‹ Émilie ou La bonne soeur histoire moraleChapitre 14 sur 26 · BH · texte numérisé non relu

BH

f . - Eÿdi^E- r-Esi ;

; 'J^ëeàé; m*exposfcr àcfi^ : . -

.. : .* coBur d e ma mère. . v ï ■' ^ Çi :<&;&' .

;* * ». djn-' ;-.ft 6 «it !. jèV]ç«B ;

r . m r inquifete pas.de^ qu’elle peurra me; . * / $r ë; & si *pl<îuté, " (?*.e^i.: je ;; s$ir

. v#s-:^^dra iéissëj^^rj

y:- ïaajs m'a - .

;f r^^u^Aii^téû^ë; -jfît: pq%- aussi papa f a ua peâ‘iait a jpeurj Ton pîapa est-ÿ plus 'coaipla^âüt peuruton frère, que • ■ pour tpi? ^ y -y,^[ r yhp - * y .

- Emilie yS& % sais >. à peiüe , ce que lu

• .fc . • •»

veux ihé dire ; papa n’a de complaisance ; v „

* ' pour aucun de flops. ^ v ' ,

•,C ' Henriette -Cependant ii parait bien ..' *

; bon. ^ .*< ’ V-V V

; • : V Emilie. Il est, en effet, 'trop bon poUr\^ .

cœnplaire k ses enfants. Il est généra- ; lefeent^on et indulgent,- quand nous ‘ nous conduisons bien ; et toujours së*' ; < yère quand nous le méritons. : ' ; : ; ' > . : Henriette. f^est bien singulier! Èh * ^bien^ voilà Edouard! Papa ne' lui dit v jamais rien, ni maman non plus f et y moi, ils sont' toujours à me gronder ! ‘

: v Elles changèrent alors de conversation, pour parler des livres et des joujoux. Ces derniers, il est vrah étaient sans intérêt pounM 11 ^ VYyndham; .elle r :

était trop avancée pour - trou vor en-* core quelque plaisip à/ees sortes de

,■ VfflMBr.*.... . * 79- -

*. passe-temps. Mais elle avait aussi trop .

• de mddeslie, et connaissait trop bien , . , .'les convenances pour manifester aucun . - «mépris des choses qui faisaient Pamu-* \

• - - sement de sa jeune compagne. Parmi

• les livres, il s’en trouvait plusieurs dont ; . v-\ . elle avait une connaissance particu-

• lière; mais, quoiqu’ils fussent pour la .

. r plupart en très-mauvais état, M llc Sid- • .

; ney avoua qu’elle n’en avait jamais lu un seul, ce qui fit qu’on n’en parla pas ; davantage. Après les avoir tous exami- .

nés. Emilie s’avança vers la fenêtre '

- pour voir un oiseau qui chantait dans - une jolie cage. • .

Emilie. Quel charmant oiseau ! c’est un chardonneret, je crois.

Henriette. Oui, et qui chante admirablemenl, je t’assure.

: èo hV ^mlbb.; if * T;

•,' # -'-ri* • •* •’ vV ' » ! ."• « ‘

: .. ^ëmjlie. Las-du pf-is dans le nid? ', * * ,

«•■ ^' Tr 1 • *' \ * .v, V. V 1 *’

. dÏENaiETTE. Non ? il avait à.peu prèâ v 4 un an, quand il a 'été mis èhyjG^> - *

' C’est Edouard qui l’a pris cet hiver dârÿ ; un tréBuchet.' •'<- *v ’ ; \*v *•/ , ~ .»■?

' ■ . Emilie. Pauvre petit! ne se trouvait- y * ** il pas bien mal à son aise, .lorsqu’il; se *.*vit emprisonner' pour la première ^- -

*■ fois?

Heniiim’te. ()h! je ne sais pas; il avait coutume de voltiger de côté et y y, d’autre, dans le commencement; mais r*

nous n’y faisions pas attention. . -

Emilie; Il est bien apprivoisé main-.. . .

tenant: il ne paraît pas effrayé de me 7»

voir rester auprès de sa cage. .

HEr\RiEXTi:€ , éstparee qu’il ne .te voit pas'.

* rt,#»

• . ' Emilie, il ne me voibpas? comment

J^eNïueîIe. C’estqü'il est aveuglé: . .

v Ëmilie. Àveuglef ah! pauvre petit.

• Par quël ' accident est-cé que cela lei

ést v arrivé?. \ . *•*.. ./ s V * ** '**'

HÉwaiETfEi Point d’accident c’est

Edouèrd qui l’a fait % dessein- '*.7 ^ * -

;7 -Emilie. À dessein? Oii! comment V

a-t-il été assez 'cruel? ' ' .

: Henriette. Il l’a fart .avec une ai- 1

' gaifle rougie au feu,pour qu’il chantât .

• mieux.; ‘ v - .• '• V ‘ - ... * * . * *

, Emilie (pâte et tremblante) . Oh ! quelle

• barbarie! e t tfous :ü’én avez pas crüelle-

.. .tement sopflért?*.’ -,

/ Henriette. .Pas moi, j’en étais contente, parce que.e’était mon oiseau; Si

ÈMILÏE. ü.

cela ne m’eût pas convenu, on ne le lui ' aurait pas fait, je t’assure. * •

Emilie. Est-il bien possible que tu y aies consenti ! oh ! si tu savais combien > ‘ il est triste d’être aveugle. :

'‘ Henriette. Oui, mais tu sais bien "*..-

qu’un oiseau n’y fait pas attention. • .

