LIVRE K m
soxm trop, Je faî moiilre à son réveil un
&mwèe:nmi de son goût Veux-je qu'il s'éveille à point nomme ? Je lui dis : Demain à six heures, on part pouf fa pêche, on va se promener à un M endroit ; voulez* vous en être ? II consent, il me prie de l'éveiller ; je pro-* mets, ou je ne promets point, selon le besoin : s'il s'é-veU* te trmy îesâ, Il me trouve parti. II aura du malheur si bientôt 11 n'apprend à s'éveîlier de lui-même.
Au reste, s'il arrivait, ce qui est rare, que quelque ten* faiît indolent eût du penchant à croupir dans la paresse,il ne faut point le livrer à ce penchant, dans lequel il s'engourdirait tout à fait, mais lui administrer quelque stimulant qui l'éveille. On conçoit bien qu'il n'est pas question âe le faire agir par force, mais de l'émouvoir par quelque appétit qui l'y force ; et cet appétit» pris avec choix dans Tordre de la nature, nous mena à ht fois à gfepx fins.
je n'ftîagîne rien do;. , j d'adresse, en ©â
pût inspirer •ij'fai te, sans
vanité, eans émulation, sans jalousie. Leur vivacité, leur* esprit imitateur, suffisent ; surtout leur gaieté naturellesinstrument dont îa prise est sûre, et dont jamais précepteur ne eut s'aviser. Dans tous les jeux ou ils sont bleu persuadés que ce n'est que jeu, ils souffrent sans se phundre, et inèmQ en riant, œ qu'ils ne souffriraient jamais autrement sans verser des torrents de larmes, Les longs jeûnes, les coups, la brûlure, les fatigues de toute espèce, sont les amusements des jeunes sauvages ; preuve que la douleur même a son assaisonnement, qui peut tn ûter l'amertume ; mais il n'appartient pas à tous les rnaî* ires de savoir apprêter ce ragoût, ni oeut-ctre à tous les disciples de le savourer sans grimace. Me voilà de nouveau, si je n'y prends gàtdc.} égaré dans les exceptions, ;
Ce qui n'en souffre point est cependant Fassajettim-* nient de l'homme à la douleur, aux maux de son espèce, aux accidents, aux périls de la vie, enfin â îa mort, plus on te familiarisera avec toutes ces idées, plus on le gatrira de l'importune sensibilité qui ajoute au mal l'impatience de I plus on l'apprivoisera avec les soufrées, qui peuvent l'atteindre, plus on leur ôtera, comme . dit Montaigne, îa pointure de Fêtrangeté, et plus aussi a rendra son âirse invulnérable et dure : son corps sera te cuirasse qui rebouchera tous les traits dont iî pourrait être atteint au vif. Il n'y aura pour fui qu'un seul accident
mourir. Encore, les -approcher
tfstepd m i^^iiiaàis fcjs .-- i
piï ctfmîne telle ; il ne mourra pas, pour ainsi 'dire; il sera vivant ott mort, rien de plus. C'est de lui que te isême Montaigne eût pu dire, comme iî a dit d'un roî Maroc, que nul homme n'a. vécu si avant dans la me :I*a constance et !a fermeté sont, ainsi que les autres verta», des apprentissages de l'en tance ; 'mais œ n'est i tu apprenant leurs noms aux enfants qu'on les leur enseigne, c'est en les leur faisant goût- qu'ils sachi
ce qua c'est
I Mais, à propos de mourir ieat nous conduïrons-
mm avec noti- relativement au danger de la petite
vérole ? La lu! ferons-nous inoculer en bas âge, ou si 'mm attendrons qu'il ia prenne naturellement ? Le premier paris, plus conforme à notre pratique, garantit du '^édl rftge où îa vie est la plus précieuse, au risque de celui où elle l'est le moins ; si toui on peut donner
le nom de risque à l'inoculation bien administrée.
Mais îe second est plus dans nos principes généraux, cle laisser faire en tout ia nature dans les soins qu'elle aime à prendre seule, et qu'elle abandonne aussitôt que. l'homme vttxt s'en mêler, l/hcnrne de la nature est toujours préparc : îaî8son&-fc inoculer pat le maître, il choisira ïïïIzuk te moment que nous, • H'aliez pas de là conclure que Je blâme l'inoculation, car le raisofineenent sur lequel j'en exemple mon élève fcaft très, mal aux vôtres. Votre éducation les prépare à de point échapper à la petite vérole au moment qu'ils en seront attaqués ; si vous la laisses venir au hasard, il mi probable qu'ils en périront. Je vois que dans les dîfïéreafs pays on résiste û'mtûni plus à l'inoculation qu'elle SE devient nîus nécessaire, et ia raison de cela se sent aisément A peina aussi daignerai- Je irmt&r cette question. jimar mm Emtte. I! sera inoculé, ou ii ne le sera pas,> ëdoa les temps, les Keux, les circonstances : cela est fjmqne indifférent pour îuî. Si on lui donne la petite vérole, on au?a l'avantage de prévoir et connaître son iwd d'avance ; enest quelque chose : mais s'il la prend «liatarelhsnenty nous l'aurons préservé an médecin ; c'est oacore plus.
Une éducation exclus [uï tent distin-
gues' du peuple ceux qui font reçue, préfère toujours les abstractions les plus coûteuses aux plus communes, et par cela même aux plus utiles. Ainsi tes jeunes gens-. Élevés avec soin apprennent tous à monter â cheval, parce gtfH en coûte beaucoup pour cela; mais presque aucun
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