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tohu-bohu d'outrag'es et de blagues, c'est ce tintamarre haîaeax se propagceant dans la presse, à tous les étages des feuilles plus ou moias vertueuses, c'est Tindi^atibn des salons faisant chorus avec Tiiostilité des faubourgs^ c'est tout cet orchestre d'ignominie qui s'est trouvé attaquer, sans le vouloir, la marche du couronnement de Zoia. Le mépris montant de la foule, le ridicule s'élevant des couplets de revues, cette clameur, conime au temps du normand Haroid, poursuivant cet homme, tout à coup, et à Tinsu des bouches hurlantes, se transformèrent en formidable Hosannah. Quelques semaines après ce déchaînement universel, par Ta force des choses, ëPdi~ paf~la domination du talent, lacclamation montait, grandissait^ couvrait tout, et l'auteur de l'Assommoir, Zola-la-Honte, Zola-le-Pornographe, Zola-le-Cochon, était devenu Zola-la-Gloire !
Après une œuvre violente comme r Assommoir, Zola voulut une détente. Sa cervelle était en feu, il lui convenait de la rafraîchir. Il avait besoin d'air pur, de liquides doux, pour apaiser la fièvre prise au contact des cabarets et des bouges. Le public aussi, à ce roman acre et pimenté, verrait avec satisfaction succéder une œuvre intime et discrète, avec de larges descriptions coupant de reposantes scènes d'intérieur. Alors il écrivit Une Page d'Amour,
Ce roman parut d'abord dans le Bien Public, à la place même où avait été publié, puis interrompu V Assommoir, Le premier feuilleton fut inséré dans le no du II décembre 1877; c'est à l'occasion de l'apparition à' Une Page d'Amour que Zola donna, dans le
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même journal, son fameux arbre généalogique des Rougon-Macquart.
Une Page d* Amour, c'est Thisloire de deux êtres, un homme et une femme, que la maladie d'un enfant réunît. Ils s'aiment. Longtemps, ils hésitent à reconnaître eux-mêmes cet amour. Enfin, l'aveu éclate. La maladie de l'enfant, qui^avait réuni les amants, les isole, et sa mort les sépare à jamais. L'homme retourne à sa compagne légale, au foyer conjugal, aux affaires et à la banalité écœurante de la vie de tous les jours, la femme se jette, comme en un port, en les bras d'un ancien ^ * notaire, amoureux en cheveux gris, qui se trouve être un hounête homme. Les deux couples peuvent encore être heureux .vjj'en faut pourrit sous la terre grasse du cimetière^
Tel est le squelette du drame. Rien de plus simple.
Le principal personnage d^Une Page d'Amour, « l'héroïne », c'est l'Enfant.
Elle s'appelle Jeanne. Elle a onze ans et demi. Victime fatale de la loi de l'hérédité, elle roule dans ses veines des globules malsains, et porte dans la matière nerveuse de son cerveau des ferments maladifs, semblables à ceux qui conduisirent son aïeule, Adélaïde Fouque, de qui elle procède, à la maison de fous des Tulettes, et qui la jetteront, la pauvrette, à douze ans, dans une bière, guère plus grande qu'un berceau.
L'enfant n'a que sa mère au monde. Elle l'aime fiévreusement, de toutes les forces irritables de son petit être exsangue, do toutes les ardeurs surexcitées de son organisme douloureux. Cet amour filial est si intense que la nerveuse petite fille sanglote de jalousie quand sa mère vient à caresser un autre enfant. Elle est à l'état de chloro-anémie. Sur le seuil de la puberté, la jeune
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'fille s'arrête comme frappée. Une langueur invincible Tenvahit, succédant à des ardeurs passagères. Les chairs s'amollissent. La peau prend des tons de cire. Un sang pâle, déchargé de fer, fait battre à peine ses artères. Voilà pour le physique. Le moral n'est pas moins atteint. Impressionnable à Texcès, Jeanne est restée deux jours frissonnante, au retour d'une visite de charité à un vieillard paralytique. Quand un orgue vient à jouer dans le silence des rues voisines, elle tremble et des pleurs mouillent ses yeux. Une nuit, à la clarté bleuâtre et calme d'une veilleuse, tandis que tout dort dans le paisible quartier de Passy, Hélène Grandjean, la mère, s'éveille à un cri sourd de l'enfant : Jeanne, raide, les muscles contractés, les yeux grands ouverts, dans une fixité sinistre, se tord sur son petit lit. Folle, navrée, hors d'elle-même, demi-nue, la mère crie au secours, et comme le secours ne vient pas, elle court le chercher. Elle descend, en pantoufles, dans la rue que couvre une neige légère tombée le soir, sonne à une porte voisine et trouve un médecin, le docteur Deberle, qu'elle entraîne en veston, sans cravate, sans lui permettre de se vêtir davantage. C'est l'amour, c'est l'amant, qu'elle ramène ainsi à la maison.