Emilie. IN’y fait pas attention! t’imagines-tu donc que ces pauvres petits . * animaux ne sentent pas! qu’ils n’ont pas de plaisir à voir la lumière du so- Y*/ leil? Et pourquoi donc alors chantent- ’* v ils tous les jours à son lever?

Henriette. Oh! c’est que cela leur est naturel.

Emilie. Oui, sans doute, de se réjouir - v : . en voyant la lumière. Àh! pauvre pe- ’ ! que ne puisse te rendre le bien l’ils t’ont ravi! . * >’ •

lit!

qu’

1 Qôogk

- JL ' V’.-. -, \ ; ' >'

. -’v- Henriette. Mais tu ne peux pas te' •

‘ ' / * ' • figurer comme il chante mieux.

, • • ' Emilie. Oh! je ne voudrais pas l’en-.; tendre, son chant me paraîtrait un chant de tristesse.

Henriette. Quelles singulières idées • '7 v * lu as! où les as-tu donc prises?

■ : Emilie. Si tu veux parler de l’idée

v de ne faire du mal à aucun être, quel •\ * . qu’il soit, je la tiens, comme tout ce ' ... que je sais, de mon père et de ma -, mère. Pour ce qui est de priver de la \ vue une pauvre petite créature, je sais

• trop combien cela doit être cruel, pour f ’ * " avoir la force de le faire. .

. * • Henriette. Et comment donc le *

• ■ Emilie. Hélas! j’ai une sœur qui est

- aveuglé; . v m

ÉMÎlilE.y ;

ï.pâs pour ton oisèaïri ; „ *?. 9 + y ^

\ / ^Henriette. Oh ! .parce, qii’un oiseau .

- n’ést pas comme une personne. /\ \ '

- Emilie. Cela éstvrai, mais ils ont •: pourtant quelque ressemblance, l?oi- . ; seau ne sent p.as autant; mais cela ; prouvë-t-il qu'il ne sente pas du tout?

. Henriette. Oui, je conviens quedëla.. , .

me fait de la peine; mais jamais peiv.

sonne ne m’avait dit que ce; fût une" -,r .

. cruâuté: comment l’aura is-ie su ? ' • '•* -

Dans ce moment elles furènl inter- , -

rompues par Edouard qdi frappa à la - -• fenêtre pour l£s avertir de Venir voir .

vers la fènêtre du salon, quelque chose .

de terriblement , cfcôîe. ' j< . \ OV

: V y • VN ’• V'MtKÉv-i V- ** v "8d

:'. V Henriette se hâta cTy courir, et Emi- •

lie la suivit. Elles trouvèrent Edouard

> > et M. Sidney debout auprès de la fe-

nôtre; tandis qu’Àrthur était tranquil-

• lement assis à côté de son père qui, retiré dans une autre partie de Fapparte- '

\ ment, faisait la conversation avec ma- j v ; dame Wvndham et M me Sidney.

: ^ Henriette. Edouard, qu’est-ce que *\ «• tu avais à nous montrer? >

Edouard. Oh! ma souris! papa l’a

fait rendre à Jacques. Mais elle a la

patte cassée, et je l’ai donnée au chat.

Regarde comme il la secoue.

Henriette. Où donc? où donc? ah!

/ .je la vois! La voilà qui se sauve.

M. Sidney. Non, le voilà qui l’a re-

• prise, tiens, regarde maintenant comme

• ' elle est. • . - .•

vt v^r w; :

; • ; * * >- *• jt ,•

': . . Emilie

;" v V‘ Emilie, tremblante de voir le pauvre »' iÂ* 'animal ainsi tourmenté, se relira de la * v e ; 'v fenêtre. Madame Sidney demanda alors ' ^ ; , r ; *. à Arthur pourquoi il n’allait pas voir . la souris? et lui qui avait coutume de

toujours dire ce qu’il pensait, quelqueî<jl$ 'même d’une manière qui n’était^"/

\ . pas très-honnête, répondit : — C’est ; / v . qùerj^irouve que c’est une barbarie et * une lâcheté. f . '

M me Sidney, Comment donc cela,' ;

r • , 4-Ta.l.tt. ^ ü 4.

mon c

Arthur. Oui, c’est une cruauté Üe . faire ainsi souffrir un être sensible, et ' ;

One lâcheté de livrer cette pauvre bête > . 1 ' . aux griffes d’un ennemi redoutable^ ‘■ l M mo Sidney. Oh! mais une souris, ;

^ . c’est une bête si dégoûtante! je ne ‘ « . m’inquiète jamais si on leur fait^du * •

fer. yi:

<: car je ne puis pas les souffrir- et,

’ . puis il faut bien qu’onles détruise. > « /

* - ÀRTHDk. Oui , madame, mais en les :

\ ' faisant souffrir . le moins possible, - , et

- ; surtout, je ne les donnerais pas au chat , .

: lorstçj’elféf spnt* boiteuses. > , , . y

; v \ ' s M ae Wtpu)H4]>i. Mais, Arthur, T tu n’es . , pàslrop poli. , v . >y ♦ -.V

. : v - . • ~ M me Sidney. Oh ! je l’en aime davan- . T v loge; je hais un garçon qui craint de ji , -direçe qu’il pense. ' - . : '

' 1 ' M me Wyndiivivi. Mais alors, il ne de- .

vrait pas le. faire au risqùe d’offenser ■ nersôhne.,':- A •; *. t

/• Après avoir encore parlé quelques / .instants de la souris, dont lès souffran- ; *v ces paraissaient ; amuser .beaucoup la 1 Société qui sè, trouvait à la fenêtre, la

• YQitare de M l4c Wyndham fut annon

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