‹ Émilie ou La bonne soeur histoire moraleChapitre 23 sur 26 · TV · texte numérisé non relu

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• • - hâta de plonger lé miroir dans le'ruis-

.• seau, et au même instant la fée pa- * V rut: « Reprenez votréfratel présent,. .

' r ; j> dit Elfrida; j’ai déjà fait l’expérience '

' » des maux quf y sont attachés- j’ai

v- ’ $ déjà reconnu ^extravagance de mes. '. .* y#' désirs. — C’est avec plaisir que.^e > j/ le reçois, répondit la fée, avec un .<

• “ . o) plaisir qui liait du sentiment que

. - j’éprouve, à vous ; fôir reconnaître : .

.. • : » vôtre erreur; je savais, en vous le -

’ r •» donnant, le chagrin qui devait ac- .

, /v eompagner la/connaissanceque tous .

* désiriez avoir; mais j’osais à peine * » espérer que vous seriez aussi promp-

: . » tement convaincue de son inutilité •

, * ' « à vous rendre heureuse. Il est vrai -

' • .» que j’aurais pu vous faire ûn présent

» plus parfait; j’aurais, pu vous don- » ner un miroir qui eût continuelle-'

t A. tes vos occupations, pour y attacher « h chaque instant vos regards, et le- : -V »* -temps de votre jeunesse n’aurait été vk-inarqué par aucun progrès.

v- ' » MaiSj'Eifrida, quoique ce présent ». ne vous ait été d’aucune utilité, il v n’en sera pats de-'-piêmë' xle fexpÆrV :•*

„ » rience que vous en avez reçue. Vous* • V.

» n’ignorerez plus-' désormais, lorsque • .

V» vous serez tentée de former quel- ‘

• ’ * ■ - x . ri

» ques désirs,, que leur accomplisse- ;

» ment ne sera vraisemblablement •.

• » pas plus capable de vous mener au ,

» véritable bonheur, que cette con-

» naissance que vous regardiez comme.' .

• » une ^source cfe consolation, et qui » n’à servi qu’à-yousjendre malheq- »‘feqse. Aucun souhait/ "sans doute,

. "• i» ne paraissait moins susceptible die .

» désagrément que eelui jjui 'semblait : ' V Vous avoir, été inspiré par Famour .

; v: ‘- ^ filial Ainsi dont, Elfrida, que ceci

. » - j* Vous serve de’lécon k l’avenir,.» - ’' . *

, . . la fée Se tut; et Elfrida, après luV .avonvsinéèrement témoigné, sa rëcon- 1 *. - naissance! s r en^rétouma au. châteaul, . .

/Fesprit profondément occupé de ce qui * > ^ ‘ venait devâe passer.- V : V v * \ •

• . ,Cetle jiistôiïfe ? et les éofiancierLiaires ;

auxquels elle donna 7 lié u, remplirent ; reste de la soirée, Emilie demanda ’* ;

. à sa mëre/ pourqi^i elle nWait

•Voulu qu’Hélène et Maria l’eiîtendis- ' "sent; et M rae Wyndham lui objecta la * faiblesse de leur esprit qui aurait ew

, là. dis-- "

ti notion de da fiction et de Ja vérité. •

^‘Vv

: ‘ i%8 - ( u Miêïb. :' ; V r -->- Y*V*

. . • >QueJqUes jours après, Emilie et i . * .Hélène rëçurént d’une dame' du voisi- ; ; *

.. :• l’anniversaire de la naissance, de son .