Au chevet de l'enfant, le médecin et la mère se voient, sans se regarder, et se reconnaissent sans s'être jamais rencontrés. Il y a des attractions d'âmes. Ils ne se parlent pas. Ils ne quittent pas l'enfant des^yeux. Cependant, ils se devinent, et, si leurs regards s'évitent, leurs cœurs se cherchent. Cette première et définitive entrevue s'accomplit dans une chaste pénombre. A la fîn seulement, le docteur se décide à contempler Hélène, et il admire cette Junon chatafne, dont le profil blanc a la pureté grave des statues. Son châle a glissé, et une partie de sa
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gorge apparaît, éblouissante et ferme. Les bras sont nus. Le jupon est mal attaché. Une grosse natte de ses beaux cheveux, d'an châtain doré à reflets blonds, a coulé jusque dans les seins. Il voit tout cela. Elle, à son tour, examine le docteur, et s'aperçoit qu'il aie cou nu. Hélène alors, faisant un retour sur sa nudité chaste de mère affolée, remonte son châle et cache ses seins; le docteur boutonne son veston, et tous deux se quittent, laissant Tenfant, calmée, endormie, et seulement surprise de voir un homme à son chevet, dans la nuit, auprès de sa mère. En s'en allant, le docteur emporte avec lui comme une odeur de verveine qui montait du lit défait et des linges épars dans cette chambre de femme, dont sa profession lui a permis de violer Tintimité, et cette odeur-là ne le quittera plus, jamais plus. On a comme cela, dans la vie, des parfums qui décident d'une existence.
L'enfant guérie, il convient de remercier le médecin. La mère mène sa petite Jeanne chez M. Deberle. Une intimité s'établit. Il y a des liaisons fatales. La femme du médecin, Juliette, une caillette parisienne qui, selon la formule de nos légères aïeules, babille, s'habille et se déshabille tout le jour, et ne pense à rien autre, la reçoit fort gentiment. La gravité d'Hélène plaît fort à cette évaporée, qui court les premières représentations et les assemblées de charité, joue là comédie de salon, organise des ventes de bienfaisance, caquette au sermon ou coquette sur la plage de Trouville, et finit, faiblesse où le cœur n'est pour rien, par se laisser aller à un rendezvous périlleux dans la chambre suspecte d'une maison douteuse. Elle accepte Hélène comme repoussoir. Elle la plaisante aussi. Elle la compare à son mari, le docteur, toujours quelque peu froid et posé. « Vous vous entendriez bien tous les deux », dit-elle en se moquant. Le
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moment n'est pas loin où cette hypothèse va devenir une réalité.
Il passe par la tête de cette éventée de Juliette, qui a la satiété des fêtes mondaines ordinaires, de donner un bal d*enfants. Le bal a lieu en plein jour, dans le grand salon noir et or, aux volets soigneusement clos, et entièrement éclairé, comme pour une fête de nuit. A un moment de ce bal d*enfants, les grandes personnes qui y assistent se trouvent dispersées, assises ou circulant çà et là. Le docteur Deberle rencontre Hélène. Ici un effarement réciproque. Elle tremble, et il frissonne. Il est derrière elle. Son souffle lui passe dans les cheveux. Elle sent qu'il va parler ; elle n'a pas la force de fuir, et faible, vaincue, heureuse au fond, elle reçoit ce premier aveu, haleine embrasée qui la brûle : — ce Je vous aime ! oh î je vous aime 1 »
Voilà l'exposition terminée et le drame noué. La catastrophe est proche : Taveu fait et subi, Hélène et Henri Deberle se sont trouvés séparés par les choses, autant que par eux-mêmes. Une sorte d'effarouchement des sens s'est emparé d'eux, et, sans s'éviter, ils n'ont rien tenté pour se rapprocher. Mais le mois de mai est venu. Un souffle tiède envahit la nature et les êtres. Le clergé, qui sait merveilleusement tirer parti des admirables accessoires que lui fournit l'inépuisable magasin du monde, usede ce mois et s'en sert pour une toute-puissante mise en scène. Il l'appelle le mois de Marie, et en fait la pieuse saturnale des fleurs fraîches écloses, des bonnes odeurs des feuilles vertes, des arômes qui caressent et des chants qui consolent. Aux voix des vierges se mêlent les senteurs des roses ; l'orgue, l'encens, les cantiques rivalisent avec les moissons de bouquets et les gerbes de feuillages, pour célébrer Marie. Cette fête de
la femme, cette fêle de mai, attire, passionne et exalte les femmes. Le moment du renouveau est propice. La féminine nervosité, toujours prête à subir l'excitation, ébranlée par tout cet appareil décoratif plein d'art et de douceur, aspire les capiteuses ivresses du printemps. Une sorte de rut mystique pousse ces créatures impressionnables aux églises discrètes et parfumées.
