‹ Émile, ou, de l'Éducation (volume 2)Chapitre 38 sur 64 · LIVRE L; ' ÏÔ · texte numérisé non relu

LIVRE L; ' ÏÔ

Des lîs viennent te hommes vulgaires ;Je

racine point d'observation plus générale et plus certaine là. Rien n'est plus difficile que de distinguer

is l'enfance la stupidité réelle de cette apparente et stupidité qûî est l'annonce de3 âmes fortes. Il d'abord les deux extrêmes aient des

signes si semblables,, et cela doit pourtant être ; car dans un âge où l'homme n'a encore nulles véritables idées, toute'îa différence qui \ uvt entre celui qui a du génie

et celui qui n'en a pas, est que le dernier n'admet que ce fausses idées, et qi:e le premier, n'en ant que de

telles, n'en admet aucune : il ressemble donc au stupide en ce que l'un n'est c . de rien, et que rien, ne con-

vient à l'autre. Le seul signe qm peut les distinguer dépend du hasard qui pei 1er quelque idée à sa

portée, an Heu qm le prêt ier est toujours rt€ par-»'

tout. Le jeune Caton, durant son enfance, semblait un imbécile dans fa maison. Il était taciturne et opiniâtre. : voilà tout le jugement qu'on portait de fui. Ce ne fut qm: dans l'antichambre de Sy*& que son oncle apprit à le connaître. S'il ne fût point entré dans cette antichambre, peut-être, eûî-ii passe pour une brute jusqu'à l'âge de. raison : si César n'eût point vécu, peut-être eût-on toujours traité de visionnaire ce rnêm-e - Caton qui pénétra son funeste génie et prévit tous ses projets de si loin. O que ceux qui jugent si précipitamment les enfants sont sujets à se tromper î Sis sont souvent plus enfants qu'eux. Jfai vu dans un âge assez avancé un homme qui m'honorait de son amitié passer dans sa famille et chez ses amis pour un esprit borné : cette excellente tête se mûrissait en silence. Tout à coup il s'est montré philosophe, et je ne doute pas que la postérité ne lui marque une place honorable et distinguée, parmi les meilleurs raisonneurs et les plus profonds métaphysiciens de son siècle,

Respectez f enfance et ne vous pressez pofnt de îa jugef,

• en bien, soit en mal. Laissez les exceptions s'indi-

*r, se prouver, se ce r longtemps avant d'adopter

:: elles des méthodes particulières. Laissez longtemps

r la nature avant de vous mêler à9 agir à sa place, de

r de contrarier ses opérations. Vous connaissez, dites-

.s, te prix ou temps, et n'en voulez7 point perdre, Vous

22 pas ç :: bien plus te perdre d'en mal user

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ïïuune : El' toujours debout ; oo ne loi $ns

lit rien qu'elle dût apprendre assise. En valait-, ! j lins par\) ? Effrayez- vous donc peu

un honnie ; pour mettre toute- la i • voudrait jamais dor-

mir ? Vous diriez : Cet hc : iî ne jouît |

temps, i! se Pôte ; pour fuir le sommeil jl coor* à mort. Son,:- t \d la même chose, et que

fance est h il é : dîî.

L'apparc leïîité d'app de fa perte

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