; fil^Èliës se promirent de s’y.amaser beaucoup. Toutes deux aimaient pas-r *> #

• * sionnémentdd -musique \ ët^à* la vérité . “ c’était presque le seul plaisir, dont Hé- ;

' Jénep)ût jouir dans touie ,sà plénitude- •.

i les occasions d’entendre une bonne. •• ‘

. . musique, élaientN rarfe daàs Je pays; :

ce qui fil que, pendant plusieurs jours .

elles n'eurent d’autres désir que celui' . • de voit ce projet s’accomplir. Enfin, y •>leqOur marqué arriva : les, petites filles^ . avaient fait leur toilette, la voiture- ' les attendait à la porte, et elles se .préparaient à partir/ quand un d<V-

' èiriüfe, /, '-

v mestufue arriva- de JLa* plftVde la damé . ..^(5z,'iqni elles se disposaient à. aller. /

" .'Elle leur envoyait -uiîfe lettre dans la- : quelle elle leur disait qu’elle était bien / ; lâchée; mais que, venant d’apprendre '

-la mort d’nû dè ses’ parents’,*, il lai était 'f . . impossible de les recevoir, et qu’elle f ^ était obligée de renoncer’ÿà^jfyartie .

•: qu’elle avait projetée poiir/cé ^oi,r4k -

. — - Pauvre M^Selwin, dit aussitôt Emi- • - - ‘

' lie-, sans sônger au plaisir dont elle se - ‘ trouvait privée, comme - cela me fait , .

• rde la peine pour elle! Mais Hélène se x : mit àjondre én larmes, et parut vi- . ‘

vement mortifiée. M** Wyndham ne ' • .

' . lit d’abord pas semblant de s’e#aper- •*',

. ce voir, espérant qu’elle ne tarderai^ ’ • pas à réprimer elle-même ce mouvement d’impatience y* mais lorsqu’elle.-,^, vit quelle continuait à- pleurer, et '

« ot...

: ; JÉM 1 L 1 E.

- "* fc y-;.

• . uu’ëhe VobsHtfaiL^ refuser' les eonso- * ■\y. ; lations de sa wur ? JéUe prit elfe-même. ;

t '• .* * " M rtu Wyvdhaoi. Héfene, -tu-iae sur-

;■ prends ea.même temps que lu m’afïli- \ .

peu d’importance? Né pleuré* pj/ - pluSvBêlèûe, et pafle-moi»* v c .* ï ; - i ? . *Bélèâe pàs püvir cela * â&*

i. . ‘pleurer encore 'plus' fort; et comme *

^ V . Maria cherchait à la caresser et à la

; • consoler, elle la repoussa avec impai. lience. , " . ' ’•* * . i- .. . : ; */ j v ‘

I ■ Oh! je vois bien, Hé-

lène, fÿue vous voulez n’être pas sage . .

f ' : aujourd’hui. Allez donc dans un coin de .V Tappartement, et quand* vous'serez dç~ venue plus tranquille et plus raisonna-^ rÿV vble, vous reviendrez me parler. — ton-

' duis-Ia, Emilie, ipôipîVii qu’elle* riè te'; 7 repousse pas aussi: *. ; ^ .' «V-v^

; * ~.Ges paroles .se&Ûèrent faire quel- ' que * impression sur Hélène -, mais la colère l'emporta, et la petite fille souf- , frit qu’on 'féloignat de.m-mâ^' qui, » .-*• choquée' de sa; conduite, dit à Emilie .

de faire deux doigts de toilette, et • • .

qu’elles allaient monter en.voitüre pour ■; . ’ faire un tour de promeqade, et profiter ' de la fraîcheur de la soirée qui -était* •*.

délicieuse r •> =:, y. ; V. : • '*•'

* ■ Au moment de partir,, 'elles trouvé' •.

'rent Hélène plus cahne et plus dociles ..

\ Wyndhain la fit alors venir auprès V ‘

^d’elle,, et hï dif : Eh bien! Hélène,

-.voyons maintenant; dis-moi pourquoi *

•t\X*pleufdii? •. ;• » ./ V

Hélène. C’est qüe r maman, j’étais si.

contiariéé^.«.' - r • ' ^

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iw ; { f ; ; jg&itâÉ* . * • *• r

. qu’elle s’obstinai L ^ refuser tes conso- *

; lations de sa sœur,, elle prit elle-même ;

. M mc Wyndhàm. Hélène, lu me sur-

prends eu. même temps que tu m’afïli-.*, ..

