‹ Émile ZolaChapitre 11 sur 68 · Maïs en Us^ant de C'A*: l^s cas îiif-itro|.hes · texte numérisé non relu

Maïs en Us^ant de C'A*: l^s cas îiif-itro|.hes

paraît pouvoir être généralisée, consistent en \

des rapprochements d'idées susceptibles de se )

joindre et qui étaient isolées jusqu'alors. » Cette ^■

idée de création nouvelle a été bien souvent repro- J

duite sous les formes les plus diverses. « La seule I

caractéristique du génie, pense M. Brune tière ', c'est la singularité d'aptitudes qui le dislingue et l'isole de tous ceux qui semblent présenter les mêmes caractères. »

Cette idée de singularité a été quelquefois aussi exprimée. « Il me parait, dit M. Ch. Richet*, que ce qui caractérise ces grands hommes, c'est qu'ils diffèrent du milieu qui les entoure. Ils émettent des idées que les hommes vivant à côté d'eux n'ont pas eues et ne pourraient avoir. Ils sont des initiateurs, des originaux. Pour nioi la vraie et j

l'unique marque des hommes de génie, semble être l'originalité. Ils voient plus loin, mieux et surtout autrement que le commun des hommes. »

Les hommes de génie verraient différemment, et souvent mieux, peut-être parce qu'ils voient da- !

vantage de faits. Quoi qu'il en soit, l'originalité est le caractère le plus universellement accordé au génie. Les génies pensent autrement que leurs l

contemporains ; et c'est pour cela môme qu^on les a comparés aux aliénés, car c'est en cela qu'ils sont proprement exceptionnels, anormaux'. Toutefois

Page 1