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t sont complexes* ; et il prend des déterminations I par besoin, pour êlre tranquille, l'indécision lui I étant très pénible. Avec cela il est timide, plus"! I qu'on ne croirait ; et c'est encore une des raisons de son isolement. -^
Dans son effort, l'utilité est le but. C'est une grande qualité pour arriver dans la vie, et aussi pour faire de longues et même de belles œuvres, où la conception nette des meilleurs moyens est nécessaire. D'une manière générale, M. Zola est mallre de lui et diplomate, malgré sa nervosité qui le jetterait parfois» — rarement — à des colères poussées jusqu'à la violence, mais qui sont d'habitude, comme toutes ses passions, contenues et même employées dans un but utile.
iii L'œuvre. — Il est intéressant de rechercher les influences intérieures et extérieures qui déterminèrent «n M. Zola ses conceptions esthé- I tiques.
I. Origine des conceptions esthétiques de M. Zola. — Nous avons vil que d'instinct et sans êtrepoussé I par personne, il se tourna, au collège, vers Tensei-
j gnement scientifiq[ue. C'est un fait à signaler chez
î un futur littérateur. Ce qui semble avoir poussé
1 M.Zola vers les sciences, c'est en partie, comme
4. M. Zola est confiant en lui pour le résultat éloigné de ses ^ efforts, et il est plein d'appréhension au moment de Texécution de ses projets. ïl a des convictions générales solides et il doute sur des points particuliers, hésitant sur les moyens. Optimiste de tendance, il se rend compte que la vie est en fait mauvaise. Mais ce qui le domine, c'est ridée d'agir, de travailler, de combattre, sans autre but conscient que l'action ^
elle-même.
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je l'ai dit, que les langues mortes le rebutaient. Or, pour l'étude des kugucs anciennes aussi bien que jiour celle des modernes, une certaine aptitude verbale est nécessaire. On ne peut bénéficier des idées géuéralcs des auteurs latins et grecs qu'après s'être assimilé la langue elle-même, dans sa grammaire et dans son dictionuaire. De ce côtélà, M. Zola n'était et n'a jamais été très doué. D'autre part il n'a pas la parole abondante et aisée. Enfant, il a gardé assez Ionglemi)s novice de prononciation, el, plus âgé, il a toujours éprouvé cerlaines difficultés à s'exprimer en public. - Voilà donc une [iremiëre raison de riiiclinalion de M. Zola vers les sciences. La seconde est que c'est un esprit positif, servi par des sens lins et exacts, aimant bien le fait, surtout le fuit animé, l'èlre qui se iirésente dans sa forme et dans son mouvement. Aussi ce ne furent pas les sciences mathématiques qui séduisirent le jeune écolier, mais bien les sciences naturelles, sons le patronage desquelles il a placé son Hktoire des Hmigou- Macquurl. En outre, M. Zola est doué d'une faculté d'observation qui lui permet, plus qu'à tout autre, de retenir une accumulation de détails '. Il était donc poussé vers les sciences d'observation, et le roman — tel qu'il l'a compris — en est une. Toutefois il est clair que M, Zola ne pouvait rendre la nature qu'à travers son tempérament, selon sa juste définition. Roi»usle, énergique, tenace, combatif, pondéré et très raisonnable malgré ses troubles névropathiques et quelques idées morbides,