas non nîus tes ex#ê§sipan ni îe ton du viHace, ou du moins ils les perdrait! aisément, lorsque le maître, vivant avec eux dès leur fel&g&tfce .et y vivant de jour en jour plus ettxciustveçRén?, prétendra ou eftacera par la correction de son tangage l'impression du langage des pavsans. Eiîfïe parfera un français tout £5îs$? pur nue te oeux te savoir, maia iî le parfera plus distinctement et l'articulera beaucoup nrfeàx que ntoL

L'enfant oui vfcist i>arter ne doit écouter duc tes mots qu'il oe«t entendre, fti dt2'e oue ceux Qu'il oeut articSiter. Les efforts ou'tl taft pour ceîa le oortent à redoubler la infime syllabe, tônrnie oour s'exercer à îa nrononcer .tïfus dis|!nctement. Ofimd iî commence à balbutier, ne vous todTfim'ëitte's oa^ si fort â devmer ce otfll r*ît. Prétendre être* frwours écouté eàt encore une s^fte d^mt^fe, l'èrifn%f hVts d**nt ^Wircf.? aucun. OuT*"1 vous sttffîfie de ryor-ïr*' voir très attent*vëtnent au nécessaire ; c'est h lui ce tâcher de vous ïartrè entendre ce ouï ne î'est ms. Bîcsi 7ro|.^3 enco're fî»M.t*H se hâter d'exiger a.u'S! r-r*rl^^ n $^ttifa hic*' narîrif ^^ îii*vtT»^tne ;,; mesure ou*îl i-r- sentira f'utitii

On rematoue, i! .est vrai oue ceux o-^ roF»îr>f»nr$nt ••, parler fort tard ne parlent J a-mais si dlstitrctenient que

îS EMILE

^s autres : mais ce n'est pas parce qu'ils ont parlé tard |ue l'organe reste, embarrassé, c'est au contraire parce qu'ils sont nés avec un organe embarrassé qu'ils commencent tard à parler ; car, sans cela, pourquoi pariepaient-ils plus tard que les autres ? Ont-ils moins l'occasion de parler et les y excite-t-on moins ? Au contraire, l'inquiétude que donne ce retard, aussitôt qu'on s'en aperçoit, fait qu'on se tourmente beaucoup plus à les faire balbutier que ceux qui ont articulé de meilleure heure : et cet empressement mai entendu peut contribuer beaucoup à rendre confus îçttr parler, qu'avec moins de précipitation ils auraient eu le temps de perfectionner davantage.

Les enfants qu'on presse trop de parler n'ont ïe temps ni d'appprendre à bien prononcer, ni de bien concevoir ce qu'on leur fait dire ; au lieu que quand on les laisse aller d'eux-mêmes, il s'exercent d'abord aux syllabes les plus faciles à prononcer, et, y joignant peu à peu quelque signification qu'on entend par leurs gestes, ils vous donnent leurs mots avant de recevoir les vôtres ; cela fait qu'ils ne reçoivent ceux-ci qu'après les avoir entendus. N'étant point pressés de s'en servir, les commencent par bien observer quel sens vous leur donnez, et quand ils s'en sont assurés, ils les adoptent.

Le plus grand mal de la précipitation avec laquelle on fait parler les enfants avam; Page, n'est pas que les premiers discours qu'on leur tient et les premiers mots qu'ils disent n'aient aucun sens pour eux, mais qu'ils aient un autre sens que le nôtre sans que nous sachions Fiôus en apercevoir, en sorte que, paraissant nous répondre fort exactement, ils nous parlent sans nous entendre et sans q^e nous les entendions. C'est pour Pordinaire à de pareilles équivoques qu*est due la surprise où nous jettent qtselauefois leurs propos, auxquels nous prêtons des idées qu'ils n'y ont ooint jointes. Cette inattention de notre part au véritable sens que les mots ont pour les enfants qui s'en servent, me paraît être la cause de leurs premières erreurs, et ces erreurs, même après qu'ils en sont guéris, influent sur leur tour d'esprit pour le reste de leur vie. j'aurai plus d'une occasion dans la suite d'éciaircir ceci par des exemples.

Resserrez donc le plus qu'il est possible le vocabulaire de l'enfant. C'est un très grand inconvénient qu'il ait plus

gens de la ville, est que leur dictionnaire est moins étendu,

Ss ont petk d'idées, "maïs ils les comparent très bien,

Page 1