C'est dans l'église qu'Hélène revoit Henri. Avec réserve tous deux se retrouvent, lis évitent de paraître se souvenir de la scène vive et brusque du bal d'enfants. Un apaisement profond et une sensation nouvelle de passion réfrénée accompagnent ces entrevues. On ne se permet pas un serrement de main. On garde tout. Le cœur s'emplit à éclater. Pas un muscle du visage ne bouge. C'est là le bonheur de tous deux. Les forts et les chastes ont goûté de ces joies. Henri a beau se taire, Hélène l'entend. N'est-ce pas lui qui, d'une voix plus belle, chante, avec Torgue, leur amour infini et leur volupté sans bornes? L'extase lui vient à entendre ces cantiques où débordent les passions divines, et elle ne peut s'arrêrêter quand elle a commencé à converser de ses amours, avec Marie.
Mais les extases célestes descendent et se prolongent sur la terre. Un soir, grâce à l'hypocrite intervention d'une vieille hideuse, la mère Fétu, qui retient Jeanne lui faisant l'aumône, Henri et Hélène se trouvent seuls, ensemble, dans la rue, et les mains des deux amants se rencontrent. Les voilà repris au piège éternel.
Cependant le mois de Marie s'achève, et il va falloir renoncer aux délicieux retours de l'église, quand Jeanne vient encore une fois servir de lien fatal entre ces deux êtres.
Une après-midi, tandis que sa mère, agenouillée à
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l'église, demeuré abîmée dans ses rêveries sans fin, Jeanne, saisie par la frâffcheur qui tombe des voûtes, éprouve . un sourd malaise, mais elle ne se plaint pas. Elle regarde trop attentivement et trop tristement les ouvriers qui démolissent celte chapelle de Marie, qui lui paraissait si belle, et qu'elle s'imaginait devoir durer tou» jours ; son cœur se gonfle de chagrin à voir emporter les grands bouquets de roses qui fleurissaient l'autel. Quand la Vierge, vêtue de dentelles, chancelle et tombe aux mains des ouvriers, Jeanne jette un cri, chancelle et tombe comme la Vierge. Le terrible mal qui lui vient de son aïeule, la folle des Tulettes, la ramène à ce petit lit où, par une nuit paisible, à la clarté faible de la veil^ leuse brûlant sur la cheminée dans un cornet bleuâtre, sa mère dévêtue, au châle glissant, à la chevelure défaite, s'était rencontrée, pour la première fois, avec un homme dont le veston mal boutonné, laissait voir le cou nu.
Toute cette première moitié dJUne Page d'Amour est traitée avec un art de composition et une perfection de touche qu'on ne saurait surpasser. Tout y est à sa place, au point ; pas une dissonance, pas une faute de perspective. Modestement, dans une courte mais ferme préface, l'auteur a été amené, par incidence d'ailleurs, à qualifier son livre, et il l'a défini ainsi : c( Œuvre intime et de demi-teinte. » Demi- teinte ne semble pas absolument luste : tout étant éclairé comme il convient.
Est-ce une figure de demi-teinte que celte épouvantable mère Fétu, geignarde hypocrite, fausse indigente, sensuelle, cupide, gourmande, Macette à l'eau bénite, marmottant, avec des yeux libidineux, des oraisons suspectes et des pollicitations équivoques, mêlant les choses de sacristie aux histoires du boudoir. Ce Mercure femelle, dont le caducée est un chapelet, provoque, au sortir de
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la chapelle, ks reacootres entre les geas qui s'aiment et n'oseot pas se le proaver. La piease proxénète les encoa^ rage, les exeite, lear montre da doigt Talcôve propice» au nom da Père, da Fils et du Saint-Esprit, sans oublier d'ajoater : Ainsi scnt-il ! en tendant sa main crochue, façonnée à tous les vices et à tontes les recettes. Hélène, cette majestueuse et sereine veave, aux lignes sculptura* les, à Fattitude de déité douce, pensive et triste, n'apparaît-elle pas en pleine lumière, à toutes les pages du récit, avec tout son relief et toute son intensité de vie et de passion ? Il en est de même des autres personnages, même de ceux du deuxième plan, comme le petit soldat Zéphirin, au dos rond, aux joues énormes, balourd et sentimental, rustre couvert d'un uniforme, meilleur à la cuisine qu'au camp, épluchant les légumes, astiquant les cuivres, ou ratissant le jardin, pour faire sa cour à la cui* sinière Rosalie, qu'il épousera^ peut-être, quand il aura son congé.
