‹ Émile ZolaChapitre 12 sur 68 · Brijnetière, in Loubroso, oiiv» cité, p. xxiii · texte numérisé non relu

Brijnetière, in Loubroso, oiiv» cité, p. xxiii

2. Ch. RiCHET, préface de Lombroso, V homme de génie, 1889, p. vi.

3. M. JoLY {De la psychologie des grands hommes, 1883) les considère anormaux par plus de force et plus de puissance; mais il n'accepte pas qu'on puisse trouver dans le génie une variété de la folie.

^■ÎW. «

....;- .T-. . — ir iiiaïuiuité ...... - - . --.*.., . : ■«*. ^ ^» v.L^s ♦ iiTonsuiu-

• - .- .\« riu.eïî u la popuia-

. -• . .,*.• .- . 'U5t«:r'iiioii iiu -C'-iiie.

j. .. L - ■••> t:>**ioiiiiL'is melLenldu

.ii: - .r • :* i •{• -'ir 'ui auiii. A aiLeiulre le ré~

I i . * • '- iii" i-i^^-ji.iu ..urj'iii pariois des siè-

iiriu .* :">tiut* '.i* ne jainairf arrèler sou

:. «w i "-.e • oUN'.irrreiuire auciiae obsérvaiion.

^ il a>iic 'jiii -l'iiijoni «H'arlé le mot de uvnie,

• lui -^^i lUe ••piiiuMe ^ur laipieile ou soiiteiui trop

p»Mi ^tjiivtMit. Il ma «^emulé que des iudividus

vrauiHMit diiues de facultés oreaLrices excei»tiou-

iiidl»»H .Ti art. eu litléraLure ou eu science, eiaieut

«l»'-4 siijiîls di:.Mies d rire observ(»s soieuùiujueuieut.

Jp iM". voi^ pour ma part aucuue limite pr^c. s** eu. re

lo 4M' iiir et le «Jirand talent ; et les disiiuc. :ou> ^^lioa

n Idile»? tw nu' paraissent pas reposer survit^s ii.;:e-

^enro'^de nnlnro bien nette, J ai doiio f'CciS'eijue

\ \ Iwde \W Ih supériorité uUollecUieLe» «îià j»eut

aux plus grands mérites et qu'elle va quelquefois à des médiocrités, que d'heureuses circonstances ont élevées aux yeux des contemporains beaucoup plus haut qu'il ne serait juste. D'autre part la popularité, comme le faisait remarquer Schopenhauer dans une de ses boutades, est en raison inverse delà difficulté du sujet que travaille Thomme célèbre, si bien que Tacrobate, dont tout le monde peut comprendre facilement et admirer les tours de force, aura plus de chance d'arriver à la notoriété que le mathématicien, dont les travaux ont un public sensiblement plus restreint. Ce paradoxe contient sans doute quelque vérité. Comme je l'ai dit ailleurs S le critérium de la supériorité n'est pas toujours dans l'utilité des individus qui la possèdent. Ce ne sont pas « les hommes les mieux organisés pour le jugement et la mémoire qui sont sacrés grands. Il faut que la matière sur laquelle ils s'exercent les porte. Un savant modeste, travaillant avec une extraordinaire lucidité dans un horizon étroit, la minéralogie par exemple, sera difficilement accepté comme génial. Par contre, un inventeur neureux qui aura fait une découverte retentissante seral'élu du public, quoique peut-être d'une médiocre intelligence ». A ce point de vue, ceux qui ont le plus de chances d'arriver à une large notoriété sont les génies militaires et religieux, les grands capitaines et les fondateurs de religions. Après eux, les artistes, les littérateurs seront bien plus favorisés que lessavanls. Parmi ces derniers, les inventeurs, les thérapeutes ont encore le plus

Page 1