* / ainsi se.* * : -

^ ; -laisser abattre par une contrariété, d’aussi peu d’importance? Ne pleure*

* . - plus, Hélène, et parle-moi. «?-•.;?. .. \y. * Hélène ne laissa pas pour cela de-

'pleurer encore -plus fort; et comme / -

■ .'' .4 Maria cherchait à la caresser et à la

consoler, elle la repoussa avec impa- • lience. .. : fX * v *

' M mc Wyndham. Oh! je vois* bien, Hé- .

lène, fjue vous voulez n’être pas sage . .

* " } - aujourd’hui. Allez donc dans un coin de .

*•’ l’appartement, et quand vous serez devenue plus tranquille et plus raisonnable, vous reviendrez me parler. — Con-

Digitizec

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-duis-ta, ' Çmilie, poft'FVm qu elle' riè 4e * r p V/ repousse pas aussi. *. » > r . ' # * ,ï-\ , ' ; : ’

’.Ges paroles .SÊÊûÛ^?<9ui faire qttel- . ' " impression •,sur Héï<«ô ^ ; niais là

' ‘ toléré i’éïnporia, et la petite fille soüf- ♦ /Mi;mèr^, •qôi,* »

*• ? Choquée de sà -conduite, dit à Emilie .

fié faire "deux "doigts de toilette," ét • • qutelles allaient monter en. voiture pqur { . * ' faire un et jrôlitër •

• de -la fi^heur de là soirée qui *£tait* <

# délicieuse. .*V.' ..^.Vv v* ! :

, ' > A . Au * moment de partir,, elles trouvé* •. ‘rent Hélène plus eaîme ét plus docile; '■"fc* ^ÿndha'm la fit alors venir auprès < ^d’elle,. et ÎÆ dit* X-*-. Eh bieal Hélène, . ; ' -.voyous maintenant; dis-moi pourquoi * '.tUipleura'i&? *. :•» . 1* '* s- :> v'

# - Hélène. C’est que, maman, j’étais si 'contnjriééiVir-’-'.. ^

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^imaginais 40e tes larmes* feraientdis— / péfejdçô; le ÿ^ïnotif qui : âvejnpêché -,

* M ra S^l^n;'-&;tr6iis recevoir;- ©ülhS^ # / m’eblige^ait;-. à., doQUër ^moi^ême i® *

• *ç^è^t^Qjjr) W; pHfefife,, -.V. ;;t>‘ ,' ;

. Af Hélène; ^N bn^baâjç^y. ÎW^W. : •

. pouvais • .

;^j^^Aj^Hélène, si nous -nous •. permettons de v ^H’e ^ue ; nous ne pou-'

*•* vons nous empocher .(d’être »g et d‘é- *

■ rais^nnaïdes, nous serons, 'bientôt 'M- . > -• capables, effet, de noué én' défendre; : ,

piuo . jjaiia^b «c lUUî> I1U5>

biens, la raison, 'et i’empirb'sUr^noUSrC * • • mêmes/ Est -ce que t’imagpiek. .

é qü’Ëmilie n’a pas aussi. & contra-* *

riée? - -r ?V ■.:$ . \

Hélène. Mais .pas autant que *moi<r

; > 5 -v. ML" 1 '' * WYN^HAaf: Çüipiîiérlt- peux-tu . lé'saYÔir? Mats; mê^ . à. «opposer que 'cela soit, tir m’accorderas bien- qu’eîle ", . a Réprouvé quejque mortification, ' et - alors, JLu* aurais* dû-àttèndre du moins qu'elle ëùt. manifesté sdn mécontentement. ' r - ** “t v ‘ v ; r*' "*’$K "

* Hélène. Mais- Émiue -est* plus *âgêe quermoi. »V -*•> ^ . V* VS >

• * M^ . WVrîDHAM. Gela est vrai *, mais * st' Êmilie/ à .ton âge, *sé -fût permis , d’ëntrer défis de semblables colères, tontes les fois- qu’il lui ^arrivait,. d’é*prouver quelque contrariété, tü dois concevoir facilement qu’elle serait actuellement encore plus violente et plus emportée que toi.d)ès son enfance, je * Fai accoutumée- à se soumettre avée ■résignation aux contre-temps ; et c’est : - - aujourd’hui poûr la- centième fois ,

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