TÉ
li *
&MILIE.
* * f ^Eii«i^‘ :Riett d’agréable, jé-t’àssuré. *•
*' je suis* allée avec ’M 9e Sidney, dans sa '/ / v
*; V chambre; mais tousses livres étaient .‘y. - * ;en mauvais éfàt; et dé là, nous sommes y ï ' ' ‘.descendues dans, lç salon, pour yoir le : # chat qui' jouait- ayeô une souris. • ;/ ^
/* . Mam£. Le chat jouait avec une sou- . ",
. '/-ris 1 mais est-ce qu’il ne lui faisait point'
- de mal? Maman, dit toujours : pauvre :
; hêté! quand. le vieux raton en attrape
- * un£, **• - y y : • , - ..y. .
* ; Emilie. Oht oui, je\pense qu’il les > y fait assez 'souffrir;, mais- elles n’y font •; pas attèntim , comme dit M Uc Sidfley, quand' je fui demande, si son chardony • neret n’a pas été bien malheureux lors- qu’il s’est yü ericagé: pour la première . fois.:; S S."- \ •- v.-; . . : -
Hélèjne. -.Elles ne; font pas attention
90 \ *' v% ÉMIL1E.
■••■iv .. y? f * . *■' 7* .. ,* '•
> /. à la douleur! cela ne me donne pas '■ ' \ une bien haute idée de la bonté de • M |lc Sidney. - V - K
; -* ' . Emilie. Non, en vérité, car si tu avais “
: été lé, lorsqu’elle est entrée dansdfc- L . ' salon.;. j ‘ f'
‘ ; Hélène. Quoi donc ! qu’a-t-elle
Emilie. Son bonnet était à moitié^ -V", I y* défait, ses cheveux étaient hiêlés , son "»• visage était sale; elle est arrivée en . ’ criant, tiens, regarde, Maria, tout à fait.
• comme cela {faisant la grimace en se‘ moquant) : — « Maman , Edouard dit
qu’il ne veut pas venir. /
Artiiub (riant). Oh! c’est absolument * cela, avec ses bras brandillanls et sa
bouche ouverte. , -
' * *v ** '* 0 *. ÉMiLiE. ■. * * £ ... >* * , .
rV H élène, Mais est-ce ‘qu’çire ne Va \ ‘ pas parlé? ? ■ . ’ V? •" -
' * • Emilie. Non, nr-.'à msHjian Aon plus, : .
et elle pleurait presque, parcé qu’elle . v
voulait aller aider son frère à faire, une ’ ' '
' , charrette.:-; 4 : • •: , **"
Hélène. Taire une charrette î èst-^é
V là unè occupation qui convienne à utie - **.' demoiselle? ^ >•'* .
. * . : Emilie. Non certainement! et quand '* \ on, lui a dit de me parler, elles’est avan- ; * ^cée, la te te baissée et les dpigts dans la bouche, et na’a murmuré un bonjour ^ auquel je n’ai rien compris. . . • ' . • -
. v,v M aria,. Àh! c’est ,> bien elle.- Mais voyons, Emilie; raconte-nous mainte- .J.’ : nant quel air elle vivait, lorsque sa- : maman hii a demandé si, elle n’était
Emilie. Oh ! elle avançait les lèvres * - Gomme cela (faisant la moue), elle S'; \ fourrait ses doigts -dans sa bouche, et
* me regardait en dessous, pour voir si ” * .* je n’avais point les yeux sur elle! — ./> .
t jV. Mais Arthur, comment Édouard s’est-il v. . - ' arrangé pour lavoir sa souris?
Arthur. Oh! vous n’avez jamais rien .. !
vu de si lâche : quand nous eûmes
•/ t • ’ -1 i Ui
rattrappé le petit garçon qui la lui avait prise, M. Sidney lui appliqua deux ou .
lrni«s rbmilPïi el ln îni frf ronrlvo' marc v •'
trois claques et la lui fit rendre; mais, * la pauvre bêta! elle avait une patte cassée. A cette vue, Edouard entra en ' .
fureur, il se mit à pleurer et à crier comme un possédé, et courant sur le ; petit garçon, il le frappa- et l’accabla
^ , • -de iaaqrâ^ ^rafteiBeùts,*.-(pi^ celoi-çf r^ j r ? : Basait Jt& r^àre/lofiit Mj |^ney Jia - :. -V rappela. : .' ! :
. v.» ; laisse-lei .tràq^iUé. ipajitieflafitf &i\ Jûi ;• # * Arrive eücûrê de le feirè ^adguë che^. * ••
- . -se^è’est km* 0$ dia*à iàflbirç £%vefc- ? f , • ra commiè' je P^ifa^^a| r ^!^ : !.j^^ ••*
" • i \ -corrige-le, maiWçifân^ dît -Ë4^arà^-^' : ;
* ;. r.Fi donc ! H, Édoutfrd, lui di3qe r detfX> . p contre un^ c ela
; ' icp ^u’oh> fait -^eniîofr *â^ë-;qin est •
J, &(ÿù£ cré^oiidit^ttj'^aveè’ . xpiêë^ .
. ; -rabfe:' £i^^d^{ôi'- / ' .
