‹ Émile ZolaChapitre 37 sur 68 · EXAMEN MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

EXAMEN MICROSCOPIQUE

Nombreux cristaux d'oxaiate de chaux, quelques-uns très volumineux. Quelques hématies. Rares leucocytes.

RAPPORTS d'échanges' NUTRITIFS DE M. A. ROBIN

Rapport de Tazote urée à Tazote total ou coefficient des oxydations azotées (A. Robin) 8.6

Rapport des éléments minéraux aux éléments totaux ou coefficient de déminéralisation (A.

Robin ) 35 0/0

Rapport de Tacide urique à Turée 1/53®

Rapport de Tacide phosphorique à Tazole total. 13.5 0/0

Rapport du chlore à Tazote total 47 0/0

Rapport de l'acide phosphorique terreux à

Ph^OHotal 30 0/0

Conclusion, — Signalons : de très faibles traces d'albumine. De nombreux oxalates de chaux et quelques hématies dans le sédiment.

Une hypophosphaturie,absolue et relative, assez accentuée:

EXAMEN PHYSIQUE lOl

le rapport de l'acide phosphorique à l'azote total n'est que de 13.S 0/0 au lieu de 18 0/0.

Eicèa sensilile dans le taux delà magnésie, qui domine dans la substance grise du cerveau.

D'autre part les oxydations azotées se font parfaitement bien, trop bien même, puisque l'aiote-urée, c'est-à-dire Taïotû entièrement brûlé dans l'organisme, qui représenta normalement les 8S 0/0 de l'azote total, représente ici les 87.6 0/0 de l'azote total. Colle indication, jointe à la présence de cristaux d'oialate de chaux, indiquerait peutêtre un trouble fonctionnel du côté de l'estomac.

Signalons aussi l'élévation du rapport de Ph'O^ lié aux terres à Ph*0' total, ce rapport n'étaut normalement que de 28 0/0. Il y a donc phosphaturie terreuse relative.

5. MoTBiciTÉ, — Le syslème musculaire est assez bien développé chez M. Zola, quoiqu'il soit peu . exercé. Depuis un an, M. Zola s'est adonné à la bicyclelle et se livre d'une façon modérée à. ce genre de sport,

Les fonctions musculaires ne semblent pas troublées chez lui. Il accuse seulement des sensations d'engourdissement quand il reste immobile. Il faut encore noter un tremblement des doigts à fines oscillations à l'état de repos. A l'occasion des mouvements volontaires, il s'exagère au point que M. Zola renverse quelquefois le liquide d'un verre plein qu'il porte à la bouche. Ce tremblement, qui fait partie des troubles névropathiques, est rendu beaucoup plus fort par une émotion et rend parfois impossible la lecture d'un discours en public. M. Zola s'est toujours connu ce tremblement, qui ne paraît êlre en rapport avec aucune lésion organique.

J'ai étudié la pression de la main à l'aide du

1S2 ENQl'ÈTK MÉDICO-I'SYCHOLOGIQUK

dynamomèlre deRégnier cl j'ai relevé iine moyenne de 36 k° pour la main gauche, cl de 42 k" pour la main dioile. Les maxima pour l'un et l'autre côfé sont respectivement 37 k° et 43 k°. Ces chiffres de M. Zola correspondent à peu près à la moyenne des personnes de son âge. La force de pression m'a paru peu varier sous l'influence de certaines escilalions sensitives et sensorielles. Un jour oii M. Zola se senlait brisé, affaissé, il a eu une pression dynamomélrique presque maximum pour chacune de ses deux mains.

M. Charles Henry a étudié avec son dynamomètre de puissance la pression de la main de M. Zola. Il a construit le graphique suivant :

Courbe dm travaux de la main de M. Zula avec le dvcamo- L mètre de M. Charles Henry (Il faut multiplier les nombres

de grammëtres par 38 pour avoir les travaux qu'eKéculeraient

normalement ces muscles fléchisseurs) '.

iiiéli-e de puissance, etc.

Surcô graphique laligneconlinue figure lacourbe de pression de M. Zola, et la ligne poinliliée est la courbe moyenne, conslruile 1res approximalivemenlet pour donner un terme de comparaison* Les caractéristiques de la courbe de M. Zola sont : un démarrage brusque, un effort constant sans durée et une décroissance rapide. Comme moteur il serait donc comparable au cheval de course.

Les fonctions de la main et du bras sont très imporlantes à étudier parce qu'elles paraissent en rapport avec Torganisalion cérébrale de l'individu*. Voici quelques notes sur Félat de ces fonctions chez M. Zola. Le coude étant fixé au corps, la main exécute des mouvements très amples de pronalion et de supination forcés ; par exemple la paume de la main peut dépasser sensiblement rhorizontale. L'extension de l'auriculaire, de l'annulaire ou du médius seul est possible et assez étendue ; Textension simultanée des premières phalanges des 4 derniers doigts combinée avec la flexion des deux dernières phalanges correspondantes est facile pour chaque main, et surtout pour le médius et l'index. La flexion isolée delà phalangette du pouce est possible; dans la flexion de toutes les phalanges des 4 derniers doigts, la phalangette est sensiblement à angle droit sur la phalangine.

Les mouvements de latéralité des doigts peuvent être mesurés par les angles que forment 2 doigts voisins qui s'écartent. Voici les mesures de ces angles chez M. Zola :

t. Féré, Revue philosophique y 1896, t. XLI, p. 621.

Droits Gauches

Angle du pouce et de Tindex... 95° 114°

Angle de l'index et du médius 54<* 45<»

Angle du médius et de Tannulaire. . ... 42° 43*'

Angle de Tannulaireetde Fauriculaire. 60° 62°

Ces chiffres paraissent supérieurs à la moyenne, notamment pour Tangle du pouce et de l'index qui ne dépasse d'habitude pas 90°. L'opposition du pouce aux autres doigls, séparément ou ensemble, est très facile; et les surfaces d'opposition sont étendues.

6. Système nerveux. — La sensibilité cutanée de M. Zola est très développée.

La sensibilité à la pression a été examinée par le D' A. M. Bloch, à j'aide des instruments qu'il a inventés et dont le principe ne paraît pas critiquable ^ Les instruments étaient trois soies de sanglier attachées chacune au bout d'un bâtonnet et armées à leur extrémité d'un carré de papier de 0.003 mm. de côté. Le n° 1 s'infléchissait à une pression variant de 1/3 à 1 milligramme; le n° 2 s'infléchissait à une pression variant de 1 à 4 milligrammes; et le n** 3 slnfléchissait à une pression variant de 1 à 5 cenligrammes. Voici quelques chiffres :

Dynamomètre.

Conduit auditif • n» 1

Toutes les parties de l'oreille externe —

Aile du nez —

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