IV
il* ÉMILE*
proches n'étoit pas le principe de celui qu'on doit a PÉtat ! comme si ce n'étoit pas par la petite patrie , qui est la famille , que le cœur s'attache à la grande ! comme si ce n'étoit pas le bon fils, le bon mari ,1e bon père, qui font le bon citoyen !
Dès qu'une fois il est démontré que l'homme et la femme ne sont ni ne doivent être constitués ni de même caractère ni de tempérament, il s'ensuit qu'ils ne doivent pas avoir la même éducation. En suivant les directions de la nature , ils doivent agir de concert , mais ils ne doivent pas faire les mêmes choses ; la fin des travaux est commune , mais les travaux sont différents , et par conséquent les goûts qui les dirigent. Après avoir tâché de former l'homme naturel , pour ne pas laisser imparfait notre ouvrage , voyons comment doit se former aussi la femme qui convient a cet homme.
Voulez-vous toujours être bien guidé ? suivez toujours les indications de la nature. Tout ce qui caractérise le sexe doit être respecté comme établi par elle. Vous dites sans cesse , les femmes ont tel et tel défaut que nous n'avons pas. \otre orgueil vous trompe ; ce seroient des défauts pour vous , ce sont des qua-