Je suppose qu'Emile Zola, en se servant de cette expression ! a œuvre de demi-teinte », a voulu désigner une œuvre douce, où la passion a des sourdines^ où les orages éclatent dans le lointain et ne font entendre qu'un roule^ ment assourdi. En cela il se serait trompé. Une Page d^ Amour ^ malgré son titre paisible, est l'un de ses romans les plus vigoureux. Si l'on n'y retrouve ni la crudité voulue de V Assommoir, ni l'élégante brutalité de la Curée f ni la fièvre extatique de la Faute de Vabbé Mouretf la vie n^y est pas moins manifestée avec toute son outrance ; les passions s'y bousculent dans les mêmes paroxysmes. Ce n'est pas absolument une œuvre douce et charmante que Une Page d'Amour, c'est une œuvre puissante, presque violente. Ne nous laissons pas abuser par les allures posées et de bon ton des personnages. Ils
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ne mdrdient paiat fendas cofnme de» eompâs et pous< saDt de tragiques exclamations ; les sentîmeots qui les meuTent cf les torturent en sont-ils moins véhéments ? On ne voit pas leur sang couler, les blessures n'en sont pas moins profondes, et le» coups bien partes à fond.
Descendez, la lampe de l'analyse à la main, dans cet étrange et maladif cœur de fille de onze ans et demi, qui s'agite^ seconée par le» crises spasmodiqaes de la chlorose à sa dernière période, et demandez- vou» sî ce drame n*est point poignant et terrible, qui, eommfencé au bord da petit Kt de fer de la malade, trouve son dénooemeat au fond de cette bière^d'un mètre et demi, ou Ton couche pour toujours la petite morte ?
" L'art moderniste, que Zola désignait sous le ferme aujourd'hui: démodé de Naturalisme, par la simplicité et la puissance de ses moyens, parvient ainsi à montrer, dans leur paissante réalité, les drames^ de tous les jours, ceux qui se nouent et s'accomplissent sous nos yeux, et que souvent nous ne voyons pas, ou plutôt que nous ne voulons pas voir, habitués que nous sommes au fracas, à la mise en scène, aux oripeaux, aux grandes phrases et aux sentiments à pana^^hes et à perruques. C'est par ce rayonnement universel de l'art moderne que l'épopée et la tragédie, jadis domaine exclusif des crimes et des passions des rois, sont devenus la conquête de la réalité. C'est par cette* transfiguration puissante de la vie contemporaine que les souffrances et la mort d'une enfant de onze- ans ont l'ampleur trafique du sacrifice d'une Iphigénie, victime, elle aussi, de» crimes et des vices héréditaires. Deux êtres qui s'aiment, une petite fille qui souffre de cet amour et qui en meurt, il n'en faut pas plus au roman'crer pour laisser ui^e œuvre belle et durable. N'a-t-il pas suffi, d'après Musset, pour
que le néant ne touche point à Raphaël, d'un enfant sar sa mère endormi ?
L'intérêt poig^nant qui se dégage d^Une Page d'A^ mour gît tout entier dans la lutte affreuse qui s'engage dans l'âme de la petite Jeanne. La jalousie, une jalousie étrange, ronge cet enfant^ comme le vautour le Titan. Sa souffrance renaît tous les jours.
Quand M. Rambaud, le notaire grisonnant, ami fidèle et amoureux patient d'Hélène, se déclare, et que Jeanne apprend que, si sa mère le veut, il sera à la maison^ le jour, la nuit, toujours, cette question, d'une précocité terrible, lui monte du cœur aux lèvres : « Maman, est-ce qu'il t'embrasserait ? » Sur la réponse d'Hélène : « Il serait comme ton père », Jeanne tombe dans une de ses crises nerveuses, et désormais Rambaud lui fera horreur.
Mais cette répugnance pour l'homme qui a demandé à épouser sa mère fait bientôt place à une nouvelle haine. Avec une perspicacité impeccable, Jeanne reconnaît bien vite qu'elle n'a pas lieu d'être jalouse de ce pauvre vieux Rambaud, car sa mère ne l'aime pas; mais elle a pressenti qu'un autre lui avait volé ce cœur maternel, que son égoïste affection veut accaparer tout entier. Elle a deviné le docteur. Alors elle ne veut même plus se laisser toucher par ce médecin qui la soigne. Elle lui dit : « Vous me faites mal I » et à sa mère elle crie : « Tu ne m'aimes plus I » Quand Henri et Hélène se trouvent réunis à son chevet, elle fait semblant de dormir, pour les surprendre. Quand ils s'éloignent, elle saute à bas du lit, pour les rejoindre. Eveillée, son œil soupçonneux ne les quitte pas un instant. Et elle n'éprouve un moment de satisfaction et d'apaisement que lorsqu'elle peut faire mille amitiés à Rambaud, devant