'dit quüVavaiUopt.^. x.v. .*>, ^ . >
. > M me WxN®ffAM. Ne Viens-tu pas Àr- f
X. ttuir^ de üousî- dîre: dâha'tèn réeit la . 'jraison pour laquelle Édouard se cort- ■ duisaitmnë? ? t m *
Arthur; Quoi?. v ^.«fue son père ne*
'.*“ lui avait pas mieux appris? Oui^ jë ‘
; * «vois que c’est cela.' * ; ';"h ,s • .*;
'■ „V ''••M ne .-W yndim. Dis-moi donc alors, > . Vil n’est pas pi utô^ propre/à exoitër la '
- pitié le ridicule; : ’ 7* 7 r‘;v
• * *•■• ■ * À&TnüH {hésîidnt un instant): ï&’ptf’ . * ; lié?.... Oh! oui, certainement. r ‘
- M me ^WrwDH/VM. : Et4oi,vËmilieL ner* «
. 'penses-tü pas que cé soit'Iâ même ,*
’7 cause* qui ait* produit lès mêmes effets • dans M l,e Sidneÿ? \K < }■ •
. - Émilie.- Oui, maman, car elle m’a . " . ' '• avoué que personne neTkii avait jamais- :
dit qu’elle fit mal en , tourmentant, son , *
oiseau.
; M**. Wyndham. Bodrquoi donc alors !
la tourner en Tidicùle? 7. v " . ; .*
Émilijb. Je*..je n’avais pas l’intention. .\de mal faire, mamaii!, .*•
> *: ’.V • t ~\ •/ Ÿ Emilie. . . -. • •; ;
• Vÿ me< .WYNDifÿH i fijH-c'e<iuè lu n’àvais •
: : ./ pas Pintefrtion défaire , ressortir l’ab-.
; - surde et le rkftculé de son caractère?
:. él ue complais-tu {las. faire rire par \k ' : ton fi^e et la sœpr? / • »' . - * - *y . “ • » .. . . , Émiiîe. mamatr. ■** ■*- v 4 / > X .
• , ^ynbhaivi» Moiï enfabt, cela est '
tûàl? sonviens-tbi qu'en jetant du ridi- ’ - * : ..cule sqr les gens, nous leur faisons uriX : .tbrj, infini. Souvent on donne, pour ’^me servir de l’expression vulgaire des so-' ' .
briquets aux enfants. Ces sobriquets,, ils les gardent' en grandissant? on ne les connaît pfésquë plus que par là, et de plus ordinairement leur réputation ’ en reçoit ufie atteinte funeste^ Cependant, il arrive quelquefois qu’ils se corrigent des défauts qui leur ont mérité
*ees surnoms ;, maison l’ignore, et leurs :
• Sa* • *
>■ */. "sobriquets les : précèdent toujours dans I ; 'V toutes les sociétés où ils se présentent. , ?y \. .. Il en est de même de tous les autres 1 ‘ genres de ridicule. Que ton frère ou -J tes sœurs se trouvent, dans une dixaine •
: d’années, dans le cas d’entendre parler Ë? -de mademoiselle Sidnev, ils ne man- •
queront pas tté .attacher à son nom . ' ' g l’idée de maussade et de désagréable \
- que tu leur as donnée de son caractère.
r ", Ils pourront aussi, par mégarde et sans . :
s’e'n apercevoir, manifester leur opinion à son égard, et de cette manière lui faire porter la peine des fautes dont elle se sera peut-être corrigée depuis longtemps. Vous concevez alors à quel point vous porteriez préjudice à sa réputation. •’
Emilie. Oh! maman, je conviens-
r r in-
qu'en, effet- j’aj eu grandement tort; Aussi je te prie de vouloir bien rnede * pardonner. * * ; ■„* * .■<! J . - ' - ,*
•-** M. Wyndhvm. Je ne disconviens pas,' ’ma filleÿ quç la conduile.de M 11c Sicbr neÿ ne soit- frôsddâmable, et je ne 'trouverais pas, mauvais qu’elle donnât' Heu à quelques- observations "de ta ’ part,, si tir les' faisais avec l’esprit convenable, .sans aigreur tii sévérité. J’avais attendu d£ j la" bonté de ton cœur * ^ , \* * * • \ ' '
. que .tu., lui' pardonnerais "généreusement ses défauts, en considération des avantages dont elle est privée et que tu as le bonheur de posséder. Mais il ne faut pas croire, ma chère amie, que sans les bons exemples qui t’ont été
donnés,' èl lés conseils plus salutaires
Digilized
’ vf. 1 ■■• . •
- , ; . * que lu as reçus, lu eusses été meilleure .* que M llc Sidneÿ., •' * * y ; . * /, .. A ^
Emilie. Oh! non, certainement, il IL ;* faudrait que je fusse, bien ingrate et ■f v > t présomptueuse pour avoir*, une ' Ç ^ , pareille idée.
M me Wyndium. Lors meme qu’il n’y ' W ' aurait rien eu qui pût excuser les fau- '
* ■■ é. t cs d’IIenriette, je ne t’aurais pas encore pardonné d’emplôyer le - ridicule pour les faire connaître. Le ridicule
. ; . personnel part en général d’un mauvais fond; il prend sa source dans l’envie '
agc
tut
flr
et la malignité, ou dans un sentiment * ' bas et cruel, qui tantôt nous fait dési- .
rer de ternir l’éclat des vertus aux- . • quelles nous ne pouvons atteindre, et tantôt nous porte à publier ces erreurs que notre amour-propre se plaît à
V Emilie.
Coflteinpler en autrui ! Et en effet, est- ’ \ f ; il un. seul homme, qui puisse se flatter, *\
* d’être exempt dç tout reproche et de’ ' *
» • ne prêter . d’aucun point au ridicule, * lorsque là \ moindre exagération * sutjht . . ? : ; .. pour x soujmettre le; caractère le plus “V parfait . / ■: > . v